lundi 19 décembre 2011

Conditions pour généraliser le nucléaire dans le monde

Les besoins mondiaux en énergie, pour ce siècle et les suivants sont en augmentation constante. On nous dit que bientôt nous n’aurons plus assez de pétrole, de gaz, ou de charbon, que les énergies renouvelables ne seront pas suffisantes. Que la seule solution est le nucléaire. Plus particulièrement, les centrales de quatrième génération fonctionnant sur le principe des surgénérateurs comme Phénix et Super Phénix. Nous aurions ainsi une énergie quasi-illimitée, puisque nous pourrions utiliser l’uranium 238 beaucoup plus abondant que le 235 employé actuellement dans nos centrales.

Ce raisonnement n’est pas exact d’un point de vue macroéconomique, car toutes les situations ne sont pas les mêmes partout dans le monde.

Le nombre de pays capables de posséder des centrales nucléaires est en réalité très faible.

Une centrale nucléaire exige des spécialistes très bien formés et fiables. On peut former un grand nombre de personnes compétentes, mais on ne peut pas être sûr que des facteurs, tels que la corruption, ne vont pas affaiblir le fonctionnement des centrales. On a vu que même au Japon, des irrégularités ont été commises. Plus on augmente le nombre de centrales, plus on accroît statistiquement le risque d'accidents. Il est difficile de trouver des lieux d'installation assurant les conditions de fiabilité suffisantes : eaux de refroidissement, tremblements de terres, autre catastrophes naturelles ou attentats terroristes.

La fabrication du combustible nucléaire nécessite des moyens importants. Peu de pays ont les compétences pour en produire, et le coût serait prohibitif pour nombre d’entre eux.

La gestion des déchets reste un problème majeur dans tous les pays ayant des centrales nucléaires. A ce jour, aucun pays n’a trouvé de solution pérenne. L’Allemagne a subit un échec avec l’enfouissage dans des mines de sel censées tenir des millions d’années, mais qui au bout de quatre décennies seulement ont commencé à se déstabiliser. Les Etats-Unis n’ont pas encore trouvé non plus de solution avec leur site de Yucca Mountain. La France n’en est encore qu’au stade du laboratoire.

Un accident nucléaire ne ressemble à aucun autre. Après l'explosion d'AZF, le site a pu être rapidement réutilisé. Il n'en a pas été de même après Tchernobyl et Fukushima. En comparaison aux autres sources d’énergie, le nucléaire n'a pas fait beaucoup de morts, mais ses dégâts sont d’une autre ampleur. Les répercussions s’étendent à des échelles de continents, tout en interdisant l’accès à l’environnement plus ou moins proche de la catastrophe pendant des décennies voire même des siècles. Les compagnies d'assurance savent très bien qu'un mort coûte moins cher qu'un blessé.

Si le monde se dirigeait vers un grand développement du nucléaire nous aurions trois catégories de pays : ceux qui possèdent l’ensemble de la filière, ceux qui auront les centrales sur leur territoire, mais sans la technologie, et enfin, ceux qui se passeront du nucléaire par choix ou par nécessité.

Tous les pays qui auraient des centrales nucléaires seraient privilégiés car ayant une énergie nucléaire, en théorie peu chère.

Quelques pays dont la France devraient fournir les combustibles, et accepter les déchets de ceux qui auraient des centrales, mais n’auraient pas les technologies nucléaires.

Il faudrait accepter que rarement, mais inexorablement nous ayons des accidents de type Fukushima. Ce risque serait accentué par l’obligation de transporter les combustibles et les déchets vers les pays n’ayant pas les technologies nucléaires.

Les pays n’ayant pas de nucléaire, par choix ou par nécessité, vont forcément trouver d’autres solutions qui au cours du temps vont devenir compétitives.

On ne peut pas extrapoler nos connaissances actuelles sur les découvertes qui seront faites dans les siècles à venir. Il y a un siècle seulement, la science était tout à fait différente de ce qu'elle est devenue. Que savons nous de la science du siècle prochain?

samedi 12 novembre 2011

Une nouvelle source d’énergie : la Fusion Froide ?

