vendredi 7 octobre 2016

Session poster du mardi 4 octobre


Voici une partie des posters présentés

O. Azizi a montré l’effet spectaculaire du rajout de mercure dans l’électrolyte pour accroître le chargement en deutérium du palladium. Un ajout de 200pp sous la forme d’une molécule à base de mercure permet d'atteindre un chargement D/Pd=0.99

Georges Egeley de Hongrie a montré les résultats de transmutation obtenus avec son appareillage unique qu’il a développé lui-même utilisant un magnétron de four à micro-onde. Grâce à cet appareillage, il met de la poudre de carbone ultra pure, dans une sphère en quartz, et il déclenche un plasma. Après quelques dizaines de minutes de fonctionnement, la poudre de carbone devient magnétique. Une analyse au microscope électronique montre la présence de nouveaux éléments, en particulier du fer.

Arik El-Boher de l’Université du Missouri a essayé de reproduire l’expérience de Parkhomov avec un mélange nickel/LaAlH4. Malgré 12 tentatives, les résultats ont été tous négatifs.

Peter Hagelstein du MIT a montré les isothermes d’absorption de deutérium dans le palladium qu’il a modélisé en supposant que le deutérium se mettait dans les sites octaédrique, mais aussi dans les tétraédriques. En jouant sur le nombre relatif de ces sites, il a parfaitement reproduit les isothermes expérimentales. Alors que jusqu’à présent on croyait que les sites tétraédriques n’étaient occupés qu’après le remplissage des sites octaédrique, son calcul montre que les deux types de site sont remplis simultanément.

Philippe Hatt de Belgique a développé un modèle du noyau atomique en supposant une structure basée sur les particules alpha, les neutrons et les protons. Il a pu calculer ainsi toutes les énergies de liaison nucléaires.

T. Itoh, a montré la transmutation du Pd-106 en Sn114 par fusion avec 4 noyaux de deutérium dans des expériences de perméation du deutérium à travers des multi-couches Pd/CaO.

Andrew Meulenberg a parlé des raisons physiques de l’existence des DDL les niveaux d’électrons profonds.

Slobodan Stankovic de Suisse a présenté ses travaux sur le gaz de Brown HHO, en montrant les spécificités des torches utilisant ce gaz.

Vendredi 7 octobre, 5ème et dernier jour de ICCF20 à Sendai, Japon



Jinghao He de l’Université du Missouri a décrit une collaboration internationale afin d’étudier la corrélation entre l’environnement local et le champ électromagnétique dans PdHx et PdDx. Il utilise Hg-181 qui se transforme en Ta-181 avec deux émissions gammas, la première isotrope et la deuxième anisotrope. Les échantillons ont été préparés par Vittorio Violante, chargés en Hg-181 au CERN.

Tatsumi Hioki de l’Université de Nagoya au Japon a étudié la stabilisation des nano particules de palladium en atmosphère d’hydrogène. Le palladium est introduit dans des méso pores de zéolites. Il a analysé aux rayons-X la structure cristalline des particules de palladium. Il a remarqué que même après chargement en hydrogène, la taille des cristaux ne change pas. Cela montre que les grains de palladium restent séparés les uns des autres.

Emmanuele Marano de l’Université de Turin en Italie, a étudié par calorimétrie différentielle le chargement en hydrogène et deutérium des alliages Pd-Ni-Zr. Les matériaux sont fabriqués par « melt spinning », puis oxydation. Grâce à la précision de la calorimétrie différentielle, il a pu mettre en évidence les différents stades de l’oxydation. Elle commence à 400°C, et le palladium est stable jusqu’à au moins 500°C. Son calorimètre ne pouvant pas rester à chaud pour de longues durées, il n’a pu mesurer que la chaleur d’absorption de l’hydrogène et du deutérium qui correspond exactement à ce qui est prévu théoriquement.

Conclusion de cette conférence
J’ai beaucoup apprécié cette semaine et demi avec d’abord la réunion en Chine, puis celle du Japon. L’organisation aussi bien à Xiamen qu’à Sendai a été excellente. Par rapport à ICCF19, il y a eu cette année beaucoup plus d’exposés scientifiques, ce qui était plus intéressant. Finalement, il y a eu 145 participants provenant de 19 pays, avec 78 Japonais, 34 Américains, 8 Français, 4 Suisses …. Je pense qu’en dehors de ICCF11 à Marseille, c’est la plus grande délégation française qui soit venue. J’ai été impressionné par le travail effectué au Japon où le sujet est pris très au sérieux, avec un gros programme national, mais aussi des actions privées et au niveau des universités. Il semble que très prochainement l’Inde va se re-réveiller à la Fusion Froide.

Les exposés ont été de grande qualité, aussi bien sur l’expérimentation que sur les théories. Il y a des progrès dans tous les domaines, en électrochimie, mais aussi avec les poudres en phase gaz. L’intérêt des industriels et des financiers continue, ce qui est un bon signe de l’intérêt du sujet.

La suite dans 20 mois à ICCF21 !

jeudi 6 octobre 2016

Jeudi 6 octobre, 4ème jour de ICCF20 à Sendai, Japon



David Nagel de l’Université Georges Washington aux Etats-Unis a redonné la conférence de Chine.

Wu-Shou Zhang, de l’Académie des Sciences de Chine a redonné la conférence de Chine.

Jean-Paul Biberian, Aix-Marseille Université, j’ai redonné une partie de la conférence de Chine, en détaillant l’état d’avancement de l’expérience en cours, et en montrant qu’il y avait trois gammes de puissance, analysées suivant l’utilisation de trois mesures de température à des niveaux différents. L’expérience avec une cathode de palladium-argent de 100mm de longueur, en cours de chargement. J’ai également détaillé les résultats obtenus avec les conducteurs protoniques. Trois indications montrent en moyenne un excès de chaleur de plus de 30%.

Melvin Miles, de l’Université de Laverne aux Etats-Unis, a redonné sa conférence de Chine.

Konrad Czerski de l’Université Szczecin de Pologne a montré ses travaux montrant qu’il y avait un effet d’écrantage des électrons du réseau quand on envoie des ions D+ sur différentes cibles métalliques. Avec une énergie incidente de 5keV, il a trouvé pour le tantale 322 Volts, pour le zirconium 300 Volts, pour l’aluminium 190 Volts. Une extrapolation à la température ambiante de la valeur de l’écrantage pourrait augmenter de 10 ordres de grandeur. Ceci pourrait expliquer pourquoi la fusion froide est possible. Il a remarqué qu’il était important que la surface soit propre. Dans le nouveau montage ultravide la surface restera propre plus longtemps avec des expériences à 1keV.

Yuki Honda, de l’Université Tohoku a rapporté des résultats similaires à ceux de Czerski. Il a observé pour le palladium une valeur de 310 Volts, mais pour PdO une valeur de 600 Volts, indiquant le rôle des électrons de l’oxygène dans l’effet d’écrantage. Une erreur donnant des erreurs systématiques provenant du taux de chargement en deutérium de la cible.

Ken Naitoh, de l’Université de Waseda au Japon a montré des résultats et des simulations de faisceaux de gaz pulsés dans une chambre où huit (ou plus) jets de gaz se concentrent au centre de l’enceinte. La température peut atteindre 2000K et 800 atmosphères de pression. Le fait d’utiliser des faisceaux pulsés, permet que la chaleur ne se propage pas sur les parois du réacteur. Dans l’avenir, une expérience de fusion froide va être testée.

