Le drame qui se déroule en ce moment au Japon a déclenché une discussion intense entre tenants et opposants à l'énergie nucléaire. Pour avoir une opinion plus juste des décisions à prendre, il est important de mieux comprendre la situation énergétique en France et dans le monde.
En premier lieu, nous devons comprendre la place de l'énergie nucléaire dans le monde. Elle ne représente que 6% de la totalité de l'énergie consommée, toutes sources confondues. Si cela représente si peu, alors pourquoi utilisons nous le nucléaire?
1- Tout d'abord, il y a tout simplement la découverte scientifique. Une nouvelle source d'énergie ayant été découverte, naturellement les scientifiques ont souhaité la développer.
2- Les centrales nucléaires sont de systèmes complexes nécessitant une surveillance permanente, comme on peut le constater en ce moment au Japon. Même arrêtée, une centrale nucléaire doit être surveillée, contrôlée. Les combustibles usagés doivent rester dans des piscines où elles perdent petit à petit de leur radio-activité. Les déchets ne peuvent pas être mis n'importe où. Il faut les stocker dans de bonnes conditions.
3- Pourquoi la France en particulier, mais aussi les autres pays se sont-ils lancés dans le nucléaire? La réponse est double:
D'une part le nucléaire est le domaine de la bombe atomique, et un pays moderne et puissant "digne de ce nom" pense avoir besoin de l'arme nucléaire. Les recherches civiles servent les besoins militaires et réciproquement. En plus les centrales nucléaires peuvent servir à fabriquer le plutonium nécessaire à certaines armes.
D'autre part dans les années 1970, à la suite du choc pétrolier, un pays comme la France a décidé d'investir à grande échelle dans le nucléaire afin d'assurer son indépendance énergétique. Évidemment, cette indépendance est toute relative, car les voitures, et les usines utilisent plutôt du pétrole et du gaz. L'uranium nécessaire au fonctionnement des centrales vient en quasi-totalité de l'étranger, en particulier du Niger.
4- A la suite de l'accident de Three Miles Island aux États-Unis, puis de Tchernobyl en ex-URSS, la crainte d'un accident nucléaire a énormément freiné son développement. Ne pouvant pas utiliser l'argument de l'indépendance énergétique, une grande campagne a alors été lancée pour réhabiliter le nucléaire civil. La piste utilisée a été celle des gaz à effet de serre. On a trouvé le coupable idéal: le gaz carbonique, il est dangereux pour l'humanité à cause du réchauffement climatique supposé d'origine anthropique. Une alliance de fait entre les pro-nucléaires et les écologistes s'est formée pour accuser les produits carbonés: pétrole, gaz et charbon. 25 ans après Tchernobyl, la partie était quasiment gagnée, les carnets de commande des fabricants de centrales nucléaires se remplissaient, avec d'excellentes perspectives. La catastrophe japonaise a tout bouleversé.
5- Pourquoi gardons nous le nucléaire en France et dans d'autres pays? Vu que le nucléaire ne représente que 6% de l'énergie mondiale consommée, même en augmentant significativement cette proportion, cela ne changera pas grand chose sur la production de gaz carbonique. Plusieurs facteurs expliquent notre attitude vis-à-vis du nucléaire:
Il est évident que pour un pays comme la France, toute l'énergie d'origine nucléaire produite remplace avantageusement le pétrole ou le gaz que l'on aurait dû importer à grand frais avec en plus les risques d'embargo pour une raison ou une autre.
L'industrie du nucléaire est de haute technologie, elle permet à des grands groupes d'avoir un monopole sur ce segment industriel. La France a un système politique, administratif et industriel très centralisé. Notre balance commerciale a besoin de grands groupes pour assurer nos revenus à l'exportation tels que l'automobile, l'aviation, l'espace, l'agriculture, les TGV etc.
6- Peut-on sortir du nucléaire en France? Certainement oui, l'Allemagne st en train de le faire, et a mis toutes ses forces pour réussir. Ce pays est maintenant exportateur net d'électricité! La France peut faire de même, mais évidemment cela prendra plusieurs décennies. C'est un choix politique et industriel.
