mardi 31 mars 2015

La Nasa s'intéresse toujours à la Fusion Froide

Depuis quelques années la Nasa s'intéresse à la fusion froide pour des applications aussi bien de propulsion que d'énergie. Une réunion a eu lieu en février dernier au cours de laquelle le Professeur George Miley de l'Université de l'Illinois a présenté ses résultats de réaction de l'hydrogène sous pression dans des nano particules de nickel.

http://www.lenr-forum.com/forum/index.php/Thread/1289-NETS-2015-Nuclear-and-Emerging-Technologies-for-Space-Sponsored-by-ANS-USRA-NASA/

17 commentaires:

  1. Bonjour,

    entre les dires des grandes institutions et les dires des néo start up LENR ( la plupart , des coquilles vides ? ) , qui va le premier sortir quelque chose de visuellement viable ?
    Peut être ce serait le seul chemin pour intéresser réellement des investisseurs, plutôt que des powerpoint couleurs ?

    Slts David

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. derrière pas mal de startup il y a des chercheurs expérimentés, des procédés établis même si souvent non industriels, ... parfois des brevets...
      on n'est plus à l'époque des usines qui fument...

      parfois même rien n'est secret mais avoir une équipe qui maitrise un procédé fait gagner 6 mois, et fait la différence.

      c'est pas si différent des biotech

      Supprimer
  2. Oui Monsieur Coetmeur, je sais tout le travail de com, positif, que vous faites sur les LENR.
    Oui vous avez raison, derrière les startup, il y a parfois des chercheurs expérimentés, des procédés établis..
    il manque encore toutefois..le "chainon manquant" liant ce brainstorming aux réalités industrielles.
    Je pense qu'on est encore à l'étape ou c'est aux chercheurs de convaincre l'industrie en élaborant des procédés viables au delà des simples expérimentations.
    Les industriels prendront le relais qu'après.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a plus encore.
      non seulement il y a un travail d'industrialisation que vous décrivez bien, mais il faut aussi pour le financer convaincre des acteurs industriels de s'y lancer...
      or la fusion froide c'est un peu comme se jeter d'un avion en bon état de marche... même avec un parachute (et un secours, et 2 moniteurs champion de France) c'est un peu angoissant...

      désintégrer son modèle d'affaire c'est pas naturel pour une grosse entreprise...
      Kodak a bien inventé la photo numérique, identifié et prévu la révolution, mais est resté dans l'avion jusqu'au crash.

      a final quand on a pas d'avion on a plus de liberté à se jeter dans le vide... le secret des startup.
      sinon on peut le fare en groupe , façon UCPA, pour se remonter le moral.

      Supprimer
  3. Je pense au contraire que les industriels ne sont pas si nombreux..
    Aussi ils doivent avoir du mal a faire le ménage entre le vrai de l'ivraie.
    Quand vous voyez des sites pleins de cravates comme LENR Cities, vous vous demandez ou sont les compétences ou est l'argent ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les compétences ne manque pas, le courage si.

      quand on connais l'histoire on vois que tout ce qui se fait de grande entreprise, de labo militaire, nucléaire civil ou militaire, d'agence de R&D, à confirmé localement la réalité du phénomène, mais aussi son inutilité à court terme (jusque récemment).

      Il n'y a même plus d'opposition structurée, hors la peur du qu'en dira t'on, dans les revues scientifiques un peu sérieuse (je passe sur les revues de vulgarisation hupées - SciAm, La Recherche- qui répêtent la rumeur et comme l'admettait le rédacteur en chef de SciAm ne lisent rien mais répètent un consensus oral - http://lenr-canr.org/wordpress/?p=1373).

      c'est la fin, je le vois bien, mais le consensus, la pensée de groupe, l'illusion collective mutuellement assurée que décrit bien Roland Benabou, à une capacité incroyable à résister à la réalité.