Katsuaki Tanabe de l’Université de Kyoto a montré que lorsqu’on envoie un faisceau laser sur des nano particules, le champ magnétique s'accroit à l’intérieur de ces particules d’un facteur 10. Dans le cas des nano particules recouvertes d’une couche métallique le champ pourrait grandir d’un facteur 1000.

Jean-Luc Paillet d’Aix-Marseille Université a développé la théorie des états électroniques profonds, c’est à dire qu’en considérant l’effet relativiste, les électrons peuvent tomber à des niveaux au-dessous du niveau fondamental. Ce serait une étape intermédiaire avant la fusion.

Andrew Mulenberg, de Science for Humanity trust, a montré l’implication des électrons en orbites profondes dans la fusion froide. Il a montré que ces états profonds étaient une étape vers la fusion froide.

Steward Kurtz, a parlé des états d’énergie fractionnaires de l’énergie de l’atome d’hydrogène. Pour lui, les niveaux vont de n=137, 136, …2,.1, ½, 1/3….1/136, à n=1/137. Le rayon atomique de l’hydrogène passant de 7.25 nm pour n=137, à 386fm pour n=1/137.

La journée s’est terminée par le traditionnel dîner de gala. A cette occasion, il a été annoncé que ICCF21 aura lieu en juin 2018 à Raleigh en Caroline du Nord, organisée par Industrial Heat. Il y aura aussi un Workshop à Sienne en Italie en mai 2017.

mercredi 5 octobre 2016

Mercredi 5 octobre, troisième jour de ICCF20 à Sendai, Japon

Jirohita Kasagi, de l'Université Tohoku a voulu confirmer les résultats d'Iwamura des transmutations du Cs-133 en Pr-141 au cours de la diffusion du deutérium à travers des multicouches de palladium et CaO. Les mesures faites par différentes techniques, telles que : XPS, ICP-MS, TOF-SIMS. Il y a trois ans, les laboratoires de Toyota ont reproduit avec succès ces résultats par ICP-MS seulement. Cette découverte n'est pas acceptée par la communauté des chercheurs de physique nucléaire. Il a tété donc décidé de faire une expérience de Rutherford Back Scattering (RBS) pour vérifier la formation de praséodyme. L'expérience a été faite à l'Université Tohoku. Effectivement un pic a été observé qui correspondrait au praséodyme, mais de faible intensité.
  
Mahadeva Srinavasan de l'Inde a rapporté les résultats obtenus par K. P. Rajeev au cours d'une expérience d'électrolyse du nickel. La cathode était un fil de nickel de 0.è(mm de diamètre dans une solution K2CO3. Après l'expérience, ils ont mesuré par SIMS du cuivre, du rhodium, du zirconium et du fer, ainsi que du nickel dont les isotopes 60 et 62 ont baissé.

Vladimi Vysotskii from the Kiev National Shevchenko University en Ukraine a rapporté ses résultats de diminution de la radioactivité du Cs-133 et Cs-137 par des micro-organismes aérobique. Ces travaux ont été réalisés par une équipe indépendante à l'Université de Moscou. En 20 jours la radioactivité avait baissé de 23 %.

Norman Cook, de l'Université Kansai au Japon a fait une revue historique des différents modèles du noyau atomique. Parmi tous les modèles, il n'y en a aucun qui proposent une structure en réseau. Le modèle qu'il propose a de nombreux avantages pour expliquer la structure nucléaire.

Tetsuo Sawada de l'Université Nihon au Japon a proposé le rôle des monopoles magnétiques dans les réactions de Fusion Froide. D'après lui les monopoles magnétiques ont été créé au moment du Big Bang et se sont dilués au fur et à mesure de l'expansion de l'univers. Ces monopoles peuvent expliquer les réactions de fusion D+D.

Jean-François Geneste, du groupe Airbus à Toulouse a développé une nouvelle approche de l'entropie, de la chaleur et l'ordre.

La session n'a duré que la matinée, l'après midi ayant été réservé à la découverte d'un temple Bouddhiste.

mardi 4 octobre 2016

Mardi 4 octobre, deuxième jour de ICCF20 à Sendai, Japon



Akira Kitamura de la société Technova, en collaboration avec les Universités Tohoku, Nagoya, Kobe et Kyushu et Nissan travaille sur les nanoparticules comprenant : Ni, Cu, Pd et Zr. L’alliage de ces matériaux ou d ‘une partie d’entre eux est fondu, puis soumis à une hypertrempe en faisant tomber le mélange sur une roue en cuivre refroidie à l’eau. Il se produit ainsi un alliage amorphe. Cet alliage est alors oxydé à 450°C pendant 100 heures. La quantité d’oxygène est calculée par l’augmentation de poids. Les analyses ICP-MS sont effectuées chez Nissan ou dans deux Universités. La calorimétrie est à flux massique avec de l’huile, ce qui leur permet de travailler à haute température. Les expériences à froid ont donné un excès de chaleur de 3Watts, alors qu’à 300°C, il est de 10 Watts. Néanmoins, l’excès de chaleur ne se produit qu’au moment du chargement en hydrogène ou deutérium.

Yasuhiro Iwamura, de Tohoku University, a fait des travaux similaires à ceux de Kitamura. En fait les équipes travaillent ensemble et vérifient ainsi leurs résultats en utilisant les mêmes échantillons. Les alliages sont faits par la société Sendai Material Company par la méthode décrite plus haut, et sont partagés ensuite entre les différentes équipes. Les résultats obtenus sont semblables à ceux de Kitamura.

Melvin Miles de l’Université Laverne aux Etats-Unis a rapporté les résultats obtenus par Iraj Parchamazad sur l’utilisation de zéolites chargés en palladium. Il a mis au point une méthode permettant de faire pénétrer le palladium dans la zéolite sans l’affecter. Il met 1.5 mg de palladium dans 1g de zéolite. Il obtient un rendement de 1kW par gramme de palladium.

Roger Stringham de Firts Gate Energies aux Etats-Unis a montré ses derniers travaux sur la cavitation produisant de la photoluminescence en travaillant à 1.7 MHz. En plaçant une cible de cuivre, il obtient du tritium.

Florian Metzler a donné la même conférence qu’en Chine

Hitoshi Soyama de Tohoku University a montré que dans un système hydrodynamique avec un jet d’eau à grande vitesse, il se produit de grandes quantités de bulles, plus qu’avec les ultrasons. Ce jet est envoyé sur une cible en titane ou nickel et un faisceau laser vert est dirigé sur cette cible simultanément avec des impulsions de 4 à 6ns. Il se produit des spots de luminescence.

Max Fomitchev-Zamilov, Quantum Potential Corporation Etats-Unis a reproduit l’expérience datant de 1922 de Wendt et Irion d’explosion de fils de tungstène. Ces auteurs avaient trouvé de l’hélium-4 après les explosions de fils. L’auteur a refait la même expérience avec une sphère de verre similaire à l’original en utilisant des fils de tungstène de 35um. Il a utilisé des condensateurs de 1.3uF et de 100 000 Volts. Il observe un pic à la masse 3 qu’il attribue à HD, un pic à la masse 19 : HDO, et aussi 29 : N14+N15. Il observe également des neutrons. Les travaux vont continuer.

Volodymyr Dubinko du Kharkov Institute of Physics and Technology en Ukraine a développé une théorie de la fusion froide s’appuyant sur les vibrations anharmoniques du réseau. Ce sont des « Discrete Breather » situés en dehors du spectre des phonons.

Vladimir Vysotskii, du Kiev National Shevchenko University en Ukraine a continué ses travaux sur les états corrélés qui sont produits lorsque l’on envoie des impulsions électriques assymmétriques.