Le 14 janvier 2011 à Bologne deux scientifiques italiens on fait une démonstration publique d’un générateur fondé sur la « Fusion Froide ». Andrea Rossi et Sergio Focardi ont montré à un panel de scientifiques un nouveau type de réacteur l’ « E-cat » capable de produire jusqu’à 10 kW d’énergie thermique avec environ 400 Watts de chauffage du système. Plus récemment, ils ont démontré un générateur de 1MW qui a fonctionné pendant plus de cinq heures, sans aucune alimentation, et a fourni 470 kW pendant tout ce temps.

Cette aventure est la concrétisation de plus de 22 ans de recherches. Le 23 mars 1989, les professeurs Stan Pons de l’Université de l’Utah aux Etats-Unis et Martin Fleischmann de l’Université de Southampton en Grande-Bretagne avaient annoncé la découverte d’une nouvelle manière de produire de l’énergie nucléaire propre : la « Fusion Froide ». Ils avaient fait passer du courant électrique dans une cellule contenant deux électrodes, l’une en platine, et l’autre en palladium. Les deux électrodes plongeaient dans un électrolyte composé principalement d’eau lourde. Ils avaient remarqué qu’il se dégageait plus de chaleur que d’énergie électrique qui était appliquée. Cette découverte avait créé de grands remous dans la communauté scientifique. Après quelques semaines de tentatives diverses pour essayer de reproduire ces résultats, le sujet disparu de la science officielle sous les coups des expérimentateurs qui n’avaient pas réussi leurs expériences et des théoriciens qui ne pouvaient pas expliquer ces résultats contraires à leurs modèles classiques.

Depuis lors, une petite centaine de chercheurs de par le monde ont continué les recherches. Les résultats se sont améliorés au cours du temps. Il a été montré des dégagements de chaleur anormaux, des transmutations, la production d’hélium. Alors que la grande majorité des expériences ont été réalisées avec du palladium et de l’eau lourde, Rossi et Focardi ont utilisé un système différent, ils ont mis en contact de l’hydrogène gazeux ordinaire sous pression avec une poudre de nickel auquel était associé un catalyseur. Ce nouveau type de réacteur est un progrèsimportant dans l’utilisation de la fusion froide à des fins industrielles.

Les deux scientifiques ne donnent pas tous les détails de leur invention dont le brevet est en cours de dépôt. La théorie expliquant ces réactions n’existe pas encore. Néanmoins, les inventeurs disent que le nickel se transformerait en cuivre au cours de la réaction. Il se produirait également des rayons gamma qui s’arrêteraient une heure après l’arrêt du réacteur. À la suite de la démonstration du mois de janvier à Bologne, d’autres ont eu lieu, en particulier une, avec des scientifiques suédois qui ont confirmé les mesures de production de chaleur.

Si tout ce qui est annoncé se confirme, le monde va vivre très prochainement un très grand changement dans le domaine de la production d’énergie.

dimanche 25 septembre 2011

Revue du livre de Laude Allègre "Faut-il avoir peur du nucléaire?"

Le nouveau livre de Claude Allègre, en réalité un dialogue avec Dominique de Montvalon, soutient le point de vue que le nucléaire n'est pas dangereux, du moins en France. Claude Allègre explique de manière simple les principes de base de l'énergie nucléaire, le fonctionnement de la bombe atomique et des centrales nucléaires. Il fait aussi le point sur l'avenir du nucléaire avec les troisièmes, quatrièmes et cinquièmes générations.

Claude Allègre apporte aussi quelques informations sur les différents accidents de Saint Laurent des Eaux, Three Miles Island, Chernobyl et Fukushima.

Il appuie son raisonnement sur plusieurs points. D'une part, le nucléaire civil n'a fait que très peu de morts en comparaison avec les autres sources d'énergies, comme par exemple le charbon. Pour lui, au moins en France, où nous avons les meilleurs spécialistes du nucléaire, le danger est très faible, et on améliore constamment la sûreté ds réacteurs. Par ailleurs il explique qu'en France, arrêter le nucléaire civil serait très difficile, car il représente 32% de l'énergie totale consommée. Il serait selon lui illusoire de remplacer tout cela par des énergies renouvelables: éolien et solaire, sauf à défigurer le paysage de la France.

