dimanche 12 décembre 2010

Pour un Ministre de la Paix

Il est intéressant de remarquer que dans tous les gouvernements du monde entier les ministres ne s'occupent que de leur propres intérêts. Cela se comprend évidemment, chacun défende ses intérêts. Pourtant au niveau international, il semble que ce serait utile de regarder non seulement son propre point de vue, mais aussi celui de la partie adverse.
C'est là qu'un Ministre de la Paix aurait sa place dans un gouvernement. Il aurait la perspective générale et essaierait d'apporter une perspective globale à un problème donné. Il serait le contre-poids du Ministre de la Défense.

lundi 15 novembre 2010

La vérité scientifique

Madame Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur a récemment demandé à l'Académie des Sciences son opinion sur "le réchauffement climatique". L'Académie a fait des réunions à huis-clos, auditionné des spécialistes, et finalement a publié un rapport consensuel. Tout cela peut sembler logique, puisque l'Académie des Sciences est un organe composé de scientifiques compétents et de renom. Malheureusement, ce n'est pas si clair. La science n'est pas démocratique, elle ne se vote pas, elle n'est pas affaire de compromis. La science est ce qu'elle est, c'est-à-dire que personne ne détient la vérité à cause de sa notoriété. Le passé nous a appris que les instances officielles ont tendances à se tromper, surtout quand les spécialistes donnent leur opinion.

En décembre 1901, Guglielmo Marconi1 a réalisé la première retransmission d'un signal à travers l'Atlantique. Le célèbre Thomas Edison n'y croyait pas. En effet, cela était théoriquement impossible, car les ondes électromagnétiques se déplacent en ligne droite. A cause de la courbure de la terre, elles allaient se perdre dans l'espace ,et ne pas atteindre l'autre côté de l'Atlantique. Or, par chance, il existe autour de la Terre, dans la très haute atmosphère une couche de gaz ionisés, l'ionosphère qui a la propriété de réfléchir les ondes radios. Les scientifiques de l'époque ne la connaissaient pas, et pour eux, on ne pouvait donc pas communiquer directement par ondes radios d'un côté à l'autre de l'Atlantique.

En 1912, Alfred Wegener publie un article dans lequel il décrit la dérive des continents. Il constate des correspondances géologiques entre l'Afrique et l'Amérique du Sud. Sa théorie, bien que reposant sur des bases scientifiques a été rejetée par les géologues pendant un demi-siècle, à cause de calculs montrant que la dérive serait beaucoup trop lente pour se réaliser dans les temps géologiques. Il a fallu attendre une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement du magma pour que finalement la communauté scientifique accepte cette théorie.

Sans aller jusqu'à Galilée, l'histoire nous apprends la prudence en science. Les politiques aimeraient avoir une réponse nette à leur question, mais cela n'est pas possible, et ils doivent prendre leur responsabilité sans se cacher derrière les scientifiques.

mardi 14 septembre 2010

De la violence ordinaire contre les enfants

Quand on parle de violence envers les enfants, on pense immédiatement aux enfants battus, violés etc. Cependant, il existe une violence ordinaire des mots et des gestes qui auront un impact sur leur vie d'adulte. Il suffit de se promener dans les allées d'un supermarché, d'observer parents et enfants dans les aires de jeu pour comprendre cette violence qui est tellement habituelle qu'elle nous paraît normale.

Dans mon enfance, on vendait des martinets dans les commerces, et personne ne se posait la question de savoir si c'était ou non la bonne manière d'éduquer plutôt d'élever ou en réalité de dresser ses enfants. A l'école on nous mettait le bonnet d'âne sur la tête, on recevait des coups de règles sur le bout des doigts, ou encore on se faisait tordre l'oreille. Tout cela était normal.

Aujourd'hui la violence physique a beaucoup diminué, mais la verbale plus subtile est toujours présente. Comment un enfant traité de nul peut il avoir confiance en lui. Pourquoi les parents tirent ils leurs tout petits parce qu'ils n'avancent pas assez vite, alors que leurs petites jambes ne leur permet pas d'atteindre le rythme de celui des parents?