Peter Hagelstein du MIT a fait la même conférence qu’en Chine

La journée s’est terminée avec la session poster.

lundi 3 octobre 2016

Lundi 3 octobre, premier jour de ICCF20 à Sendai, Japon

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Comme prévu, après la session en Chine, nous continuons au Japon. La conférence se déroule dans une salle d’un bâtiment très proche de la gare de Sendai. Elle est organisée sous les hospices de l’Université Tohoku, de Sendai où un programme appelé « Clean Planet » est en cours d’exécution avec des universitaires et des industriels dont Nissan qui en plus de cette collaboration a ses propres travaux en interne. Plus de 130 personnes sont venues de 17 pays différents.

Jirohta Kasagi, a présenté la conférence. Il a rappelé que depuis les débuts, c’était la quatrième fois que le Japon organisait une conférence ICCF. La dernière fois, ce fut à Yokohama il y a 11 ans. Il a rappelé que depuis cette époque les recherches se sont orientées vers les nano particules avec le deutérium. Il y a eu aussi le développement du couple nickel/hydrogène, à cause des travaux de Rossi, quoi que l’on pense de ses résultats.

Madame Emiko Okuyama, la maire de Sendai a soutenu pleinement la conférence en soutenant pleinement la Fusion Froide, et les travaux qui sont faits à Sendai.

Mike McKubre, n’a pas pu venir physiquement à la conférence pour des raisons de santé qui l’ont empêché de prendre l’avion, a envoyé une vidéo, et son discours a été lu par un de ses collègues. Son exposé se focalisait sur le passé, le présent et l’avenir. Il a rappelé que dès les débuts, le tritium a été détecté. Ce fut d’abord John Bockris, puis Ed Storms et Mahadeva Srinavasan. Ceci prouvant que la réaction est d’origine nucléaire. Il a été aussi remarqué que lorsqu’il y a du tritium, il n’y a pas de dégagement d’énergie. SRI a ensuite montré la formation d’hélium-3 avec la double cathode d’Arata. Par ailleurs, dès ICCF2, Mel Miles a montré la corrélation entre formation d’hélium-4 et l’excès d’énergie. Au niveau théorique, le lauréat Nobel Julian Shwinger et Julian Teller, le père de la bombe atomique ont soutenu la Fusion Froide. Mike McKubre a proposé que pour ICCF21 qui se déroulera en Amérique du Nord, trois ou quatre expériences soient proposées qui pourraient être réalisée par plusieurs laboratoires avec une session spéciale au cours de ICCF21.

Takao Kashiwagi, professeur et directeur du Advanced Energy Systems for Sustainability, a détaillé la situation actuelle de l’énergie électrique au Japon, ainsi que les prévisions pour 2030. Pour l’instant la Fusion Froide n’est pas planifiée, mais d’après lui, cela pourrait changer prochainement au vu des résultats obtenus.

Akito Takahashi de la société Technova a développé les résultats obtenus avec les nano particules de palladium dans les matériaux méso poreux en silice. Ils ont obtenu de l’excès d’énergie aussi bien avec le deutérium que l’hydrogène. Il a aussi montré que l’énergie d’absorption est supérieure à celle de désorption. Le chargement en deutérium est très élevé, supérieur à trois. De l’excès de chaleur entre 200 et 300°C a été produit pendant plusieurs jours. Selon lui, la réaction se produit quand le deutérium rentre et sort de la surface.

Francesco Celani de l’INFN en Italie a continué ses travaux avec les fils de constantan Cu (55%) Ni (44%) Mo (1%). Il a remarqué que la réaction se produit dans des conditions de non équilibre. Chauffer sous vide détruit le matériau, il faut chauffer sous hydrogène ou deutérium pour éviter le frittage. Il est important que le chauffage et le refroidissement se fassent très rapidement. Le verre est également important, l’alumine ne fonctionne pas. Pour améliorer le rendement, il fait jusqu’à 41 nœuds sur le fil de constantan. Dans ce cas-là, un excès de chaleur de 25 Watts a été mesuré.

Bob Greenyer de MFMP, a détaillé les travaux qu’ils ont réalisés pour essayer de vérifier l’expérience de Lugano de Rossi. Grâce à leurs mesures avec le Glow Stick ils ont pu montrer que les mesures de Lugano étaient erronées. Le COP est certainement beaucoup plus faible que celui qui a été annoncé. Au mieux, ce serait un COP de 1.13. Il semble que l’optimum pour avoir de l’excès de chaleur se passe dans la gamme 305-315°C.

Fran Tanzella de SRI à Menlo Park aux Etats-Unis a détaillé les résultats de la vérification des expériences de la société Brillouin. Il semble que la réaction se fait par une capture d’électron avec formation d’un neutron (p + e = n). Cela est possible grâce aux impulsions électriques. Un excès de 100% a été observé. Les impulsions sont de plusieurs centaines de volts, sur des durées de quelques centaines de nano secondes. Le meilleur COP est détecté à 300°C.

Michael Halem, de LENR Invest a présenté la même conférence qu’en Chine.

Takahiko Itoh, de l’Université Tohoku à Sendai  a reproduit l’expérience Mizuno de formation de nano matériaux faits de palladium et de nickel par décharge plasma. Les meilleurs résultats ont été obtenus à 300°C.

Jacques Dufour de Paris a une théorie personnelle dans laquelle un atome d’hydrogène sous forme de dipôle est piégé dans un atome de fer. C’est de la pico chimie. Cette réaction est 1000 fois plus énergétique qu’une réaction chimique. Il a fait un montage dans un four avec deux cellules symétriques dont une sert de référence. Il place un mélange contenant du fer, du sodium et du SiC. La réaction se produit à 1075°C avec un excès de 1Watt. Par ailleurs une analyse par spectrométrie de masse montre un pic à la masse 55 qui correspond à la masse du fer 54 avec un dipôle d’hydrogène dans son nuage électronique.

Stein Olafson de l’Université de l’Islande a développé le rôle des atomes de Rydberg dans les excès de chaleur. Les atomes de Rydberg sous l’effet de rayon laser s’approchent à 2 ou 3 pm. Les mesures de rayonnement observés semblent indiquer la production de Kaons, de Pions de muons et d’électrons.

George Miley de l’Université de l’Illinois a présenté la même conférence qu’en Chine.

Mitchell Swartz de Nanotech aux Etats-Unis dont l’exposé a été fait par Peter Hagelstein a fait un travail remarquable sur la spectroscopie Raman sur les Nanors donnant de l’excès d’énergie. Alors que lorsque l’on envoie un faisceau laser sur une surface, ce faisceau revient en réflexion sans perte d’énergie, mais aussi avec soit une perte d’énergie ou un gain d’énergie grâce à la perte ou le gain d’un phonon. De manière intéressante, quand il n’y a pas d’énergie, il n’y a que le pic de perte d’énergie, mais quand il y a excès d’énergie, il y a aussi un pic correspondant au gain d’énergie avec absorption d’un phonon.

Sangho Bok de Clean Planet a développé une nouvelle méthode de mesure de température en utilisant des films fluorescents sensibles à la température. L’idée est d’utiliser ces teintures fluorescentes comme détecteur des endroits où la chaleur se dégage sur une électrode. Cela permettra d’avoir une résolution spatiale de 40nm et qui dépends de la résolution du microscope utilisé. Les premiers résultats sont encourageants et la gamme de température peut changer en changeant la composition de la teinture fluorescente.

