vendredi 15 juillet 2011

Écrirons-nous bientôt “chinois” ?

Nous sommes toujours surpris que les chinois arrivent à lire la même écriture alors qu’ils parlent des langues différentes. Les japonais et les chinois arrivent à se comprendre par écrit alors que leurs langues sont totalement dissemblables. La langue écrite chinoise se compose d’idéogrammes alors que les nôtres sont syllabiques, il n’est donc pas nécessaire de prononcer ce qui est écrit.

Nous sommes mondialement dans une voie qui nous conduira peut-être aussi un jour vers une langue écrite composée également de pictogrammes. Il semble que chez nous la première écriture de ce type ait été développée en Europe pour la signalisation routière. Parce que les automobilistes de pays différents parlant des langues différentes pouvaient aller d’un pays à l’autre, il fallait que la signalisation soit compréhensible par tous. Cela a conduit à la création d’un système de panneaux composés de signes compréhensibles par tous. Avec la mondialisation, et le marché unique mondial qui en a découlé, il a été plus commode pour les constructeurs de remplacer les textes écrits par des pictogrammes. On les retrouve maintenant partout, de l’automobile, où tous les indicateurs du tableau de bord sont standardisés grâce à ces symboles, aux vêtements avec leurs étiquettes indiquant les conditions de lavage. L’informatique a fait faire un nouveau bond dans cette direction avec l’abandon de certains textes par des petits dessins explicites facilement compréhensibles, même par des enfants ne sachant pas encore ni lire ni écrire. On retrouve cela dans les téléphones portables, les appareils photos etc.

Le besoin d’une écriture commune est devenu urgent. Il n’est qu’à ce souvenir de la saga du brevet commun européen. Il aurait été simple de choisir un seul texte en anglais, mais les français n’en voulaient évidemment pas. L’obstacle a été partiellement levé avec la possibilité de choisir l’anglais, le français ou l’allemand, mais les italiens et les espagnols se sont sentis offensés et ont refusé d’y participer. Si nous avions une écriture commune, cela ne serait pas produit.

Alors que, dans un premier temps, les pictogrammes n’étaient que des informations pratiques, depuis le développement de l’informatique, on a introduit des « smiley » qui donnent des indications d’une autre nature, on atteint avec eux le niveau des émotions.

À cause des réticences bien compréhensibles à choisir une langue commune pour l’ensemble de l’humanité, il est possible que dans un avenir lointain nous ayons développé une nouvelle langue écrite proche du chinois composée d’idéogrammes compréhensibles par tous.

À moins que d’ici là, la civilisation chinoise nous impose de facto son écriture millénaire…

2 commentaires:

  1. oui, c'est très exactement cela. L'écriture chinoise a été crée de toute pièce comme un esperanto graphique uniquement, par ordre de l'empereur chinois. Les centaines de dialecte qui n'avait pas d'écriture en ont ainsi obtenu une. Le Mandarin est devenu la langue officielle lié à l'écriture chinoise idéographique. Les idéogrammes ont une correspondance phonique dans la langue Mandarin, c'est le Pin Yin, La mandarin est une langue syllabique : chaque idéogramme est représenté par une syllabe altérée par quatre intonation possible. Un problème du mandarin c'est qu'il n'y a pas assez de phonèmes pour représenter tout les idéogrammes même avec 4 intonations. Un phonème complet représente donc plusieurs idéogramme et parfois si le contexte de la conversation n'est pas discriminant ceux qui parlent en Mandarin doivent écrire avec un doigt sur la paume de la main l'idéogramme associé au phonème ou bien à donner une autre expression contenant cet idéogramme pour lever l'indétermination.
    Il est aussi important de savoir que les dizaines de milliers d'idéogramme de la langue sont tous constitués par des idéogrammes de base appelée "clés" qui sont une sorte d'alphabet graphique de 214 éléments. Egalement pour finir, il faut savoir que la façon de dessiner un idéogramme est codifiée: de haut en bas et de gauche à droite avec un nombre fini de forme de traits et plusieurs type de découpage géométrique du carré support de l'idéogramme (les idéogrammes sont tous inscrits dans un carré). La manière d'écrire un
    idéogramme est donc suffisamment codifiée pour que l'on puisse épeler un idéogramme et il existe une micro-langue qui permet de le faire.

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