7- Une catastrophe nucléaire peut-elle se produire en France? Évidemment oui, bien que cela soit très peu probable. Quand l'accident de Three Miles Island s'est produit, personne ne pensait que cela pouvait se produire, pas plus qu'à Tchernobyl ou au Japon. Comme dans tout accident, il se produit quelque chose d'imprévu: une faute de conception ou une erreur humaine. Par exemple depuis plus de cent ans les trains circulent en France, et on connaît bien tous les risques d'accidents possibles, et pourtant il s'en produit encore, bien que très rarement. Quand les centrales nucléaires ont été construites, on a calculé que la probabilité de la chute d'un gros avion sur une centrales était quasi négligeable. Cela était et, est toujours vrai, sauf qu'en 2001, on a vu que des terroristes pouvaient très bien intentionnellement diriger un avion sur une centrale. A ce jour, aucune centrale n'est capable de résister à un tel choc.
8- La seule question que l'on peut se poser est de savoir si nous acceptons ce risque, avec ses avantages et ses inconvénients décrits plus haut dans ce message.
mercredi 16 mars 2011
jeudi 10 mars 2011
Pour une taxation des résidences secondaires?
Il est intéressant de noter que l'on construit chaque année des logements, et pourtant, la situation de l'habitation est toujours difficile. Les logements à l'achat sont très élevés, et les locations sont chères. Par ailleurs, remarque qu'il y a de plus en plus de familles qui disposent de plusieurs habitations: la résidence principale plus des logements secondaires qu'elles n'occupent que ponctuellement. Des étrangers achètent des résidences en France, en particulier à Paris et en Côte d'Azur, et font ainsi grimper les prix de l'immobilier.
Une solution pour à la fois amener des finances à l'état et à décourager l'achat de résidences secondaires, serait de les taxer lourdement. Cela permettrait de les mettre à la location.
Peut être serait-il utile d'étudier cette option.
Une solution pour à la fois amener des finances à l'état et à décourager l'achat de résidences secondaires, serait de les taxer lourdement. Cela permettrait de les mettre à la location.
Peut être serait-il utile d'étudier cette option.
vendredi 7 janvier 2011
Le miracle
La semaine dernière un train est arrivé avec 13 heures de retard à sa destination. Je suis sûr que si j'avais été dans ce train j'aurais pesté contre la SNCF. Mais en y réfléchissant un peu, je me rends compte que ce qu'il y a d'extraordinaire dans notre vie moderne, est justement ce que l'on ne remarque pas. Quand j'appuie sur l'interrupteur la lumière s'allume. Quand je tourne le robinet, l'eau coule, froide, chaude ou tiède à ma convenance. Quand je tourne la clé de ma voiture, le moteur démarre.
Nous vivons dans un monde technologique d'une extrême complexité, que nul cerveau n'a imaginé, mais qui fonctionne quand même presque toujours. C'est un vrai miracle dont personne n'est le responsable, mais en même temps beaucoup de personnes contribuent à faire que cela existe.
Nous vivons dans un monde technologique d'une extrême complexité, que nul cerveau n'a imaginé, mais qui fonctionne quand même presque toujours. C'est un vrai miracle dont personne n'est le responsable, mais en même temps beaucoup de personnes contribuent à faire que cela existe.
dimanche 2 janvier 2011
Conclusion de la conférence de Cancun
La conférence de Cancun sur les changements climatiques a décidé de limiter l'augmentation moyenne de la température de la terre à 2°C. Cette information est intéressante, car elle montre à quel point les données sont inversées.
La température de la terre a toujours changé, et changera toujours. Les facteurs en cause sont nombreux: le soleil, le magnétisme terrestre, les gaz à effet de serre dont certains sont d'origine anthropique et bien d'autres connus et inconnus. On ne peut cependant pas inverser les rôles. La température de la terre n'est qu'une conséquence de ces nombreux paramètres, on ne peut pas affirmer la conséquence d'actions à définir, mais seulement les actions elles-mêmes. On peut diminuer la quantité de gaz carbonique et d'autres gaz à effet de serre d'origine entropique, mais nul ne peut prévoir le résultat de ces actions, d'autant plus que ce ne sont pas seulement ces gaz qui sont à l'origine des changements climatiques.