La journée s’est terminée avec une assemblée générale de l’International Society of Condensed Matter Nuclear Science.

samedi 1 octobre 2016

Vendredi 30 septembre : Deuxième et dernier jour du Symposium Satellite à Xiamen en Chine


Suite de la conférence:

David Nagel, de l’Université Georges Washington aux Etats-Unis a développé les efforts faits dans son université pour travailler sur la fusion froide. Ils ont mis l’accent sur des moyens d’analyse au cours des expériences, par exemple en enregistrant les sons à l’intérieur d’une cathode creuse, en faisant des analyses de Fourier des variations de courant d’électrolyse, des mesures infrarouges, etc...

Peter Hagelstein, du MIT aux Etats-Unis a rappelé que pour lui, l’énergie de réaction nucléaire entre deux noyaux de deutérium était éliminée par les phonons du réseau. Pour cela il avait montré le couplage possible entre le passage de D-D à He-4 par l’émission d’une très grande quantité de phonons de faible énergie. Par ailleurs, les travaux de Karabut et de Vysotskii montrant la production de rayons-X quand des vibrations sont produites sur un métal l’ont conduit à préparer une expérience où du Ta-181 doit exciter du W-181 qui va émettre des rayons-X. L’expérience est en cours de préparation.

Wu-Shou Zhang de l’Institut de Chimie de l’Académie des Sciences de Pékin en Chine a construit un calorimètre Seebeck, dans lequel il a fait des expériences avec des électrodes en palladium en milieu acide D2SO4. Il a montré des excès de chaleur a faible taux de chargement. Par ailleurs, il a trouvé de l’argent sur l’électrode de palladium. Dans le calorimètre, il a réalisé une expérience semblable à celle de Rossi et a observé un très faible excès de chaleur à 1160°C de 0.45%.

Jean-François Geneste du groupe Airbus à Toulouse a cité une phrase du prix Nobel français : « C’est la dissymétrie qui crée le phénomène ». Il a développé une géométrie non Archimédienne qui permet d’expliquer pourquoi la symétrie n’est pas perçue de la même manière pour celui qui est dans l’objet symétrique et un observateur extérieur. La perfection n’est pas la symétrie, mais la dissymétrie. C’est pour cela que si le cristal est parfait la fusion froide ne se produit pas, il faut des impuretés, des défauts.

Daniel Szumski, chercheur indépendant de Davis en Californie, a développé sa théorie pour produire une cathode qui fonctionne pour donner de l’énergie. Il propose de rajouter certains isotopes de métaux pour activer l’électrode.

Farong Wan de l’Université des Sciences et Techniques de Pékin a montré qu’en irradiant une feuille d’aluminium avec des ions deutérium, on créait des bulles. Sous l’effet du bombardement des électrons de 200kV d’un microscope à transmission on faisait fondre localement l’aluminium, indiquant qu’un phénomène anormal se produisait.

Jean-Paul Biberian d’Aix-Marseille Université. J’ai passé en revue les six expériences que j’ai en cours : les expériences avec des poudres de nickel, la diffusion du deutérium à travers la paroi d’un tube de palladium, l’excitation de poudres de carbone avec des micro-ondes, l’électrolyse plasma à haute tension et fort courant, et la réplication de l’expérience ICARUS 9 de Stanley Pons à l’ébullition permanente. Finalement j’ai montré les derniers résultats très prometteurs obtenus avec des électrolytes solides qui ont produit jusqu’à 45% d’énergie supplémentaire.

Florian. Metzler du MIT aux Etats-Unis a montré en collaboration avec Peter Hagelstein le développement d’un appareil permettant en créant des vibrations de diverse fréquences de générer des rayons-X. C’est le pendant de la théorie d’Hagelstein mentionnée plus haut.

Chang-Lin Liang de l’Université Tsighua de Pékin a montré un excès de chaleur dans des expériences de décharge avec dépôt de film mince de palladium sur les parois du conteneur en verre.

Melvin Miles de l’Université de LaVerne aux Etats-Unis a montré par une analyse thermodynamique et cinétique les paramètres de la réaction D+Dà He-4. Il a trouvé un delta G de 23 000 GJ/Mole, et une entropie de 12.3 J/Mole. Et la réaction est d’ordre zéro.

La conférence s’est terminée par un repas végétarien dans un temple Bouddhiste.

Cette symposium m’a permis de constater que le thème de la Fusion Froide était pris au sérieux en Chine, un programme gouvernemental est en cours, et en dehors de ce dernier d’autres laboratoires travaillent sur le sujet.

La suite à Sendai au Japon…

Jeudi 29 septembre : Premier jour du Symposium Satellite à Xiamen en Chine


A la dernière conférence sur la fusion froide (ICCF19) à Padoue, les Japonais et les Chinois voulaient chacun organiser la prochaine conférence. Il fut décidé de faire la conférence principale à Sendai au Japon du 3 au 7 octobre, et un symposium les 29 et 30 septembre à Xiamen en Chine.

Ce symposium est organisé par l’université de Xiamen, avec le soutien logistique de l’université dans ses locaux. Une cinquantaine de participants sont venus. Ils seront plus nombreux à Sendai, car beaucoup ont hésité à faire un long voyage de près de deux semaines. Il faut dire que pour pigmenter un peu la situation, un typhon était annoncé, et plusieurs participants ont étés piégés dans leur dernier aéroport pour la nuit, car tous les vols étaient interdits. Finalement, le typhon nous a évité, nous n’avons perçu qu’une tempête tropicale !

Zhong-Qun Tian, l’organisateur de cette conférence, nous a accueilli en nous informant qu’un programme gouvernemental était en place auprès de quatre universités chinoises pour étudier la fusion froide.

Peter Hagelstein, du MIT aux Etats-Unis a fait un rappel historique de tout ce qui avait été fait dans les premières années de la fusion froide. Il a montré à quel point déjà les résultats positifs étaient convainquant pour prouver la réalité du phénomène. Les excès de chaleur ont été montrés aussi bien avec le palladium et l’eau lourde, mais qu’avec le nickel et l’eau ordinaire.

Ping Chen, du Dalian Institute of Chemical Physics en Chine, a étudié les différents métaux et alliage pour le stockage d’hyrogène. Bien que ce sujet ne soit pas directement de la fusion froide, il est quand même intéressant, car le taux de chargement en hydrogène est un facteur critique en fusion froide.

Melvin Miles de l’Université de LaVerne aux Etats-Unis a développé le modèle mathématique permettant à Martin Fleischmann d’avoir une précision de 0.1% grâce à des mesures de température au millième de degré, et à une compréhension de la chaleur dégagée en mode dynamique. Le calorimètre développé par Fleischmann et Pons était d’une très grande simplicité et d’une excellente précision, mais très peu de personnes ont compris ses qualités.

Yasuhiro Iwamura de l’Université de Tohoku au Japon a présenté les quatre directions de recherche de son équipe :
1-    L’excès de chaleur dans des matériaux nano structurés en Pd-Ni obtenus par décharge plasma sur des substrats de nickel et palladium en hydrogène et deutérium. Les excès de chaleur sont reproductibles, quoique pas de même grandeur.
2-    Expériences avec des nano particules d’alliage Ni-Pd entourées de ZrO2 en hydrogène et deutérium.
3-    La production de praséodyme par diffusion de deutérium sur des couches alternées Pd/CaO recouvertes en dernière couche de césium. Les techniques utilisées pour détecter la présence de praséodyme sont multiples : XPS, ICP-MS, SIMS TOF-SIMS et XRF.
4-    Expériences de transmutations dans le but de transmuter les déchets nucléaires radioactifs.