      après Hiroshima, le palais de l'Empereur du Japon tentait de négocier un reste de pouvoir pour l'Empereur, et ce n'est que Nagasaki qui a fait comprendre à l'Empereur qu'il n'y avait plus de question possible.

      c'est assez courant, voir systématique.
      Le groupthink partirais d'une malencontreuse erreur "de bonne foi", dans laquelle un groupe dominant s'enferre quand la réalité finalement se révèle soutenir l'hypothèse improbable. Il descend des décideurs (des budgets, des récompebces, des critères, des revues, des embauches, des stratégies) vers les subordonnés... il ne laisse échaper que ceux qui peuvent individuellement tirer parti de la folie collective pour s'enrichir: les entrepreneurs, les sans espoirs, ou les sans risques, et non les académiques. (il y a des scientifiques de chaque coté).

      ici on le vois bien.
      la fusion froide de F&P était incompréhensible pour un physicien, et l'électrochimie comme la calorimétrie de F&P leur volait haut au dessus. les bévues bien compréhensibles par contre de F&P en physique nucléaire donnaient une heuristique facile pour un physicien.
      Il aurait suffit que ce soit un physicien des matériaux, un microélectronicien, un chimiste, qui dirige le DoE pour que ca passe comme une lettre à la poste... mais le projet Manhattan avait mis les physicien nucléaires en haut de la hiérarchie du groupthink, en haut de la chaine alimentaire.

      ceci fait divers chercheurs dans des labos industriels, militaires, finalement pas trop dépendant des budgets décidés par le DoE ou les comités théodules académiques, ni des comité de lecture de Nature&Science, ont plus ou moins survécus aux persécutions.
      Les industriels, les militaires, les asiatiques, ont le voit bien historiquement, n'ont absolument pas acheté le groupthink Ivy-League US, mais ont bien vu que pour les applications il fallait s'accrocher.
      Seuls quelques militaires ont poursuivi, quelque labos privés, les asiatiques, et des poissons pilotes sachant nager adroitement .

      L'argent sera là, mais la ressource rare est le courage de décider. dur de nager contre le courant.

      Supprimer
  4. Bonjour Mr Coetmeur,
    j'espère vous rencontrer à Padoue, on économisera votre plumier électronique en échangeant en live !

    Slts David

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour je me permet une petite intrusion dans ce dialogue . J'aimerai simplement introduire quelques chiffres afin que les choses soient claires pour tous le monde.
    Je suis ingénieur Arts et Métiers et j'ai été en charge des chiffrages des unités de production de PME ainsi que dans un grand groupe automobile. Les chiffres que je vais vous donner sont basés sur mes 25 ans d'expériences dans le domaine.

    Afin d'illustrer mon propos j'ai pris une cible commerciale pour l'E-CAT de M. ROSSI
    cible : le chauffage individuel :
    Soit donc pour une chaudière au fioul ou gaz = 5000€ à 10 000€ d'investissement et une consommation annuelle 2500 à 3000 € (grande maison).
    Pour remplacer cette chaudière par un E_CAT équivalent en puissance l'économie envisagée par l'acheteur pour un invest équivalent de 10 k€ : 1500 à 2000 € annuel
    Soit donc pour un invest de 10000 € , 5 à 7 ans pour rentabiliser son investissement !

    La solution technologique prévue doit donc tenir la concurrence en respect pendant 3 à 4 ans.
    Explication :
    Pour que M. ROSSI parvienne à un prix d'environ 10000€ TTC il va falloir qu'il automatise sa chaine de production:
    soit environ 200Millions € au bas mot d'outillage et de robot pour une production de capacité 100 générateurs par jour.