Dans une aire de jeu, on entend sans arrêt deux mots qui ressemblent à un mantra: "non" et "attention". Que comprend l'enfant? D'une part qu'il ne peut rien faire, et d'autre part que tout est dangereux. Le problème, c'est qu'à force de répéter ces mots, l'enfant ne les entend plus, et quand le vrai danger est là, il ne réagira pas à l'appel des adultes. A force de crier au loup au loup... Inconsciemment on lui inculque la peur, or dans la vie, agir sous l'emprise de la peur est la pire des façons de prendre des décisions.

Les adultes sont inquiets et ont peur, c'est cela qu'ils transmettent à leurs enfants. Ne faudrait il pas mieux donner le maximum de liberté à l'enfant pour qu'il découvre par lui-même ses propres limites? Le rôle du parent est de s'assurer qu'il n'y a pas de danger, mais pas en le frustrant sans arrêt. Au contraire en le laissant agir, et découvrir le monde qui l'entoure. C'est en étant lui-même que l'enfant apprendra à être plus tard un adulte bien sur ses deux jambes.

De même les paroles blessantes qui dévalorisent les enfants sont extrêmement préjudiciables. Pourquoi les traiter de nuls? Qu'est ce que cela va leur apporter? Pourquoi le dire? A quoi servent ces paroles inutiles. Il renverse un verre d'eau, et tout de suite c'est un maladroit. Résultat, dans sa tête, il est pour toujours un maladroit, et la prochaine fois il sait qu'il sera incapable de remplir un verre d'eau sans en renverser une partie. La boucle est bouclée, il est vraiment maladroit! Ce serait tellement plus simple de ne rien dire et de l'aider à essuyer l'eau renversée. Il apprendrait au contraire que des accidents existent, mais aussi des solutions réparatrices.

Une attitude remarquable est également celle qui consiste à donner des ordres aux enfants sans explications. La phrase habituelle étant: "c'est maman ou papa qui décide". Ce serait tellement plus simple, et plus gratificateur d'expliquer le pourquoi ou le comment de ce choix. L'enfant comprendrait alors, et accepterait cette décision.

Qu'apprend on le plus à la maison, à l'école ou ailleurs? A obéir! Quelle dé-responsabilisation est-ce! L'enfant doit faire quelque chose parce qu'une autorité l'a décidé, pas parce que c'est important pour telle ou telle raison de le faire. L'obéissance est la pire des options. Avec cette façon de relationner, on n'agit pas par soi-même, mais sous les ordres d'un ordre. En fait on veut faire de nous des petits soldats, et non pas des êtres responsables de leurs actions.

Un enfant pleure, on lui dit d'arrêter de pleurer, au lieu d'écouter sa peine. Il s'est peut être fait mal, il a peut être subit une frustration, une injustice, on ne l'écoute pas. l'enfant est un être complet, simplement il a encore beaucoup à apprendre, et c'est à nous adultes de l'aider dans cette entreprise, à son rythme, et non au notre.

Si nous voulons que le monde change dans le sens de plus de paix, nous devons commencer par éliminer cette violence ordinaire envers nos enfants.

mercredi 25 août 2010

Pourquoi ITER?

On peut à juste titre se poser la question. En effet, ITER est supposé permettre que vers la fin du XXIe siècle, on puise produire de l'énergie électrique de manière quasi illimitée, et résoudre nos problèmes d'approvisionnement énergétique à l'échelle planétaire.

En pratique, il existe de nombreuses solutions alternatives déjà existantes pouvant être développées. On sait produire de l'électricité avec les moyens traditionnels: pétrole, gaz et charbon, avec des réserves pour plusieurs siècles. Il y a la solution nucléaire avec les surgénérateurs de 4ème génération avec un potentiel de plusieurs milliers d'années de combustible, et enfin toutes les ressources renouvelables: soleil, vent, géothermie, courants marins, vagues, etc...