Gui S. Huang, de l’Université Tsinghua à Pékin, a parlé du modèle de réaction hydrogène/lithium. Il fait partie de l’équipe du professeur Xing-Zhong Li, organisateur du symposium, mais qui n’a pas pu venir à cause de problèmes de santé. Le modèle développé depuis des années par Li suppose qu’une réaction p+Li-6 se produise à énergie nulle grâce à un phénomène de résonnance. Dans ce cas, on devrait produire soit He-3+He-4, soit avec p+Li-6+e, du Li-7+ neutrino. Ce modèle montre aussi qu’une augmentation de la température améliore la probabilité de réaction, comme observé par Pons et Fleischmann.

Hang Zhang, du laboratoire Quiran, Xi An à ShanXi en Chine a étudié le système nickel plus hydrogène et LiAlH4. Il a amélioré le travail fait précédemment par Songsheng Jiang qui avait eu des problèmes avec la fiabilité des thermocouples. Son système de chauffage du réacteur se faisant de l’extérieur par un four, quand il n’y a pas de chaleur anormale, la cellule est plus froide que le four. A partir de 800°C, il y a une inversion des températures indiquant un excès de chaleur. L’estimation est de 14 Watts avec une puissance de chauffe de 750 Watts, soit 2% d’excès.

George Miley, de l’Université de l’Illinois à Chicago a développé les résultats de ses travaux d’électrolyse avec des cathodes formées de multi couches palladium/nickel, ainsi que les résultats avec des nano particules de palladium recouvertes de ZrO2. Il a calculé en particulier que l’énergie de liaison des défauts atomiques était de 0.65eV. Il veut créer des défauts dans le réseau cristallin où vont pouvoir se loger les atomes d’hydrogène.

Michael Halem, de LENR invest, une société qui a investi dans la société Brillouin a décidé de vérifier par lui-même si le système fonctionnait comme annoncé. Le système de Brillouin qu’il a étudié se compose d’un tube de nickel chauffé ayant suivi un traitement particulier dans lequel circule de l’hydrogène. Une circulation d’argon à l’extérieur du tube dans une enceinte contenant le tube sert à refroidir et à mesurer la quantité de chaleur produite. Dans le système, ils rajoutent également un signal RF. Ses mesures ont donné un excès de 20 Watts pour une puissance de 80 Watts. Il est personnellement rassuré à 90% que ses mesures sont justes.

Jian Tian du laboratoire Clean Energy Technology de l’Université de Changchun en Chine a fait un rappel historique de ce qui s’est passé avec le système nickel hydrogène. Dès les débuts de la fusion froide, le système électrolytique nickel avec K2CO3 a donné des résultats positifs et reproductibles.

Song-Huan Ding de l’Université de Xiamen en Chine a développé une théorie proposant que la stimulation des phonons de surface pouvait contribuer aux réaction de fusion froide.

mardi 6 septembre 2016

Le programme de la 20ème conférence sur la Fusion Froide

Bonsoir,

La 20ème conférence internationale sur la fusion froide va se dérouler d'abord en Chine à Xiamen les 29 et 30 septembre, puis au Japon du 3 au 7 octobre à Sendai.

Le programme de la partie japonaise est maintenant accessible à l'adresse:

http://iccf20.net/contents/Program.html

samedi 9 juillet 2016

Un reportage sur les travaux de Melvin Miles sur la Fusion Froide

Bonjour,

Melvin Miles a travaillé sur la fusion froide depuis le début en mars 1989. Il travaillait à l'époque à la Navy à China Lake. Il a mesuré avec précision la production d'hélium au cours des expériences avec du palladium et de l'eau lourde.

Ce reportage est en anglais, mais sous-titrée en anglais, ce qui facilite la compréhension:
https://youtu.be/KM82RW7_II4

jeudi 12 mai 2016

La Défense Américaine veut investir dans les LENR

Le Secrétaire américain de la Défense a dirigé une séance d'information sur les LENR à la Commission des forces armées des États-Unis

 
Le comité est conscient des récents développements positifs dans le développement des réactions nucléaires à faible énergie (LENR), qui produisent de l'énergie ultra-propre, à faible coût et renouvelable qui ont de fortes répercussions sur la sécurité nationale. Par exemple, selon la Defense Intelligence Agency (DIA), si les LENR fonctionnent ce sera une '' technologie de rupture qui pourrait révolutionner la production et le stockage d'énergie". Le comité est également conscient des conclusions de la Defense Advanced Research Project Agency (DARPA) que d'autres pays, dont la Chine et l'Inde progressent avec des programmes LENR propres et que le Japon a effectivement créé son propre fonds d'investissement pour promouvoir cette technologie. Le DIA a également évalué que le Japon et l'Italie sont leaders dans le domaine et que la Russie, la Chine, Israël et l'Inde vont maintenant consacrer des ressources importantes au développement des LENR. Pour mieux comprendre les implications de sécurité nationale de ces développements, le comité ordonne au Secrétaire à la Défense de fournir un exposé sur l'utilité militaire des récentes avancées industrielles des LENR au House Committee sur les services armés avant le 22 Septembre 2016. Cette séance d'information devrait examiner l'état actuel de la recherche aux États-Unis, comment cela se compare au travail accompli au niveau international, et une évaluation du type d'applications militaires où cette technologie pourrait être utile.

Original en anglais:
The committee is aware of recent positive developments in developing low-energy nuclear reactions (LENR), which produce ultra- clean, low-cost renewable energy that have strong national security implications. For example, according to the Defense Intelligence Agency (DIA), if LENR works it will be a ‘‘disruptive technology that could revolutionize energy production and storage.’’ The committee is also aware of the Defense Advanced Research Project Agency’s (DARPA) findings that other countries including China and India are moving forward with LENR programs of their own and that Japan has actually created its own investment fund to promote such technology. DIA has also assessed that Japan and Italy are leaders in the field and that Russia, China, Israel, and India are now devoting significant resources to LENR development. To better understand the national security implications of these developments, the committee directs the Secretary of Defense to provide a briefing on the military utility of recent U.S. industrial base LENR advancements to the House Committee on Armed Services by September 22, 2016. This briefing should examine the current state of research in the United States, how that compares to work being done internationally, and an assessment of the type of military applications where this technology could potentially be useful. 

lundi 28 mars 2016

La Fusion Froide en Inde

En 1989, Mahadeva Srinavasan du centre nucléaire de Bombay avait apporté une importante contribution à la recherche sur la Fusion Froide. Il avait en particulier montré la production de rayonnements sur des plaques photographiques. Les recherches avaient été stoppées rapidement, comme dans de nombreux pays. Néanmoins la situation est en train de changer. Une réunion a eu lieu le 19 mars à Bangalore, et 12 équipes commencent des travaux sur la fusion froide, principalement avec le système nickel/hydrogène, dont une sur les transmutations biologiques.

jeudi 24 mars 2016

Compte rendu du symposium sur la Fuson Froide des 19 et 20 mars à Avignon

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Pour la première fois une réunion franco-française s’est faite avec un grand succès. 47 personnes sont venues de toute la France, rejoints par quelques étrangers. Cela nous a permis de faire le point de la situation en France. Nous avons tous été surpris par le nombre de personnes engagées dans ce domaine, et la qualité des interventions.

Voici le compte rendu fait par Alain Coetmeur :

Samedi 19 mars

Le premier exposé a été donné par Jean-Paul Biberian (Retraité de Aix-Marseille Université). Il a présenté la vie et les recherches en LENR de George Lonchampt (1935-2013). Il était bien plus un ingénieur méthodique, qu'un chercheur. Il a travaillé notamment sur la séparation isotopique du lithium, puis de l'uranium par procédé électrolytique.
Avec Miles il est le seul à avoir reproduit exactement les expériences de Fleischmann & Pons. Il a travaillé sur diverses expériences plus ou moins réussies de LENR avec en particulier des conducteurs protoniques, ainsi que des cellules de type Patterson.
Cette présentation a été l'occasion de constater l'opposition du CEA aux travaux sur les LENR, même hors temps de travail, comme aussi au CNRS.