La température de la terre a toujours changé, et changera toujours. Les facteurs en cause sont nombreux: le soleil, le magnétisme terrestre, les gaz à effet de serre dont certains sont d'origine anthropique et bien d'autres connus et inconnus. On ne peut cependant pas inverser les rôles. La température de la terre n'est qu'une conséquence de ces nombreux paramètres, on ne peut pas affirmer la conséquence d'actions à définir, mais seulement les actions elles-mêmes. On peut diminuer la quantité de gaz carbonique et d'autres gaz à effet de serre d'origine entropique, mais nul ne peut prévoir le résultat de ces actions, d'autant plus que ce ne sont pas seulement ces gaz qui sont à l'origine des changements climatiques.
dimanche 12 décembre 2010
Pour un Ministre de la Paix
Il est intéressant de remarquer que dans tous les gouvernements du monde entier les ministres ne s'occupent que de leur propres intérêts. Cela se comprend évidemment, chacun défende ses intérêts. Pourtant au niveau international, il semble que ce serait utile de regarder non seulement son propre point de vue, mais aussi celui de la partie adverse.
C'est là qu'un Ministre de la Paix aurait sa place dans un gouvernement. Il aurait la perspective générale et essaierait d'apporter une perspective globale à un problème donné. Il serait le contre-poids du Ministre de la Défense.
C'est là qu'un Ministre de la Paix aurait sa place dans un gouvernement. Il aurait la perspective générale et essaierait d'apporter une perspective globale à un problème donné. Il serait le contre-poids du Ministre de la Défense.
lundi 15 novembre 2010
La vérité scientifique
Madame Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur a récemment demandé à l'Académie des Sciences son opinion sur "le réchauffement climatique". L'Académie a fait des réunions à huis-clos, auditionné des spécialistes, et finalement a publié un rapport consensuel. Tout cela peut sembler logique, puisque l'Académie des Sciences est un organe composé de scientifiques compétents et de renom. Malheureusement, ce n'est pas si clair. La science n'est pas démocratique, elle ne se vote pas, elle n'est pas affaire de compromis. La science est ce qu'elle est, c'est-à-dire que personne ne détient la vérité à cause de sa notoriété. Le passé nous a appris que les instances officielles ont tendances à se tromper, surtout quand les spécialistes donnent leur opinion.
En décembre 1901, Guglielmo Marconi1 a réalisé la première retransmission d'un signal à travers l'Atlantique. Le célèbre Thomas Edison n'y croyait pas. En effet, cela était théoriquement impossible, car les ondes électromagnétiques se déplacent en ligne droite. A cause de la courbure de la terre, elles allaient se perdre dans l'espace ,et ne pas atteindre l'autre côté de l'Atlantique. Or, par chance, il existe autour de la Terre, dans la très haute atmosphère une couche de gaz ionisés, l'ionosphère qui a la propriété de réfléchir les ondes radios. Les scientifiques de l'époque ne la connaissaient pas, et pour eux, on ne pouvait donc pas communiquer directement par ondes radios d'un côté à l'autre de l'Atlantique.
En 1912, Alfred Wegener publie un article dans lequel il décrit la dérive des continents. Il constate des correspondances géologiques entre l'Afrique et l'Amérique du Sud. Sa théorie, bien que reposant sur des bases scientifiques a été rejetée par les géologues pendant un demi-siècle, à cause de calculs montrant que la dérive serait beaucoup trop lente pour se réaliser dans les temps géologiques. Il a fallu attendre une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement du magma pour que finalement la communauté scientifique accepte cette théorie.
Sans aller jusqu'à Galilée, l'histoire nous apprends la prudence en science. Les politiques aimeraient avoir une réponse nette à leur question, mais cela n'est pas possible, et ils doivent prendre leur responsabilité sans se cacher derrière les scientifiques.
En décembre 1901, Guglielmo Marconi1 a réalisé la première retransmission d'un signal à travers l'Atlantique. Le célèbre Thomas Edison n'y croyait pas. En effet, cela était théoriquement impossible, car les ondes électromagnétiques se déplacent en ligne droite. A cause de la courbure de la terre, elles allaient se perdre dans l'espace ,et ne pas atteindre l'autre côté de l'Atlantique. Or, par chance, il existe autour de la Terre, dans la très haute atmosphère une couche de gaz ionisés, l'ionosphère qui a la propriété de réfléchir les ondes radios. Les scientifiques de l'époque ne la connaissaient pas, et pour eux, on ne pouvait donc pas communiquer directement par ondes radios d'un côté à l'autre de l'Atlantique.