Si on suit son raisonnement, la France a une deuxième exception, non pas culturelle, mais énergétique. Le seul pays ou presque qui pourrait utiliser l'énergie nucléaire serait la France. Ce raisonnement pèche de deux manières. En premier lieu, si comme il le dit la consommation mondiale d'énergie va effectivement augmenter dans le monde, la solution ne sera pas nucléaire, il faudra trouver autre chose. Deuxièmement, pour la France, il confirme, comme il le dit lui-même, que le problème des déchets nucléaires dont on ne sait trop quoi faire, continueront à croître indéfiniment en attendant une hypothétique solution technique pour les détruire.

Effectivement, il y a eu beaucoup moins de morts avec le nucléaire civil, et même militaire qu'avec les accidents de la route ou les mines de charbon. Cependant, la peur du nucléaire, n'est pas seulement une question de communication par les organismes officiels. Il y a véritablement une différence entre un accident nucléaire et un accident industriel ordinaire. Dans le premier cas, comme on a pu le voir avec AZF, immédiatement après on peut accéder au site, et le réutiliser. Dans le cas du nucléaire, les zones polluées le sont pour des dizaines ou centaines d'années, comme ce fut le cas à Chernobyl, et maintenant à Fukushima. Des populations entières ont été déplacées, et leur mode de vie a été transformé pour longtemps. Comme le savent bien les assurances, un mort coûte moins cher qu'un blessé. Un accident nucléaire fait peu de morts, mais beaucoup de blessés dans leur chair, mais aussi dans leur mode de vie.

Claude Allègre critique fortement la sortie du nucléaire des Allemands, alors qu'il apparaît au contraire qu'ils vont devenir les leaders des technologies nouvelles, alors que la France va s'entêter dans une filière nucléaire totalement dépassée.
L'avenir dira qui de la France ou de l'Allemagne a fait le bon choix. Je crois que malheureusement c'est bien ce dernier pays qui a raison.

samedi 20 août 2011

Pourquoi l’euro ne peut pas continuer

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles l’euro ne peut pas continuer à exister. Tout d’abord, Les habitudes et traditions de chaque pays d’Europe sont différentes. Les pays du nord ont une histoire de rigueur budgétaire, et de discipline. Ceux du sud par contre ont une économie souterraine beaucoup plus importante dont l’effet est de limiter les rentrées fiscales. Avant l’euro, les pays ayant une économie moins bien contrôlée corrigeaient ce déséquilibre par la dévaluation. Cela avait pour effet de baisser le coût des exportations et d’augmenter celui des importations. Ce double effet corrigeait automatiquement les déséquilibres. L’Allemagne a mis un point d’honneur à éliminer l’inflation, mais a réussi son pari par une rigueur absolue. Pour de nombreux autres pays dont la France, l’inflation est un mal nécessaire. Avec elle, les prix augmentent, mais les salaires aussi. L’avantage étant qu’il est possible de moduler ces augmentations dont certaines sont moins rapides que les prix. Psychologiquement chacun a un salaire qui augmente toujours. Sans inflation, il est nécessaire dans certains cas de bloquer les salaires comme ce fut le cas en Allemagne, mais difficilement acceptable ailleurs.

La création de l’euro a été voulue par la France pour essayer de contrôler la puissance économique de l’Allemagne. Avant la réunification, la République Fédérale Allemande était le pays ayant l’économie la plus performante en Europe. François Mittérant a contraint l’Allemagne à la création de l’euro en échange de la réunification. Le coût de cette opération a été très élevé pour les allemands, conduisant une augmentation d’impôts très importantes. Au bout de deux décennies, cette opération a été digérée, et l’Allemagne redevient de plus en plus puissante.

La différence de productivité entre les différents pays de l’euro fait que le système peut fonctionner au début, mais au fur et à mesure que le temps passe, l’écart de productivité s’accroît. A terme, cela devient intenable, et le système explose. Des remèdes provisoires peuvent être apportés, mais le système, mal conçu au départ est condamné à l’échec. Au mieux, il restera une eurozone limitée aux pays ayant des économies comparables. La question restante à résoudre sera celle de la position de la France dont l'économie n'est pas assez efficace pour se rattacher à l'Allemagne. Avant la création de l'euro, le franc s'est continuellement dévalué par rapport au mark. Les habitudes étant difficiles à changer, il est peu probable que la France puisse rester longtemps dans le sillage de son puissant voisin.

vendredi 15 juillet 2011

Écrirons-nous bientôt “chinois” ?