    Cela nous fait un potentiel de production d'environ 300x100 = 30 000 générateurs par an
    Sur chaque générateur on peut espérer une marge de 2000 €, soit un chiffre d'affaire de 60 millions annuel. Les 200 millions sont amorties en 3 an et demi. La durée de vie du produit doit être de 4 à 5 ans pour réaliser une réelle plus value de l'investissement d'origine. (80 millions sur 5 ans : 16M par an : 8% de rentabilité )

    Le produit de ROSSI va devoir tenir la concurrence en respect pendant 4 ans. Imaginez qu'il sorte un générateur avec un COP de 6 , il a réaliser ses 200 millions d'invest et 1an plus tard un concurrent propose un autre E-cat dont le cop serait de 30 ! (Rossi prétendait atteindre jusqu'a 200 !!! ). Dés lors l'aventure est finie, le consommateur attendra le nouveau et meilleur produit , M. Rossi ne sera pas rentré dans ses investissements.

    Le monde de l'industrialisation n'est pas aussi simple que l'on pourrai le penser .

    Amicalement votre ;

    RépondreSupprimer
  6. Bonsoir mr Anomyne, je connais bien le TCR , vélily, la garenne colombes.
    Vos chiffres sont justes mais dans l'auto on parle surtout de chiffres , de cash flow..mdr..
    Today , une Logan c'est 50% de bénéfices hors couts des lignes de fab..
    On fabrique des bagnoles comme des cafetières, pour la marge!!
    Excuser mais c'est pas excitant votre raisonnement..

    Oui today, on est à la frontière entre le chercheurs purs et durs et l'indus de solution.
    La parole est d'abord à Catia avant excell !
    Today, on peut convertir facilement un moteur de voiture en fusion froide.....
    David FOJT

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excusez moi pour l'anonyme , mon nom est FRANCOIS, mais n'étant pas un habitué des Forums je ne parvenais pas à m'identifier correctement.
      Je reconnais mon coté anti- exitant, et pourtant je suis un passionné de la fusion froide , je suis convaincu que cette invention va nous propulser dans le 3 eme millennaire.
      L'objet de mon propos sur l'industrialisation de ce produit est de souligner pour les non-avertis que la mise sur le marché d'un produit qui n'a jamais eu d'anteriorité (la fameuse page blanche de l'ingénieur) n'est tout simplement qu'une énorme monstruosité ! Des heures de travail à ne plus savoir qu'en faire et des couts prohibitifs ! D'autant plus que nous touchons au domaine de la réaction nucléaire ce qui ne manquera pas de complexifier l'accord de mise sur le marché.
      Il n'est donc pas étonnant que M. ROSSI prenne du temps pour nous présenter le produit définitif.

      Amicalement Votre
      E. FRANCOIS

      Supprimer
  7. Bonsoir,

    Ce que vous dites est tout à fait vrai, mais il est plus que probable que dans un premier temps, le marché ne se fera pas directement en opposition avec les produits existants, mais sur des marchés de niche. C'est ce que fait Tesla Motors avec ses voitures électriques haut de gamme, et petit à petit, ils descendent en gamme, et dans quelques années leur expérience leur permettra d'offrir des véhicules électriques à des prix compétitifs. Une autre option est celle d’Apple qui offre des téléphones haut de gamme, à des prix élevés mais les clients les achètent car ce sont des iphones ou des ipad et même maintenant la montre Apple.

    L'avantage de l'eCat ou de toutes les technologies venant de la fusion froide, est leur nouveauté, le fait qu'ils sont écologiques, et cela peut être un facteur décisif pour certaines personnes. Dans de nombreux cas, le marketing a plus de poids que le gain financier, du moins dans un premier temps.

    Cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A mon sens ,le revers de la médaille de cette méthode ( dites des marchés de niche) est de faire apparaitre les technologie LENR comme des objets de luxe et sans application possible pour le plus grand public ! La stratégie de M. ROSSI de commercialiser d'abord des unités d'un MegaW me parait intérressante (production localisés hors des habitats et du grand public donc des normes moins contraignantes et un aspect de distribution du produit plus facile et plus rentable dans un premier temps ). Il y a également quelques questions auxquelles vous pourrez peut etre répondre :
      A travers ce que j'ai lu et ce que n'ai pas vu écrit , il me semble que le problème qui se pose à propos de la fusion froide est la question de l'emballement du processus . On déclenche facilement la reaction mais l'arret de la sequence qui produit de la chaleur n'a pas l'air aussi instantanée que prévue.
      Est ce bien le cas ? Le controle de la température sur l'unité d'un MW serait donc moins problématique que sur une unité de 10 KW?