Alors pourquoi ITER? les raisons avancées sont multiples: Pas de génération de gaz à effet de serre, peu de déchets radioactifs. Pas de problème de combustible, puisqu'il utilise de l'hydrogène.

Cependant, d'une part, d'ici la fin du siècle, nous aurons certainement trouvé une solution technologique autre, d'autre part les obstacles scientifiques et technologiques sont quasi insurmontables: réaliser un plasma dense à très haute température et mettre au point des matériaux qui souffriront d'un flux de neutrons extrêmement intense qui les fragiliseront rapidement.

Tous ces obstacles sont peut être surmontables, mais en fin de compte, même si technologiquement on arrive à résoudre l'ensemble de toutes ces difficultés, il n'en reste pas moins que le réacteur final sera au sens propre du terme une usine à gaz. Ce réacteur n'aura rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd'hui avec les centrales classiques ou nucléaires. Pour donner une image simple. Cela reviendrait à comparer une 2CV à une Ferrari.

Personne n'a d'estimation du coût de fonctionnement de ce type de centrale, et dans tous les cas, il faudra une très grande technicité pour les faire fonctionner. Elles seront donc limitées aux pays très développés, et cela ne résoudra pas les problèmes énergétiques de la planète.

Un autre problème de la présence d'ITER, et que la France, et en particulier la région PACA ont mis d'énormes moyens financiers qui ne seront pas disponibles pour d'autres travaux de recherche. Une génération au moins de scientifiques va faire toute sa carrière chez ITER, et ainsi des cerveaux brillants qui auraient pu être mieux employés ailleurs iront faire des travaux sans fin sur ITER.

Il y aura évidemment toujours des retombées technologiques et scientifiques, mais est ce bien nécessaire de mettre tant d'efforts dans un tel projet?

lundi 10 mai 2010

Pour un remembrement des lois

A cours des siècles passés, et plus récemment dans les années 1960-1980, la France a remembré son territoire. En effet à la suite d'héritages successifs les parcelles de terre se sont retrouvées de plus en plus petites et dispersées. Afin d'améliorer les conditions de travail des agriculteurs, les différents gouvernements ont remembré les terres.

Il en est de même avec les lois. Au cours des ans, les lois nouvelles se sont superposées aux lois anciennes, les corrigeant, les annulant, les modifiant. La compréhension des lois est devenue d'une complexité immense qui fait le bonheur des avocats, et le cauchemar des personnes ordinaires. Il est temps de remembrer les lois, afin de les regrouper, de les simplifier, et de faciliter la vie de tout un chacun.

mercredi 21 avril 2010

Le voile, la loi et ses conséquences

Une loi va être promulguée prochainement pour interdire le port du voile intégral dans le domaine public, c'est à dire partout sauf chez soi et dans les lieux privés. Les raisons de cette interdiction sont d'une part la protection de la dignité de la femme, et un problème de sécurité. En fait le deuxième argument a été rajouté plus tard, et n'est pas la raison principale, dans ce cas, il faudrait d'ailleurs interdire le casque intégral!

En ce qui concerne la dignité de la femme, il faut distinguer deux cas, soit la femme en question a fait un choix volontaire et personnel de s'habiller ainsi, soit c'est son mari qui la force. Si c'est son choix, cela signifie que l'État définit la façon dont on doit se vêtir. C'est un peu surprenant, car jusqu'à présent c'est dans l'autre direction que la loi protégeait la population par l'intermédiaire de "l'atteinte à l'ordre public". Il y aura donc une gamme de vêtement que nous serons obligés de porter, ni trop ni trop peu! Si c'est le mari qui impose le port du voile, alors, ce sera la première fois en France où c'est la victime qui est condamnée, et non pas le bourreau. On rentre là dans une direction incompatible avec nos principes fondamentaux;

Le législateur devra réfléchir avant de promulguer cette nouvelle loi qui si elle est rédigée comme prévu ne pourra pas être appliquée.

dimanche 18 avril 2010

Une chance pour la France: la dé-nucléairisation

Il ne faut pas se faire d'illusion, la France n'est plus le grand empire du XIXème siècle. Les temps ont changé, nous ne représentons que 1% de la population mondiale. Nous sommes passés au rang de pays de deuxième zone. Ce qui nous permet en théorie de nous maintenir au milieu des grands, est notre force de dissuasion nucléaire. C'est à dire une arme que nous n'allons pas utiliser, mais qui doit empêcher un ennemi éventuel de nous attaquer.