Nous sommes toujours surpris que les chinois arrivent à lire la même écriture alors qu’ils parlent des langues différentes. Les japonais et les chinois arrivent à se comprendre par écrit alors que leurs langues sont totalement dissemblables. La langue écrite chinoise se compose d’idéogrammes alors que les nôtres sont syllabiques, il n’est donc pas nécessaire de prononcer ce qui est écrit.

Nous sommes mondialement dans une voie qui nous conduira peut-être aussi un jour vers une langue écrite composée également de pictogrammes. Il semble que chez nous la première écriture de ce type ait été développée en Europe pour la signalisation routière. Parce que les automobilistes de pays différents parlant des langues différentes pouvaient aller d’un pays à l’autre, il fallait que la signalisation soit compréhensible par tous. Cela a conduit à la création d’un système de panneaux composés de signes compréhensibles par tous. Avec la mondialisation, et le marché unique mondial qui en a découlé, il a été plus commode pour les constructeurs de remplacer les textes écrits par des pictogrammes. On les retrouve maintenant partout, de l’automobile, où tous les indicateurs du tableau de bord sont standardisés grâce à ces symboles, aux vêtements avec leurs étiquettes indiquant les conditions de lavage. L’informatique a fait faire un nouveau bond dans cette direction avec l’abandon de certains textes par des petits dessins explicites facilement compréhensibles, même par des enfants ne sachant pas encore ni lire ni écrire. On retrouve cela dans les téléphones portables, les appareils photos etc.

Le besoin d’une écriture commune est devenu urgent. Il n’est qu’à ce souvenir de la saga du brevet commun européen. Il aurait été simple de choisir un seul texte en anglais, mais les français n’en voulaient évidemment pas. L’obstacle a été partiellement levé avec la possibilité de choisir l’anglais, le français ou l’allemand, mais les italiens et les espagnols se sont sentis offensés et ont refusé d’y participer. Si nous avions une écriture commune, cela ne serait pas produit.

Alors que, dans un premier temps, les pictogrammes n’étaient que des informations pratiques, depuis le développement de l’informatique, on a introduit des « smiley » qui donnent des indications d’une autre nature, on atteint avec eux le niveau des émotions.

À cause des réticences bien compréhensibles à choisir une langue commune pour l’ensemble de l’humanité, il est possible que dans un avenir lointain nous ayons développé une nouvelle langue écrite proche du chinois composée d’idéogrammes compréhensibles par tous.

À moins que d’ici là, la civilisation chinoise nous impose de facto son écriture millénaire…

mardi 31 mai 2011

Le nucléaire et les dirigeables

L'annonce que l'Allemagne va arrêter dans 10 ans ses centrales nucléaires est une décision importante pour nous et de nombreux autres pays. Cette décision politique s'appuie sur le rejet par la population allemande du nucléaire à cause du risque créé par les déchets et les conséquences de l'accident de Fukushima.

Dans l'histoire des technologies, ce n'est pas la première fois qu'une technologie se développe et est abandonnée.

On peut se souvenir de la construction du paquebot France en 1957, mis en service en 1962. C'était un chef-d’œuvre de réussite technologique, mais il arrivait trop tard. Dans les années 1960, les avions à réaction prirent le relais des traversées en paquebot d'une autre époque, à moindre coût, et plus rapidement.

Un peu plus tard, la France et la Grande-Bretagne développèrent ensemble le Concorde, le premier avion supersonique commercial. Il était prévu d'en vendre une centaine. C'était avant le premier choc pétrolier de 1973. Lorsque l'appareil fut mis en service en 1976, malgré le succès technologique, ce fut un échec commercial. Depuis son retrait en 2003, plus aucun autre avion commercial supersonique ne vole.

Dans les années entre les deux grandes guerres, les dirigeables transportèrent des milliers de passagers à travers les océans. Mais l'accident du Zeppelin de 1937 mit fin à leur utilisation. Peu de temps après des avions modernes remplacèrent cette technologie dangereuse.

L'histoire du nucléaire ressemble à celle des dirigeables. Avant le nucléaire, les énergies renouvelables existaient comme les avions avant les dirigeables. Les dirigeables ont disparu, et l'aviation a pris le relais. Le nucléaire va disparaître, et de nouvelles énergies vont prendre la place.

