dimanche 18 avril 2010

Une chance pour la France: la dé-nucléairisation

Il ne faut pas se faire d'illusion, la France n'est plus le grand empire du XIXème siècle. Les temps ont changé, nous ne représentons que 1% de la population mondiale. Nous sommes passés au rang de pays de deuxième zone. Ce qui nous permet en théorie de nous maintenir au milieu des grands, est notre force de dissuasion nucléaire. C'est à dire une arme que nous n'allons pas utiliser, mais qui doit empêcher un ennemi éventuel de nous attaquer.

On peut se demander sérieusement quel pays voudrait nous attaquer? Nous sommes entourés de pays amis. Nous sommes même plus qu'amis, nous sommes ensemble dans l'Europe. Excepté évidemment la Suisse, mais on ne voit pas bien pourquoi ni comment ils nous envahiraient.

Nos ennemis éventuels sont donc beaucoup plus loin: en Corée du Nord ou en Iran? Il est plus que douteux que ces deux pays viennent nous attaquer, ils sont vraiment trop loin.

La stratégie de notre force de dissuasion a un autre objectif, celui de protéger nos intérêts. Cela veut-il dire que nous allons envoyer une bombe atomique si un pays ne veut pas nous vendre son pétrole ou son uranium? Cela semble impossible.

Le président américain Obama s'est lancé sur la voie de la dé-nucléarisation. Malheureusement le président Sarkozy y est opposé. La raison évidente étant que si la France perd son arme nucléaire, elle se retrouvera au niveau politique de l'Italie, de l'Espagne ou de l'Allemagne.

Une autre piste est meilleure pour la France, c'est de choisir le désarmement nucléaire unilatéral pour inciter les autres pays à le faire, et ceux qui aspirent à l'être à abandonner leur projet. La France s'en trouverait agrandie vis à vis de nombreux pays, et encouragerait d'autres à suivre la même voie. En plus, cela nous permettrait d'économiser 7 milliards d'euros par an.

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