On peut se demander sérieusement quel pays voudrait nous attaquer? Nous sommes entourés de pays amis. Nous sommes même plus qu'amis, nous sommes ensemble dans l'Europe. Excepté évidemment la Suisse, mais on ne voit pas bien pourquoi ni comment ils nous envahiraient.

Nos ennemis éventuels sont donc beaucoup plus loin: en Corée du Nord ou en Iran? Il est plus que douteux que ces deux pays viennent nous attaquer, ils sont vraiment trop loin.

La stratégie de notre force de dissuasion a un autre objectif, celui de protéger nos intérêts. Cela veut-il dire que nous allons envoyer une bombe atomique si un pays ne veut pas nous vendre son pétrole ou son uranium? Cela semble impossible.

Le président américain Obama s'est lancé sur la voie de la dé-nucléarisation. Malheureusement le président Sarkozy y est opposé. La raison évidente étant que si la France perd son arme nucléaire, elle se retrouvera au niveau politique de l'Italie, de l'Espagne ou de l'Allemagne.

Une autre piste est meilleure pour la France, c'est de choisir le désarmement nucléaire unilatéral pour inciter les autres pays à le faire, et ceux qui aspirent à l'être à abandonner leur projet. La France s'en trouverait agrandie vis à vis de nombreux pays, et encouragerait d'autres à suivre la même voie. En plus, cela nous permettrait d'économiser 7 milliards d'euros par an.

samedi 10 avril 2010

Qui a tué la voiture à hydrogène?

Voici quelques années on nous parlait de la voiture à hydrogène comme la solution au problème de la pollution dans les villes, de la diminution du CO2, bref, c'était extraordinaire. On nous montrait des prototypes qui comme prévu ne produisaient que de l'eau! C'était trop beau pour être vrai.

On ne nous parle plus de cette invention que se passe-t-il?

En fait personne n'a tué la voiture à hydrogène, car elle n'a jamais existé. De nombreuses raisons l'expliquent:

1 - Tout d'abord, l'hydrogène n'est pas une énergie primaire, il n'en existe qu'une demi partie par million dans l'atmosphère, il faut la fabriquer. On peut le faire à partir du pétrole, par électrolyse de l'eau, ou à très haute température dans des réacteurs nucléaires de 4ème génération. Utiliser le pétrole ne fait que déplacer le problème de la pollution par le CO2. De même faire l'électrolyse de l'eau pour produire l'hydrogène est bien connu, mais nécessite de l'énergie électrique. La seule solution est d'utiliser l'énergie nucléaire. La troisième option est un argument de poids pour le développement des centrales de quatrième génération.

2 - Autre point important, le transport et le stockage de l'hydrogène. On peut le mettre sous forme liquide, mais à très basse température, ou sous pression pour minimiser le volume. La liquéfaction n'est pas envisageable pour le grand public, car il faut maintenir le froid pendant des durées trop longues. La seule option pratique est le gaz sous pression. Les options envisagées sont des réservoirs ayant une pression de 600 fois la pression atmosphérique. Il faut savoir que les gaz industriels que l'on voit régulièrement dans des cylindres en acier sont sous une pression de 200 atmosphères seulement. Elles sont transportées et manipulées par des professionnels avec beaucoup de précautions. Le risque dans un véhicule, et le risque d'explosion de ces réservoirs dans des véhicules en cas d'accident.