Combien de temps, la France va-t-elle s'obstiner dans une technologie dépassée? La page du nucléaire est déjà tournée, il est temps de s'en rendre compte.

samedi 9 avril 2011

Quel avenir pour la voiture électrique?

La voiture électrique est le Graal de l'automobile, l'objet idéal: plus de pollution, du silence, de la tranquillité. En réalité quand est-il aujourd'hui?

Tout d'abord, le point critique de la voiture électrique est son autonomie. Elle est au mieux en ce moment d'environ 150 kilomètres, et cela en roulant de manière fluide. Si le conducteur choisit une méthode plus sportive, celle-ci va grandement diminuer. En pratique, même avec 150 kilomètres d'autonomie, le conducteur prudent va commencer à rechercher une station de recharge dès les premiers cent kilomètres parcourus, de peur de tomber en panne sèche. Le point important est donc la recharge des batteries.

D'un point de vue économique, il vaut mieux le faire à domicile la nuit. Il faut donc avoir un garage avec une prise électrique, ce qui n'est pas courant dans les parkings d'appartement, encore moins dans la rue. Pour l'instant la seule option est d'avoir une maison individuelle avec garage. Cela limite énormément le nombre de clients potentiels.

Pour résoudre le problème de l'autonomie avec les technologies de batterie actuelles, il faut pouvoir recharger facilement. Or en ce moment, il faut 6 à 8 heures pour faire une recharge complète, et 30 minutes pour une recharge rapide à 80%. On a du mal à imaginer attendre une demi-heure à côté de son véhicule pour repartir.

Une solution a été proposée, elle est en cours de réalisation en Israël, consistant à faire un remplacement automatique des batteries. Ce système peut effectivement fonctionner, mais cela exige des coûts d'installation très importants, et de toute manière peu pratiques.

A l'heure actuelle, le seul marché est celui des flottes telles que celle de la poste ou des grandes sociétés qui peuvent laisser les véhicules le soir dans un garage équipé pour la recharge. L'autre segment est celui des personnes possédant déjà plusieurs véhicules et qui pourront se permettre de payer cher une voiture qu'ils n'utiliseront qu'en appoint.

La voiture électrique coûte cher, malgré les aides gouvernementales, et en plus, il faudra louer les batteries à un prix prohibitif rendant le coût au kilomètre aussi élevé que celui d'un véhicule thermique.

On se rappelle qu'il y a quelques années on nous avait montré des voitures fonctionnant à l'hydrogène, et même des stations de remplissage d'hydrogène. C'était pour bientôt. Bientôt est passé, la voiture à hydrogène n'est toujours pas là.

Dans les années 1990, on avait lancé la voiture électrique, nous en avons vu circuler quelques unes, elles ont rapidement disparu de la circulation.

Aujourd'hui on reparle de la voiture électrique, mais c'est encore un véhicule du futur pour longtemps. La seule solution pour diminuer la pollution des villes est la voiture hybride, de préférence rechargeable. C'est ce qu'ont bien compris Toyota avec la Prius et GM avec la Volt.

dimanche 20 mars 2011

Un chef d'état dans l'histoire?

Un chef d'état doit-il faire une guerre pour entrer dans l'histoire?

Je me souviens qu'à l'école, au collège, au lycée, les cours d'histoire étaient rythmés par les guerres, les batailles et les traités de paix. Alors que j'aimais et aime toujours l'histoire, il fallait se rappeler des dates et des noms de lieu des batailles. J'aurais aimé savoir comment vivaient les gens ordinaires à ces époques passées, où ils habitaient, comment ils s'habillaient, ce qu'ils mangeaient, enfin, simplement ce qui constitue une vie ordinaire. Au contraire, on ne parlait que des rois, des intrigues de cours et des victoires ou défaites militaires.

Parmi les rois qui sont entrés dans l'Histoire, on ne trouve quasiment que ceux qui ont conduit des guerres, victorieuses ou non. On a parlé alors de leur courage, de ce que l'on a fait pour le pays et sa grandeur.