Le deuxième exposé par Michel Buxerolles et Jacques Kurkdjian (Retraités du CEA de Cadarache) a décris leur expérience faite en 1989 de détection de neutrons dans une cellule électrolytique PdD + NaF. Cette équipe bien expérimentée dans la détection de neutrons, utilisant un détecteur He-3 optimisé pour les neutrons de 2.5Mev (sphère de 8 pouces, chargée de ralentir ces neutrons), a observé un événement clair de quelques heures, d'émission de neutrons (3,8.104 n/s estimé autour du réacteur) comparable à ceux de F&P. Le détecteur a été calibré avant, pendant et après l'expérience. Mais un orage a coupé l'électricité 30 minutes, et à la reprise le nombre de neutrons a commencé à baisser pour retomber au niveau du fond au bout de quelques heures.
Un émetteur de neutron était aussi utilisé pour créer un fond.
Cette expérience n'a pas pu être répliquée parce que le CEA l'a interdit.
Les détecteurs utilisés sont très crédibles car utilisés couramment dans des ambiances chaudes pour la calibration d'appareil de radioprotection, en routine.

L'exposé de Jacques Ruer (ingénieur retraité de SAIPEM) concernait la comptabilisation des flux d'énergie dans les expériences et réacteurs LENR.
Il a décrit les modes de fonctionnement d'un réacteur LENR et les facteurs de performance associés :
  • Réacteur chauffé : on est obligé de chauffer le réacteur mais une chaleur supplémentaire est ajoutée. Le COP est le rapport de l'électricité injectée sur la chaleur totale produite, tandis que le facteur d'amplification A est le ratio de l'énergie d'excitation (sans le chauffage, qui pourrait provenir de la réaction en mode non chauffé) sur la chaleur produite. Il peut y avoir confusion entre COP et facteur A, comme par exemple Brillouin qui calcule son COP en ne tenant pas compte du chauffage.
  • Réacteur refroidi. Ici le réacteur se chauffe lui-même et donc doit être refroidit. Les COP et facteur d'amplification sont donc les même.
  • Réacteur refroidi avec feedback : un réacteur fait tourner un moteur thermique qui alimente en électricité le réacteur pour son excitation.
  • Réacteur refroidi autonome avec production d'électricité. Ici le réacteur alimente un générateur électrique, utilise une partie de l'électricité, et exporte le reste. On peut définir un facteur de gain en électricité Z, qui est le ratio entre l'électricité exportée et l'électricité d'excitation. En fait ce facteur peut être négatif si le réacteur ne s'auto-entretient pas, nul s'il n'exporte rien, et sinon positif.
Il a ensuite parlé des différents types de moteurs thermiques.
  • A petite puissance, le moteur Sterling est apprécié, mais il a ses limites à haute puissance.
  • Le moteur Ericsson , une variante avec des soupapes, est efficace mais ne tient pas les hautes températures (>500°C)
  • Les turbines à vapeur à haute puissance sont très complexes, avec de nombreux étages de récupération et de préchauffage.
  • À basse puissance, des turbines ORC (cycle Rankine organique, utilisant des fluides organiques à la place de l'eau) sont plus simples.
  • Les générateurs thermoélectriques sont plus simples à utiliser mais ont un rendement assez faible.
Il a finalement associé les courbes de rendement des moteurs selon la température aux calculs de COP pour montrer le COP minimum en fonction de la température, et de la qualité des moteurs.

Nicolas Armanet a parlé du comportement de l'hydrure de palaldium, des phases alpha et béta.
Cette présentation a été très appréciée car elle pourrait donner des pistes sur la manière de charger/décharger l'hydrogène dans le palladium, mais aussi le nickel, sur les alliages à utiliser, et sur la température de chargement et déchargement.

Il s'agit d'une présentation concernant un des aspect les plus important d'un travail bibliographique qui à conduit à la rédaction de 3 articles de revues. Il a été rappelé qu'à température ambiante, en fonction de la pression d'hydrogène à l'équilibre dans l'échantillon, 3 états sont possibles : alpha, alpha+béta, béta. Au delà de Tc (Température critique) 293°C, il n'y a plus qu'une seul phase, donc plus de mélange (alpha+béta). Pendant l'absorption, la phase béta pénètre dans la phase alpha, et le contraire pendant la désorption. Il a été montré que la phase béta pénètre dans l'échantillon massif à la manière d'un front d'hydrure, de la surface de l'échantillon jusqu'au centre, avec l'interface béta/alpha restant plate et parallèle à la surface de l'échantillon (une pénétration hétérogène). Pendant la désorption, la phase alpha pénètre de partout à travers l'échantillon, donc pas comme un front (une pénétration homogène). En conséquence, pendant l'absorption d'hydrogène, un échantillon de palladium gonfle de manière anisotropique : les plus petites dimensions sont celles qui grossissent  le plus, au détriment de la plus longue dimension. Pendant la désorption, le dégonflement est isotrope (comme prévu et comme ce qui devrait se passer pendant l'absorption). Le résultat est la rétractation de l'échantillon après chaque cycle.Le mécanisme responsable de cette situation est alors expliqué ; puis il est montré que l'existence de ce front d'hydrure a de lourdes conséquences sur la nano/microstructure de l'échantillon, et peut donc détruire, s'il existe, le site nucléaire actif.

L'expansion dimensionnelle anisotropique ne se produit pas quand les échantillons sont cyclés au dessus de Tc (et donc il n'y a pas de rétractation après cyclage dans ces conditions). Hydrogéner un échantillon de Pd au dessus de Tc évite donc ces problèmes, ou alors les réduits quand on est proche de Tc (en dessous), où la disparité de volume molaire entre les phases alpha et béta est plus faible. Modifier le % d'Ag dans PdAg, réduit aussi cette disparité. Le même phénomène (front ; anisotropie ; rétractation) a été constaté avec Ni-H, mais est pire, dû à une disparité volumique entre les phases alpha et béta + importante (18 % à H/Ni = 1.0, à la température ambiante), alors qu'avec Pd-H : 10 % à H/Pd = 0.6. Une des conséquences du mécanisme cité plus haut : le front d'hydrure de nickel est donc bloqué sous la surface (max 60µm) de l'échantillon, à la température ambiante, à une pression d'absorption donnée (env. 600 MPa) où l'échantillon devrait normalement être homogène. Il faut donc éviter des échantillons de Ni trop épais. "




L'exposé de François de Guerville a porté sur les cavités nanométriques dans les conducteurs protoniques
Des pérovskites comme SrCeO3 dopé Y contiennent de l'hydrogène moléculaire sous haute pression (>1GPa) dans des cavités nanométriques où se concentre l'hydrogène. Peut-être sera t-il possible d'augmenter la pression par un flux d'hydrogène, et à terme de créer de l'hydrogène partiellement métallique, voire de la matière de Rydberg. La pression requise est énorme, donc c'est une question.

L'exposé de Jean-Luc Paillet (Retraité de Aix-Marseille Université) était sur les niveaux électroniques profonds des atomes, les DDL (Deep Dirac Levels). Il a parlé de ces solutions, intégrant des corrections relativistes, qui sont rejetées habituellement, en partant de l’hypothèse que le rayon du noyau n’est pas nul. Il faut aussi tenir compte des couplages spin-orbites et spin-spin...