      En l'absence de modèle physique de comportement comment peut on garantir qu'il n'y a aucun risque d'emballement de la reaction nucleaire ?

      Enfin les brevets déposé par M. ROSSI ne concerne que le nickel , que se passe t'il si on dépose un brevet sur un autre matériau? Peut on reutiliser son processus mais avec un autre électrode ? Que pensez vous de l'or comme matériau de base?

      Amicalement votre
      E. FRANCOIS

      Supprimer
  8. Bonsoir, les pbs techniques ne sont pas en fait les plus diffIciles à réaliser.
    Le premier serait la convergence entre les chercheurs.
    le second est la passerelle entre le monde de la recherche et celui de l'ingénièrie dont vous faites partie.
    cette passerelle est quasi inexistante et parsemée de vautours avec des sociétés vides...
    David FOJT

    RépondreSupprimer
  9. Bonsoir,

    Effectivement, il est encore trop tôt pour être sûr que l'on peut bien contrôler la réaction. Nojs n'avons pas encore assez de recul. Peut être que Rossi a plus d'expérience sur cet aspect.

    De toute manière, Rossi a de grandes difficultés à faire passer son brevet, et il n'est pas sûr qu'il y arrive. Il est probable que l'on puisse travailer avec d'autres matériaux que le nickel. Il y a encore des dizaines d'années de recherche fondamentale et appliquée à faire.

    Une de mes meilleures expériences avec l'électrolyse du palladium s'est produite quand j'ai par accident déposé un film d'or sur le palladium. Malheureusement, par la suite, je n'ai pas réussi à faire un dépôt d'or aussi parfait.

    RépondreSupprimer
  10. Le Nickel me semble un bon choix industriel pour des applications grand public , et un COP de 10 serait deja très satisfaisant.
    mais en effet les premières expèriences laissent présager la possibilités de créer des électrodes aux potentiels bien supérieure.
    Aux vues des propriétés du Palladium , je parle de sa capacité à piéger l'hydrogène dans son réseau cristallin , ou de ses aspects de catalyseur, pourquoi n'est ce pas lui qui est considéré comme le catalyseur , facilitant les réactions avec le nickel , le platine ou l'or ?

    Ces questions soulignent plus que jamais l'absolue nécessité de la recherche fondamentale !
    A combien estimeriez vous le budget annuel de ce type de recherche ? (Je rencontre parfois le senateur de ma circonscription , cela me permettra toujours d'avoir un chiffre sous la main)
    Nota : Je ne suis pas naif au point de croire que ma seule action suffira , mais en faisant converger une multitude de faisceau nous parviendrons peut etre à faire avancer la recherche.

    Amicalement votre
    E FRANCOIS

    RépondreSupprimer
  11. Bonsoir,

    Des expériences intéressantes ont été faites avec des multi-couches nickel/palladium, et cela a donné de bons résultats. Et effectivement, il y a encore beaucoup de travail de recherche fondamentale qui doit être fait. Nous ne connaissons pas les mécanismes profonds qui gèrent ces réactions.

    Il est difficile de savoir de quel budget nous avons besoin. Cela dépends de l'amplitude du projet. Par contre, il est utile d'activer les politiques, on ne sait jamais.

    Cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci de m'avoir consacré quelques instants , je suis votre reporting sur PADOUE extremement interressant par ailleurs .A bientot ,

      Amicalement
      E .FRANCOIS

      Supprimer

Archives du blog