Cela me rappelle une histoire:

Le soleil et le vent décident de faire un concours. Le vent veut prouver qu’il est plus fort que le soleil. Il lui propose un défi :

« Tu vois cet homme qui marche avec son manteau, le gagnant est celui qui arrivera à lui enlever son manteau. »

Le vent se mit à souffler, souffler de plus en plus fort, mais plus il soufflait, plus l’homme s’accrochait à son manteau. Finalement, le vent abandonna. Le soleil se mit alors à briller de plus en plus fort. L’homme ayant de plus en plus chaud enleva son manteau.

Peut-être qu'un jour nos chefs d'état agiront comme le soleil et non pas comme le vent.

mercredi 16 mars 2011

L'énergie nucléaire est-elle nécessaire?

Le drame qui se déroule en ce moment au Japon a déclenché une discussion intense entre tenants et opposants à l'énergie nucléaire. Pour avoir une opinion plus juste des décisions à prendre, il est important de mieux comprendre la situation énergétique en France et dans le monde.

En premier lieu, nous devons comprendre la place de l'énergie nucléaire dans le monde. Elle ne représente que 6% de la totalité de l'énergie consommée, toutes sources confondues. Si cela représente si peu, alors pourquoi utilisons nous le nucléaire?

1- Tout d'abord, il y a tout simplement la découverte scientifique. Une nouvelle source d'énergie ayant été découverte, naturellement les scientifiques ont souhaité la développer.

2- Les centrales nucléaires sont de systèmes complexes nécessitant une surveillance permanente, comme on peut le constater en ce moment au Japon. Même arrêtée, une centrale nucléaire doit être surveillée, contrôlée. Les combustibles usagés doivent rester dans des piscines où elles perdent petit à petit de leur radio-activité. Les déchets ne peuvent pas être mis n'importe où. Il faut les stocker dans de bonnes conditions.

3- Pourquoi la France en particulier, mais aussi les autres pays se sont-ils lancés dans le nucléaire? La réponse est double:

D'une part le nucléaire est le domaine de la bombe atomique, et un pays moderne et puissant "digne de ce nom" pense avoir besoin de l'arme nucléaire. Les recherches civiles servent les besoins militaires et réciproquement. En plus les centrales nucléaires peuvent servir à fabriquer le plutonium nécessaire à certaines armes.

D'autre part dans les années 1970, à la suite du choc pétrolier, un pays comme la France a décidé d'investir à grande échelle dans le nucléaire afin d'assurer son indépendance énergétique. Évidemment, cette indépendance est toute relative, car les voitures, et les usines utilisent plutôt du pétrole et du gaz. L'uranium nécessaire au fonctionnement des centrales vient en quasi-totalité de l'étranger, en particulier du Niger.

4- A la suite de l'accident de Three Miles Island aux États-Unis, puis de Tchernobyl en ex-URSS, la crainte d'un accident nucléaire a énormément freiné son développement. Ne pouvant pas utiliser l'argument de l'indépendance énergétique, une grande campagne a alors été lancée pour réhabiliter le nucléaire civil. La piste utilisée a été celle des gaz à effet de serre. On a trouvé le coupable idéal: le gaz carbonique, il est dangereux pour l'humanité à cause du réchauffement climatique supposé d'origine anthropique. Une alliance de fait entre les pro-nucléaires et les écologistes s'est formée pour accuser les produits carbonés: pétrole, gaz et charbon. 25 ans après Tchernobyl, la partie était quasiment gagnée, les carnets de commande des fabricants de centrales nucléaires se remplissaient, avec d'excellentes perspectives. La catastrophe japonaise a tout bouleversé.

5- Pourquoi gardons nous le nucléaire en France et dans d'autres pays? Vu que le nucléaire ne représente que 6% de l'énergie mondiale consommée, même en augmentant significativement cette proportion, cela ne changera pas grand chose sur la production de gaz carbonique. Plusieurs facteurs expliquent notre attitude vis-à-vis du nucléaire:

Il est évident que pour un pays comme la France, toute l'énergie d'origine nucléaire produite remplace avantageusement le pétrole ou le gaz que l'on aurait dû importer à grand frais avec en plus les risques d'embargo pour une raison ou une autre.