Jean-Francois Geneste (Airbus) a présenté "l'énergie se conserve t'elle ?". Il questionne la physique actuelle, la notion de champs dans le vide, le fait que dans un contexte de réalisme local, l'énergie peut transitoirement apparaître lors d'une interaction entre une charge et un écran.
Il propose que la transition électronique dans un atome (modèle de Bohm) fasse apparaître des champs magnétiques localement intenses, qui pourraient avoir un effet utile, pour les LENR par exemple.

Frederic Henry Couannier, (Maître de Conférence à Aix-Marseille Université) a présenté "Le côté obscur de la gravité". L'objet est de réconcilier la relativité générale et la physique quantique.
La physique quantique utilise un référentiel d'espace temps fixes ou la physique s'applique...
La relativité générale elle fait que l'espace lui-même se déforme, et interagit avec la matière, ce qui rend cette théorie impossible à quantifier en l'état.
Il propose de rétablir un espace temps fixe, dans lequel la gravité relativiste cause des déformations observables. Mais pour que cela marche il faut ajouter un deuxième jeu de fonctions "gravitation", qui corresponde à une sorte de monde invisible, doté de la même gravité que ce monde, et qui interagit de façon répulsive avec le nôtre... Cela semble cohérent, et il n'y a plus besoin de matière noire ou d'énergie noire, pour expliquer les phases de la cosmologie.

Dimanche 20 mars

Jean-Paul Biberian a fait un rappel de l'histoire de la Fusion froide, et des expériences marquantes.
Il a présenté quelques résultats d'avant la conférence de F&P, tel que Otto Reifenschweiler, (circa 1970 chez Philips, Kluev (1986, des neutrons observés lors de coup de marteau sur de la glace d'eau lourde), Dejarguin (1989 dans la revue Nature, production de neutrons dans du TiD sous chocs).
La conférence de F&P a été un moment clé. Fleischmann et Pons n'étaient pas des inconnus, car Fleischmann était membre de l'Académie des Sciences Royale Britannique et découvreur de l'Effet Raman Exalté, tandis que Pons était président du Département de Physique de l'Université de l'Utah (poste très important aux USA). Suite a cette conférence il y a eu des échecs, des réussites, et aussi des faux positifs.
Les théoriciens ont dit que c'était impossible. Rapidement, l'American Physical Society a déclaré que la fusion froide n'existait pas, mettant un couvercle sur le sujet.
L'expérience de F&P utilise un calorimètre isopéribolique très astucieux, simple et précis, mais que très peu ont reproduit car il faut une grande compétence pour être précis. McKubre de SRI en Californie a reproduit l'expérience différemment. C'était un ancien élève de Fleischmann, spécialiste du chargement du palladium par l’hydrogène.
L'expérience des cathodes creuses remplies de poudre de palladium de Arata a été présentée, montrant un dégagement de 24W après 1400 heures d'expérience...
Elle a été répliquée par McKubre, qui a fait des analyses spectroscopiques et découvert non seulement de l’hélium-4 mais aussi le très rare hélium-3.
L'expérience de Dennis Letts & Dennis Cravens, dans laquelle la cathode d’une cellule électrochimique est irradiée par un laser. Un dégagement de 300mW est produit alors que la puissance du laser n’est que de quelques mW.
Cette expérience a été modifiée en appliquant deux lasers de fréquences décalées, produisant un battement à des fréquences de la gamme des THz. On observe un spectre de résonance de la chaleur anormale.
L'expérience de Dardik, de la société Energetics (Nb : celle que Robert Duncan, directeur du département de physique à l'université du Missouri à analysée pour l'émission 60 Minutes, et qui l'a convaincu de faire de la recherche LENR) a été présentée. Grâce a une excitation du courant d’électrolyse par un signal très complexe (superwave) on a observé une chaleur anormale de 40 Watts pour une excitation de 0.74W (COP 25 !).
Le Nanor, développé par Michael Swartz du MIT a été présenté. C'est de la poudre de palladium entourée de ZrO2, excité par un courant pulsé produisant de manière durable un dégagement de chaleur.
F&P avaient mesuré de l’hélium-4 mais ne l'avaient pas publié.
Arata au Japon a aussi mesuré de l’hélium-4 avec un spectromètre précis, car il faut éviter la confusion entre He-4 et D2 dans les spectromètres de masse qui sont très proches.
Leslie Case, un ingénieur a testé un grand nombre de catalyseurs pour voir s'il y avait des chaleurs anormales pour s’apercevoir qu’un catalyseur au palladium supporté par du charbon de bois à base de noix coco était actif. Avec cette même expérience, McKubre a observé la production de d’hélium-4, et le rapport de proportionnalité entre chaleur et He4 de 31MeV+/-13 par atome de d’hélium-4 produit.
Pour les transmutations les expériences de Iwamura chez Mitsubishi Heavy Industries sont très importantes, en montrant la disparition d’un élément et l’apparition d’un nouveau
Cela a commencé dans le cadre d'un projet de 5 ans du gouvernement Japonais lancé en 1993 pour voir si la fusion froide marchait ou pas. Les résultats ayant été trop loin des applications, le projet a été arrêté et repris par Mitsubishi Heavy Industries. Du deutérium diffuse à travers un sandwich de Pd et CaO en couches minces, recouvert de composés comme césium, samarium, baryum. Il a observé avec une spectroscopie d’analyse de surface des transmutations évoluant avec le temps, comme Cs+4D->Pr ou Sr+4D->Mo ou Ba+6D->Sm, avec des preuves que ce ne pouvait pas être une contamination (par exemple la présence du seul isotope Mo-96)

En 1989, Fralick (NASA) a utilisé un filtre d'hydrogène en palladium et a observé la production de chaleurs (sans neutrons, contrairement à ses espoirs) à la vidange du filtre alors que la réaction devait être endothermique. Fralick l'a reproduit en 2011. Biberian et Armanet (présent à la conférence) l'avaient reproduite en 2007.

Arata a fait des expériences avec du palladium en poudre recouvert de ZrO2, sous une pression de100 atmosphères de deutérium et a observé de la chaleur.

Piantelli a fait des expériences avec nickel et hydrogène, avec un barreau de nickel dont les deux cotés n'étaient pas de la même température, produisant ainsi un gradient de température, et a observé de la chaleur.

Pour le tritium Tom Claytor à Los Alamos en a observé dans des expériences de décharges avec du palladium et des alliages de palladium dans du deutérium.

En ce qui concerne les neutrons, Jones en avait observé un peu, et Scaramuzzi en Italie en a observé avec du TiD2. Egalement Jiang en Chine avec du TiD2 et de l’UD3.

Fischer a observé des particules alpha dans une expérience d’électrolyse
.
Pour conclure Jean-Paul Biberian a listé des pays les plus actifs, comme USA, Chine, Japon, Russie, Italie, et dans une moindre mesure, France, Royaume-Uni, Irlande, Corée, Hongrie, ...

Mathieu Valat du Martin Fleischman Memorial Project a présenté leurs travaux. L'expérience du dogbone et notamment du "bang" ont étés très instructif sur ce qui se passe dans les expériences de type Parkhomov". Cela a mené au développement du "glowstick", plus simple.
Il a aussi permis de repérer des incohérences dans le rapport de Lugano, notamment l'émissivité IR supposé pour la caméra (qui plutôt que 0.45 semble être dans les 0.95 sur la bande de la caméra)
Les échanges avec Piantelli ont donné des informations clé. Notamment il est essentiel de ne pas avoir d'oxygène dans la cellule.
La poudre de nickel d'origine de type carbonyl a une structure présentant une surface très élevée.
Le procédé qu'ils utilisent suppose des séquences de chargement avec des plateaux autour de la température de Debye, puis au-dessus de celle de Curie.
Le LiAlH4 est un produit qui se révèle très pratique, car selon son évolution (plusieurs étapes) il y a le relargage d'hydrogène et de divers composés. Il semble important de créer un précipité de lithium sur le nickel.