3 - Alors que mettre de l'essence ou du gazole dans votre voiture est très simple, et pratique, remplir un réservoir sous une pression de 600 atmosphères est compliqué.

4 - Il ne faut pas oublier le risque d'explosion si une fuite se produit dans un parking souterrain. A une certaine concentration d'hydrogène dans l'air, le mélange devient explosif. Pour les terroristes c'est un outil idéal....

Personne n'a tué la voiture à hydrogène, elle n'a jamais existé!

mercredi 24 mars 2010

Simulation et réalité

Il est frappant de remarquer que de plus en plus la télévision reconstitue des évènements dramatiques qui se sont produits et qui n'ont pas étés filmés. Ces images sont plus vraies que nature, et le téléspectateur a l'impression que c'est la réalité.

Dans un autre domaine, les scientifiques font de la simulation pour essayer de comprendre la réalité. Les images souvent animées nous montrent des atomes, des molécules d'une remarquable précision pouvant parfois nous faire rêver. De la même manière les climatologues font des projections qui nous montrent la planète telle qu'elle sera dans 50 ou 100 ans ou plus.

Les reconstitutions de la télévision sont relativement justes car inspirées de faits réels, mais comme dans toute fiction un scénario est utilisé qui mettra l'accent sur tel ou tel fait. Les images de synthèse des scientifiques sont de la même manière sujets aux hypothèses choisies, mais celles-ci ne sont pas souvent décrites en détail, et le résultat montré est complètement dépendant de ces hypothèses. Le modèle peut être très précis, mais complètement faux.

Méfions nous des simulations....

jeudi 4 mars 2010

Les français et le stress

Les français sont stressés, on s'en rend compte facilement. Dans la rue, en voiture, dans les queues aux caisses des supermarchés, au travail, les français sont stressés. La conséquence étant que les français détiennent le record du monde d'utilisation d'antidépresseurs.

Pourtant les français sont ceux qui sont les mieux protégés par un état protecteur, ils ont une des meilleures couverture sociale, et sont parmi ceux qui travaillent le moins, et ont en conséquence le plus de vacances. D'où vient ce paradoxe.

Les français travaillent moins, et doivent donc fournir la même production dans un temps plus court. Ce sont d'ailleurs eux qui ont la meilleure productivité horaire. La conséquence de cette diminution du temps de travail avec la même charge de travail est automatiquement une augmentation du stress. Par exemple avec les 35 heures, des temps de pause ont été supprimées, ce qui a éliminé des espaces de décompression.

Également, la France a à la fois le record du plus petit nombre de jour d'école, mais avec des journées très chargées. Récemment les écoles primaires sont passées de quatre jours et demi par semaine à quatre jours avec le même programme. Encore une fois ici aussi, le stress est mis sur les enfants, les enseignants et les parents.

La conclusion semble être que les français n'aiment pas travailler, et veulent s'en débarrasser le plus vite possible pour passer à leur activité favorite: les vacances. Ne serait il pas mieux d'apprécier à la fois son temps de travail, sans le considérer comme une punition, et son temps de loisir?

mercredi 17 février 2010

Normales et moyennes

Une certaine confusion existe entre les termes :"normal" et "moyenne". Tous les jours la météo compare la température du jour à la "température normale" qui devrait être celle attendue. En fait il n'y a pas de température "normale", il n'y a que des "moyennes", ce qui n'est pas du tout la même chose. Il n'y a jamais eu d'année normale, le climat change constamment. Certains hivers sont doux, d'autres sont froids. La seule option est de faire une moyenne. Mais là aussi le problème se complique, car depuis combien d'années doit-on commencer le calcul. En pratique on prend les données depuis qu'on les connaît, mais cela est tout à fait arbitraire. Le résultat de la moyenne dépendra fortement de la durée utilisée.

Ce qui est vrai en météorologie est aussi vrai pour d'autres domaines. Je mesure 1,60 mètre. Je suis certainement en dehors de la moyenne des français de notre époque, et pourtant je ne pense pas être anormal....

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