L'industrie du nucléaire est de haute technologie, elle permet à des grands groupes d'avoir un monopole sur ce segment industriel. La France a un système politique, administratif et industriel très centralisé. Notre balance commerciale a besoin de grands groupes pour assurer nos revenus à l'exportation tels que l'automobile, l'aviation, l'espace, l'agriculture, les TGV etc.

6- Peut-on sortir du nucléaire en France? Certainement oui, l'Allemagne st en train de le faire, et a mis toutes ses forces pour réussir. Ce pays est maintenant exportateur net d'électricité! La France peut faire de même, mais évidemment cela prendra plusieurs décennies. C'est un choix politique et industriel.

7- Une catastrophe nucléaire peut-elle se produire en France? Évidemment oui, bien que cela soit très peu probable. Quand l'accident de Three Miles Island s'est produit, personne ne pensait que cela pouvait se produire, pas plus qu'à Tchernobyl ou au Japon. Comme dans tout accident, il se produit quelque chose d'imprévu: une faute de conception ou une erreur humaine. Par exemple depuis plus de cent ans les trains circulent en France, et on connaît bien tous les risques d'accidents possibles, et pourtant il s'en produit encore, bien que très rarement. Quand les centrales nucléaires ont été construites, on a calculé que la probabilité de la chute d'un gros avion sur une centrales était quasi négligeable. Cela était et, est toujours vrai, sauf qu'en 2001, on a vu que des terroristes pouvaient très bien intentionnellement diriger un avion sur une centrale. A ce jour, aucune centrale n'est capable de résister à un tel choc.

8- La seule question que l'on peut se poser est de savoir si nous acceptons ce risque, avec ses avantages et ses inconvénients décrits plus haut dans ce message.

jeudi 10 mars 2011

Pour une taxation des résidences secondaires?

Il est intéressant de noter que l'on construit chaque année des logements, et pourtant, la situation de l'habitation est toujours difficile. Les logements à l'achat sont très élevés, et les locations sont chères. Par ailleurs, remarque qu'il y a de plus en plus de familles qui disposent de plusieurs habitations: la résidence principale plus des logements secondaires qu'elles n'occupent que ponctuellement. Des étrangers achètent des résidences en France, en particulier à Paris et en Côte d'Azur, et font ainsi grimper les prix de l'immobilier.

Une solution pour à la fois amener des finances à l'état et à décourager l'achat de résidences secondaires, serait de les taxer lourdement. Cela permettrait de les mettre à la location.

Peut être serait-il utile d'étudier cette option.

vendredi 7 janvier 2011

Le miracle

La semaine dernière un train est arrivé avec 13 heures de retard à sa destination. Je suis sûr que si j'avais été dans ce train j'aurais pesté contre la SNCF. Mais en y réfléchissant un peu, je me rends compte que ce qu'il y a d'extraordinaire dans notre vie moderne, est justement ce que l'on ne remarque pas. Quand j'appuie sur l'interrupteur la lumière s'allume. Quand je tourne le robinet, l'eau coule, froide, chaude ou tiède à ma convenance. Quand je tourne la clé de ma voiture, le moteur démarre.

Nous vivons dans un monde technologique d'une extrême complexité, que nul cerveau n'a imaginé, mais qui fonctionne quand même presque toujours. C'est un vrai miracle dont personne n'est le responsable, mais en même temps beaucoup de personnes contribuent à faire que cela existe.

dimanche 2 janvier 2011

Conclusion de la conférence de Cancun

La conférence de Cancun sur les changements climatiques a décidé de limiter l'augmentation moyenne de la température de la terre à 2°C. Cette information est intéressante, car elle montre à quel point les données sont inversées.

La température de la terre a toujours changé, et changera toujours. Les facteurs en cause sont nombreux: le soleil, le magnétisme terrestre, les gaz à effet de serre dont certains sont d'origine anthropique et bien d'autres connus et inconnus. On ne peut cependant pas inverser les rôles. La température de la terre n'est qu'une conséquence de ces nombreux paramètres, on ne peut pas affirmer la conséquence d'actions à définir, mais seulement les actions elles-mêmes. On peut diminuer la quantité de gaz carbonique et d'autres gaz à effet de serre d'origine entropique, mais nul ne peut prévoir le résultat de ces actions, d'autant plus que ce ne sont pas seulement ces gaz qui sont à l'origine des changements climatiques.

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