Didier Grass, un ancien de Thomson CSF,  a relaté une expérience lors de dépôts de poudres de nickel par pulvérisation cathodique sur de la zircone, au cours de laquelle une violente réaction s’est produite.
Cet accident s'est produit avant l'annonce de F&P et ils n'ont fait le lien qu'après la découverte de la fusion froide.
Ils travaillait sur de possibles matériaux innovant capable d'émettre des électrons efficacement dans les tubes à vides, par émission thermoïonique.
Il a commencé par recouvrir une structure en zircone avec du nickel par un procédé " de pulvérisation cathodique ". Ce procédé est assez particulier car il dépose une couche très éloignée de l'équilibre thermodynamique, plein de défauts métallurgiques, notamment dit " de macle ".
Ce dépôt avait pour but de rendre la poudre conductrice, afin d'y déposer du nickel par électrolyse.
Dans ce but il avait préparé une électrolyse dans un bain de Ni(NH2SO3)2 (amidosulfate de nickel) à 40 °C avec un courant de 10mA/cm2. Anode en nickel pur, et poudre en cathode. Après quelques secondes de lancement de l'électrolyse il a observé une boule de feu dans la cellule, mais pas d'explosion.
Le zircone a fondu, ce qui indique une température supérieure à 2000 °C.
Aujourd’hui, ce résultat ne semble plus si étrange car en LENR on connaît l'intérêt des poudres nanostructurées, et que le dépôt par pulvérisation cathodique est particulièrement anormal, presque amorphe. La géométrie de la cathode type "hollow cathode" est aussi connue pour augmenter la compression électrochimique.
Didier gras s'interroge si les microcavités évoquées par François de Guerville, ne sont pas en rapport avec ses observations.

Bill Collis a ensuite présenté son modèle théorique "Minimal Exotic Neutral Particle Model".
Il part d'hypothèses classiques et conservatrices en physique quantique, basées sur les observations.
Le fait que la réaction soit rapide implique qu'elle n'implique pas de réaction multi-corps, pas d'interaction faible, pas de barrière coulombienne franchie.
Le fait qu'il n'y ait pas de radiation pénétrante observée implique que l'impulsion soit conservée, que le spin soit conservé, que les produits de la réaction ne soient pas radioactifs, et donc que l'énergie soit diffusée sous forme d'énergie cinétique.
A l'origine de ces "impossibles" il y a diverses raisons. L'interaction faible est très peu probable, et impliquerait la production d'un neutrinos.
Pour les réactions cohérentes, Preparata avait montré que la cohérence est insuffisante tant qu'il n'existe pas des puits de potentiels de 80eV, or ils seraient observés au niveau chimique sous forme de réaction très exothermiques.
Il liste quelques modèles compatibles, comme les Erzions de Bazhutov, les poly-neutrons de Fischer, le « neutron hopping » de Hagelstein.
La théorie devra expliquer la production d’hélium-4, la chaleur, le manque de radiation pénétrantes, et la difficulté de détecter ces particules neutres exotiques (Exotic neutral Particle).
Il propose qu'il existe une paire d'espèces neutres qui soient capable d'effectuer un transfert de neutron. Ce doit être un donneur de neutron, et son pendant accepteur de neutrons.
Il élimine les poly-neutrons, car ne correspondant pas aux observations.
L'existence de points chauds implique un comportement catalytique de cet objet, mais pas une réaction en chaîne (non observée).
Il propose que ce donneur (En) et cet accepteur (E0) de neutron serve de catalyseurs à des réaction exothermiques entre 3 isotopes, avec régénération du donneur de neutron.
par exemple
Li6+En -> E0+Li7+energy
Li6+E0 -> En+Li5 +energy
Il trouve des cycle catalytiques similaires avec C13, H2, W183, Pt195, U238
Ces matériaux ont été impliqués dans des réactions LENR dans certains articles.
Il y a des prédictions à vérifier sur les isotopes et les transmutations.
Un échange a eu lieu avec Jean-Luc Paillet sur la possibilité que cette espèce donneur de neutrons soit en fait un atome dont un électron est tombé dans un état DDL...

Frederic henry Couannier a poursuivi sur la base de la théorie du côté obscur de la gravité pour expliquer les LENR.
Le point clé est que l'espace peut voir apparaître des discontinuités où l'espace se contracte localement.
Ce qui pourrait déclencher ce basculement serait la densité d'énergie/masse locale. Il propose qu'un basculement soit déclenché suite l'arrivé de charges ou de masse locales, ce qui une fois enclenché maintiendrait quelque temps comme le phénomène de foudre en boule, jusqu'à ce que l'objet soit neutralisé. Tant que la sphère ne serait pas neutralisée, la zone concernée maintiendrait une forte densité. Les objets massifs contenus dans cet espace par contre suivraient les charges proches de la surface, ce qui donnerait l'impression d'un objet d'une charge énorme alors qu'en fait il s'agirait juste de petites charges, légères, suivies par l'espace contracté et lourd. Cela expliquerait les particules étranges et exotiques observées dans certaines expériences de Urutskoev.

Pierre Clauzon et Daniel Fargue ont présenté des expériences récentes d'électrolyse plasma comparables à celles de Mizuno et Bazhutov.
Ces expériences font suites à des travaux de réplications de Mizuno faits vers 2006.
Ils sont réalisés dans le contexte de la Fondation Louis de Broglie. Dans les années 2000, il y avait eu un souci avec un wattmètre à trop faible bande passante ayant fait croire à un COP de 1.4 qui finalement s'est révélé être 1.1.
L'expérience de Bazhutov et Mizuno diffèrent principalement par la polarité inverse.
L'expérience actuelle se fait dans une solution aqueuse de K2CO3 à 0.2M, avec chauffage de 400W, et voltage continue de 250V redressé sans filtrage.
L'expérience a été améliorée en maintenant la température à 100 °C, en utilisant le corps d'une bouilloire. Les mesures actuelles, en mode Bazhutov, laissent entrevoir un COP 1.1-1.2, si on corrige les pertes estimées par transfert thermique des électrodes, chauffées à blanc. C'est un travail en cours, et le résultat n'est pas définitif.


Jean-Paul Biberian à décrit ses 5 expériences en cours.
·      Une réplication de l’expérience de Mizuno/Bazhuto est faite dans un calorimètre haute-pression (jusqu’à 10 bars).
·      Une expérience de type Rossi/Parkhomov, mais il n'y a pas de résultat probant pour le moment.
·      La réplication de l'expérience ICARUS9 de Pons, c’est-à-dire une électrolyse à l'ébullition avec condensation. Il a fallu reconstruire le calorimètre d'après les plans du fabriquant. Elle est en cours de calibration.Pour stabiliser l'ambiance autour du calorimètre, un grand vase en verre cylindrique et un régulateur de température d'aquarium sont utilisés. Il est rappelé que même avec une calorimétrie à flux massique, les variations de la température ambiante sont sources d'incertitude.
·      Une réplication des expériences de perméation (2004-2006) est en cours, mais il y a un souci pour retrouver les détails de l'époque, où des résultats intéressants avaient été observés.
·      Une expérience utilisant des micro-ondes produisant un plasma poussiéreux chargé en charbon de bois, conduit à ce que le charbon de bois devienne magnétique. Une analyse au microscope électronique a montré la présence de. Cette expérience a été prêté par George Egely de Hongrie qui soupçonne l’existence de transmutations.


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