samedi 9 avril 2011

Quel avenir pour la voiture électrique?

La voiture électrique est le Graal de l'automobile, l'objet idéal: plus de pollution, du silence, de la tranquillité. En réalité quand est-il aujourd'hui?

Tout d'abord, le point critique de la voiture électrique est son autonomie. Elle est au mieux en ce moment d'environ 150 kilomètres, et cela en roulant de manière fluide. Si le conducteur choisit une méthode plus sportive, celle-ci va grandement diminuer. En pratique, même avec 150 kilomètres d'autonomie, le conducteur prudent va commencer à rechercher une station de recharge dès les premiers cent kilomètres parcourus, de peur de tomber en panne sèche. Le point important est donc la recharge des batteries.

D'un point de vue économique, il vaut mieux le faire à domicile la nuit. Il faut donc avoir un garage avec une prise électrique, ce qui n'est pas courant dans les parkings d'appartement, encore moins dans la rue. Pour l'instant la seule option est d'avoir une maison individuelle avec garage. Cela limite énormément le nombre de clients potentiels.

Pour résoudre le problème de l'autonomie avec les technologies de batterie actuelles, il faut pouvoir recharger facilement. Or en ce moment, il faut 6 à 8 heures pour faire une recharge complète, et 30 minutes pour une recharge rapide à 80%. On a du mal à imaginer attendre une demi-heure à côté de son véhicule pour repartir.

Une solution a été proposée, elle est en cours de réalisation en Israël, consistant à faire un remplacement automatique des batteries. Ce système peut effectivement fonctionner, mais cela exige des coûts d'installation très importants, et de toute manière peu pratiques.

A l'heure actuelle, le seul marché est celui des flottes telles que celle de la poste ou des grandes sociétés qui peuvent laisser les véhicules le soir dans un garage équipé pour la recharge. L'autre segment est celui des personnes possédant déjà plusieurs véhicules et qui pourront se permettre de payer cher une voiture qu'ils n'utiliseront qu'en appoint.

La voiture électrique coûte cher, malgré les aides gouvernementales, et en plus, il faudra louer les batteries à un prix prohibitif rendant le coût au kilomètre aussi élevé que celui d'un véhicule thermique.

On se rappelle qu'il y a quelques années on nous avait montré des voitures fonctionnant à l'hydrogène, et même des stations de remplissage d'hydrogène. C'était pour bientôt. Bientôt est passé, la voiture à hydrogène n'est toujours pas là.

Dans les années 1990, on avait lancé la voiture électrique, nous en avons vu circuler quelques unes, elles ont rapidement disparu de la circulation.

Aujourd'hui on reparle de la voiture électrique, mais c'est encore un véhicule du futur pour longtemps. La seule solution pour diminuer la pollution des villes est la voiture hybride, de préférence rechargeable. C'est ce qu'ont bien compris Toyota avec la Prius et GM avec la Volt.