vendredi 20 janvier 2017

Le Revenu Universel: Une utopie?

Depuis quelques jours on parle beaucoup du Revenu Universel. J'ai l'impression que c'est une très bonne idée, mais nous ne sommes pas encore prêt à la mettre en place. Voici quelques raisons pour lesquelles un tel revenu pourrait un jour exister.
  • Au cours des années, les droits des citoyens ont augmenté continuellement: le droit à la santé (sécurité sociale), le droit au logement (aide pour les loyers), le minimum vital (RSA), le droit à l'électricité, le droit à internet haut débit, le droit à un téléphone portable etc. La liste s'allonge régulièrement.
  • Par ailleurs, de nombreuses personnes ne travaillent pas pour différentes raisons: chômage, retraite, personnes malades, mère ou père à la maison...
  • L'automatisation, la robotisation, l'intelligence artificielle etc. font que la société a de moins en moins besoin de personnes qui doivent de travailler pour produire de plus en plus. La productivité augmente régulièrement, et cela se traduit par une baisse du temps de travail. Mais on ne peut pas baisser indéfiniment le temps de travail, car s'il est trop court, on a une baisse d'efficacité. Par exemple, on ferme des cliniques parce qu'elles ne font pas assez d'accouchements, et le personnel n'est plus assez expérimenté.
  • Beaucoup d'emplois sont improductifs, et gênent plutôt ceux qui produisent.
  • La société peut fonctionner avec moins de personnes qui travaillent, mais qui travaillent mieux, avec moins d'administration et de contraintes inutiles.
  • Le revenu universel signifie une autre société où on remplace toutes les aides par un revenu universel qui ira vers les pauvres comme les riches. Les pauvres utiliseront ce revenu minimum pour survivre, et les riches repaieront une partie de ce revenu en impôts.
  • Les personnes qui veulent une vie plus confortable pourront évidemment travailler et avoir une vie différente.
  • Évidemment, nous ne sommes pas encore prêt à ce changement de société, où le travail n'est plus une punition, mais un plaisir pour ceux qui le souhaitent. Les autres qui se contenteront du revenu universel pourront peut être vivre des loisirs passions qui ne rapportent rien, en faisant par exemple: du sport, de la peinture, du théâtre, du cinéma, du bénévolat etc.
  Nous n'en sommes pas encore là, mais dans un avenir plus ou moins lointain, cela pourrait très bien arriver.

3 commentaires:

  1. Pour abonder dans ton sens Jean Paul, le plus gros milliardaire mexicain prône déjà les 32 heures comme déjà indispensables...

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  2. L'exemple des essuie-glaces est intéressant. On a d'abord inventé une seule vitesse, puis deux, mais on n'a pas fait une troisième vitesse plus lente. On a créé les essuie-glaces intermittents, car sinon ils iraient trop lentement. Au niveau du travail c'est peut être la même chose, on ne pourra pas travailler un jour 10 heures par semaines, car le temps de se remettre dans le bain, on aura passé une bonne partie des 10 heures. Il vaut mieux une société où ceux qui ont envie de travailler le fassent, et ceux qui n'ont pas envie ne travaillent pas. Ceux qui travaillent le feront avec plaisir, et les autres s'adonneront à des activités non lucratives: l'art, le bricolage, la pêche, ou rien du tout. Les actifs seront beaucoup plus productifs, car le travail sera leur passion, et ils feront le nécessaire pour aider tout le monde, sans être gêné par ceux qui empêchent les travailleurs de travailler par toute une administration lourde et inefficace.

    Evidemment, nous n'en sommes pas encore là, mais il n'est pas interdit de rêver et d'avoir un objectif à long terme.

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  3. Je comprends bien le raisonnement et il semble se tenir. Je ne me lancerai pas dans une réfutation de type économique mais je ferai appel à l'observation. Personnellement je me suis posé la question de la productivité croissante du travail et de ses répercusiions dès les années 80. Je craignais alors que le chômage se développe beaucoup plus qu'il ne l'a fait en réalité. Je me suis donc demandé pourquoi. C'est en regardant les changements intervenus dans la répartition des activité au sein des entreprises et organisations que je crois avoir trouvé la réponse. La communication a pris une ampleur qui m'a surpris mais qui me paraît indéniable et ne qui ne fait que croître en se complexifiant. Les consommateurs que nous sommes ont de plus en plus de mal à choisir dans tout ce qui leur est proposé et de ce fait ils deviennent des consommateurs d'information. Je vois donc nos sociétés se diriger vers une répartition du temps, aussi bien dans le travail qu'en dehors, dans laquelle l'information prend de plus en plus de place pour préparer puis accompagner le "faire".

    O. Ferry

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