dimanche 25 août 2013

Le pire défaut l'obéissance.

Je me souviens quand j'étais enfant, les adultes demandaient à mes parents si j'étais obéissant. Puis d'autres adultes m'ont demandé si mes enfants étaient obéissants. Pour moi, l'obéissance est le pire des défauts, celui qui nous conduit à commettre des actions sans les vouloir, juste par obéissance.

Qu'y a-t-il de pire que l'obéissance? Les parents veulent que leurs enfants leurs obéissent. Les enseignants souhaitent que leurs élèves leurs obéissent. Les généraux veulent que leurs soldats leurs obéissent. Au procès de Nuremberg, les généraux nazis pour se défendre dirent qu'ils n'avaient fait qu'obéir aux ordres. Pourtant on encense les personnes qui n'ont pas obéi, c'est le cas de Gaulle qui rentra en résistance après avoir désobéi à Pétain.

Ce n'est pas d'obéissance dont nous avons besoin, mais de compréhension. Un enfant doit dès son plus jeune âge apprendre la liberté, et il n'y a pas de liberté sans compréhension des règles de la société. Un parent doit expliquer à l'enfant pourquoi il peut faire ou ne pas faire une action donnée. S'il est incapable de l'expliquer, c'est qu(il demande une obéissance aveugle. Combien de fois ai je entendu cette phrase: "parce que c'est maman ou papa qui le dit". Il vaudrait mieux expliquer à l'enfant pourquoi il ne peut pas monter sur l'échelle ou encore mieux l’aider à monter sur l'échelle, ainsi il aura satisfait son désir de découverte, et sera grandi au lieu de frustré.

Une société juste est une société où ses membres agissent par compréhension et non pas par obéissance, et cela commence dès la naissance, en étant à l'écoute de l'enfant et de ses besoins. L'autorité ne se gagne pas par la force, mais par le savoir, la connaissance. L'adulte qui en sait évidemment plus que l'enfant doit expliquer à l'enfant les dangers, les règles, les comportements. A chaque âge, il y a un vocabulaire adapté qui satisfera l'enfant.

Ce n'est pas de désobéissance qu'il nous faut, car serait se mettre dans la même situation, simplement en négatif, mais de non obéissance, de ne pas avoir à répondre à une telle demande.

jeudi 8 août 2013

Le français, l'anglais et les langues régionales.

En 1999, la France a signé la "charte européenne des langues régionales et minoritaires" mais ne la jamais ratifiée. Cette attitude est extrêmement ambiguë. D'une part, les langues régionales font partie du patrimoine de la France, au même titre que ses vins, ses fromages et ses châteaux, etc.  Or, la France fait de très grands efforts dans ces domaines, mais est très réticente a soutenir les langues régionales. Jusqu'à la guerre de 14-18 et même un peu après, tout le monde ne parlait pas le français. Dans les campagnes et villages reculés, la langue véhiculaire était le patois local. L'idée d'une langue unique a été de permettre une unification du pays, et cela a été une réussite.

Cependant, il y a une contradiction avec l'énergie qui est mise pour conserver le français comme langue internationale, et le manque de moyens mis pour développer les langues régionales. Nous ne voulons pas que l'anglais fasse au français, ce que le français a fait à nos différentes langues régionales. Si nous ne voulons pas de l'hégémonie de l'anglais, il n'y a pas de raison de vouloir celle du français sur les langues régionales.

Dans certains pays, les habitants parlent couramment trois ou quatre langues, pourquoi en France, ne pourrions nous pas parler une langue régionale, le français, l'anglais ou une autre encore? Une langue s'apprend le plus tôt possible, et les enfants multilingues n'ont aucun problème pour faire la différence entre les langues et leur utilisation dans des contextes différents.

Alors, n'ayons pas peur de perdre quoi que ce soit, mais au contraire enrichissons nous en sachant plus. Une langue de plus n'enlèvera absolument rien au français!