En 1912, Alfred Wegener publie un article dans lequel il décrit la dérive des continents. Il constate des correspondances géologiques entre l'Afrique et l'Amérique du Sud. Sa théorie, bien que reposant sur des bases scientifiques a été rejetée par les géologues pendant un demi-siècle, à cause de calculs montrant que la dérive serait beaucoup trop lente pour se réaliser dans les temps géologiques. Il a fallu attendre une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement du magma pour que finalement la communauté scientifique accepte cette théorie.
Sans aller jusqu'à Galilée, l'histoire nous apprends la prudence en science. Les politiques aimeraient avoir une réponse nette à leur question, mais cela n'est pas possible, et ils doivent prendre leur responsabilité sans se cacher derrière les scientifiques.
mardi 14 septembre 2010
De la violence ordinaire contre les enfants
Quand on parle de violence envers les enfants, on pense immédiatement aux enfants battus, violés etc. Cependant, il existe une violence ordinaire des mots et des gestes qui auront un impact sur leur vie d'adulte. Il suffit de se promener dans les allées d'un supermarché, d'observer parents et enfants dans les aires de jeu pour comprendre cette violence qui est tellement habituelle qu'elle nous paraît normale.
Dans mon enfance, on vendait des martinets dans les commerces, et personne ne se posait la question de savoir si c'était ou non la bonne manière d'éduquer plutôt d'élever ou en réalité de dresser ses enfants. A l'école on nous mettait le bonnet d'âne sur la tête, on recevait des coups de règles sur le bout des doigts, ou encore on se faisait tordre l'oreille. Tout cela était normal.
Aujourd'hui la violence physique a beaucoup diminué, mais la verbale plus subtile est toujours présente. Comment un enfant traité de nul peut il avoir confiance en lui. Pourquoi les parents tirent ils leurs tout petits parce qu'ils n'avancent pas assez vite, alors que leurs petites jambes ne leur permet pas d'atteindre le rythme de celui des parents?
Dans une aire de jeu, on entend sans arrêt deux mots qui ressemblent à un mantra: "non" et "attention". Que comprend l'enfant? D'une part qu'il ne peut rien faire, et d'autre part que tout est dangereux. Le problème, c'est qu'à force de répéter ces mots, l'enfant ne les entend plus, et quand le vrai danger est là, il ne réagira pas à l'appel des adultes. A force de crier au loup au loup... Inconsciemment on lui inculque la peur, or dans la vie, agir sous l'emprise de la peur est la pire des façons de prendre des décisions.
Les adultes sont inquiets et ont peur, c'est cela qu'ils transmettent à leurs enfants. Ne faudrait il pas mieux donner le maximum de liberté à l'enfant pour qu'il découvre par lui-même ses propres limites? Le rôle du parent est de s'assurer qu'il n'y a pas de danger, mais pas en le frustrant sans arrêt. Au contraire en le laissant agir, et découvrir le monde qui l'entoure. C'est en étant lui-même que l'enfant apprendra à être plus tard un adulte bien sur ses deux jambes.
De même les paroles blessantes qui dévalorisent les enfants sont extrêmement préjudiciables. Pourquoi les traiter de nuls? Qu'est ce que cela va leur apporter? Pourquoi le dire? A quoi servent ces paroles inutiles. Il renverse un verre d'eau, et tout de suite c'est un maladroit. Résultat, dans sa tête, il est pour toujours un maladroit, et la prochaine fois il sait qu'il sera incapable de remplir un verre d'eau sans en renverser une partie. La boucle est bouclée, il est vraiment maladroit! Ce serait tellement plus simple de ne rien dire et de l'aider à essuyer l'eau renversée. Il apprendrait au contraire que des accidents existent, mais aussi des solutions réparatrices.
Une attitude remarquable est également celle qui consiste à donner des ordres aux enfants sans explications. La phrase habituelle étant: "c'est maman ou papa qui décide". Ce serait tellement plus simple, et plus gratificateur d'expliquer le pourquoi ou le comment de ce choix. L'enfant comprendrait alors, et accepterait cette décision.
Qu'apprend on le plus à la maison, à l'école ou ailleurs? A obéir! Quelle dé-responsabilisation est-ce! L'enfant doit faire quelque chose parce qu'une autorité l'a décidé, pas parce que c'est important pour telle ou telle raison de le faire. L'obéissance est la pire des options. Avec cette façon de relationner, on n'agit pas par soi-même, mais sous les ordres d'un ordre. En fait on veut faire de nous des petits soldats, et non pas des êtres responsables de leurs actions.
Un enfant pleure, on lui dit d'arrêter de pleurer, au lieu d'écouter sa peine. Il s'est peut être fait mal, il a peut être subit une frustration, une injustice, on ne l'écoute pas. l'enfant est un être complet, simplement il a encore beaucoup à apprendre, et c'est à nous adultes de l'aider dans cette entreprise, à son rythme, et non au notre.
Si nous voulons que le monde change dans le sens de plus de paix, nous devons commencer par éliminer cette violence ordinaire envers nos enfants.
Dans mon enfance, on vendait des martinets dans les commerces, et personne ne se posait la question de savoir si c'était ou non la bonne manière d'éduquer plutôt d'élever ou en réalité de dresser ses enfants. A l'école on nous mettait le bonnet d'âne sur la tête, on recevait des coups de règles sur le bout des doigts, ou encore on se faisait tordre l'oreille. Tout cela était normal.
Aujourd'hui la violence physique a beaucoup diminué, mais la verbale plus subtile est toujours présente. Comment un enfant traité de nul peut il avoir confiance en lui. Pourquoi les parents tirent ils leurs tout petits parce qu'ils n'avancent pas assez vite, alors que leurs petites jambes ne leur permet pas d'atteindre le rythme de celui des parents?
Dans une aire de jeu, on entend sans arrêt deux mots qui ressemblent à un mantra: "non" et "attention". Que comprend l'enfant? D'une part qu'il ne peut rien faire, et d'autre part que tout est dangereux. Le problème, c'est qu'à force de répéter ces mots, l'enfant ne les entend plus, et quand le vrai danger est là, il ne réagira pas à l'appel des adultes. A force de crier au loup au loup... Inconsciemment on lui inculque la peur, or dans la vie, agir sous l'emprise de la peur est la pire des façons de prendre des décisions.
Les adultes sont inquiets et ont peur, c'est cela qu'ils transmettent à leurs enfants. Ne faudrait il pas mieux donner le maximum de liberté à l'enfant pour qu'il découvre par lui-même ses propres limites? Le rôle du parent est de s'assurer qu'il n'y a pas de danger, mais pas en le frustrant sans arrêt. Au contraire en le laissant agir, et découvrir le monde qui l'entoure. C'est en étant lui-même que l'enfant apprendra à être plus tard un adulte bien sur ses deux jambes.
De même les paroles blessantes qui dévalorisent les enfants sont extrêmement préjudiciables. Pourquoi les traiter de nuls? Qu'est ce que cela va leur apporter? Pourquoi le dire? A quoi servent ces paroles inutiles. Il renverse un verre d'eau, et tout de suite c'est un maladroit. Résultat, dans sa tête, il est pour toujours un maladroit, et la prochaine fois il sait qu'il sera incapable de remplir un verre d'eau sans en renverser une partie. La boucle est bouclée, il est vraiment maladroit! Ce serait tellement plus simple de ne rien dire et de l'aider à essuyer l'eau renversée. Il apprendrait au contraire que des accidents existent, mais aussi des solutions réparatrices.
Une attitude remarquable est également celle qui consiste à donner des ordres aux enfants sans explications. La phrase habituelle étant: "c'est maman ou papa qui décide". Ce serait tellement plus simple, et plus gratificateur d'expliquer le pourquoi ou le comment de ce choix. L'enfant comprendrait alors, et accepterait cette décision.
Qu'apprend on le plus à la maison, à l'école ou ailleurs? A obéir! Quelle dé-responsabilisation est-ce! L'enfant doit faire quelque chose parce qu'une autorité l'a décidé, pas parce que c'est important pour telle ou telle raison de le faire. L'obéissance est la pire des options. Avec cette façon de relationner, on n'agit pas par soi-même, mais sous les ordres d'un ordre. En fait on veut faire de nous des petits soldats, et non pas des êtres responsables de leurs actions.
Un enfant pleure, on lui dit d'arrêter de pleurer, au lieu d'écouter sa peine. Il s'est peut être fait mal, il a peut être subit une frustration, une injustice, on ne l'écoute pas. l'enfant est un être complet, simplement il a encore beaucoup à apprendre, et c'est à nous adultes de l'aider dans cette entreprise, à son rythme, et non au notre.
Si nous voulons que le monde change dans le sens de plus de paix, nous devons commencer par éliminer cette violence ordinaire envers nos enfants.
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