samedi 21 juillet 2012

Les jeunes d'aujourd'hui


Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, méprisent l'autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu'un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d'engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans

Socrate

lundi 2 juillet 2012

Faire la queue à la poste

Faire la queue à la poste est devenu un casse-tête.

Il y a quelques décennies, entrer dans un bureau de poste était une sorte de loterie, chacun se demandait vers quel guichet se diriger, car chacun d'entre eux avait sa queue devant l'hygiaphone protégeant le préposé. Avec un peu de malchance on se retrouvait derrière un usager qui passait un temps infini à régler son problème, alors que les autres files avançaient.

Voici quelques années, la Poste fit un progrès important en supprimant les files individuelles et les remplaçant par la queue unique qui desservait tous les guichets. Aller chercher sa lettre recommandée dans son bureau de poste ou dans un autre devenait d'un confort extraordinaire. Plus de stress en entrant. C'était presque un plaisir d'y aller.

Malheureusement, récemment, la Poste a modifié ce système simple, et a établi des guichets spécialisés. Dans certains bureaux, il y a des tickets, dans d'autres non, dans certains cas il y a une seule file, dans d'autres plusieurs. La confusion est totale, et le stress est de retour. En voulant donner un aspect convivial aux bureaux de poste, le client entre dans un univers inconnu. A moins d'être un habitué du même bureau, ou aimer aller d'un guichet à l'autre, la situation devient inacceptable pour le quidam moyen qui ne va dans un bureau de poste que lorsqu'il ne peut pas faire autrement.

Monsieur ou Madame La Poste, s'il vous plaît revenez à la queue unique!

mardi 17 avril 2012

La Fusion Froide à Sienne en Italie

La semaine dernière a eu lieu un "workshop" sur la fusion froide à Sienne en Italie, 49 chercheurs étaient présents, venus d'Italie, de France, de Suisse, de Grande-Bretagne, de Russie, du Japon et des Etats-Unis. Il y fut présenté des résultats théoriques et expérimentaux.

Ce qui m'a le plus frappé est le développement par Peter Hagelstein, professeur au MIT, d'une théorie complète expliquant les observations expérimentales. Sa théorie permet de comprendre à la fois les expériences entre palladium et deutérium, mais aussi entre nickel et hydrogène. Par ailleurs son modèle donne des indications précises sur les expériences à réaliser afin de les améliorer.

Côté expérimental, les travaux antérieurs du professeur Piantelli de Bologne ont été présentés. De manière indéniable, des excès de chaleur ont été observés. En particulier un réacteur a fonctionné pendant 8 mois en produisant 60 Watts sans aucun apport extérieur.

Cette réunion a donc été très riche, et préfigure la prochaine conférence internationale qui se tiendra en Corée en août prochain.

samedi 7 janvier 2012

La résidence des députés

En France, les députés sont fréquemment parachutés dans un département ou un autre sans avoir aucune attache particulière pour ce lieu. Cela choque souvent au niveau des appareils politiques locaux. La raison avancée pour justifier cela est que les députés sont les députés de la république, et non pas d'un lieu. Cela est très juste, mais avec cette façon de fonctionner, on peut imaginer que tous les députés de la république soient originaires de la même ville de France. Les députés ne seraient donc plus représentatifs de l'ensemble de la population du pays, mais seulement d'un microcosme.

Il est donc important que la loi oblige les députés à habiter réellement leur lieu d'où ils sont élus.

vendredi 6 janvier 2012

La force de frappe nucléaire, la grande absente des élections présidentielles

Y-a-t-il un consensus français sur la force de frappe nucléaire française? Aucun des candidats de droite ou de gauche ou d'ailleurs n'en parle. Pourtant ce sujet mérite réflexion. L'arme atomique coûte à la France environ 6 milliards d'euros par an, argent dont nous avons grandement besoin.

La bombe atomique française a été développée à l'époque de la guerre froide, où un ennemi était clairement établi. Depuis, la donne a beaucoup changé, et les dangers potentiels de la France ont largement évolué. Nous vivons en Europe dans un environnement pacifique, et la dernière guerre qui s'y est déroulée est celle de l'ex-Yougoslavie, qui n'aurait pas pu être réglée par l'arme suprême. Quels sont donc nos ennemis potentiels actuels? On peut certainement penser à la Corée du Nord et à l'Iran, mais je ne vois vraiment pas pourquoi ces deux pays viendraient nous envahir. Ils en seraient d'ailleurs totalement incapables. Ce qui fait peur en ce moment aux différents gouvernements de tous les pays, est le terrorisme. mais on ne peut pas régler ce genre de guerre avec une bombe atomique.

Alors, pourquoi la France ne serait pas le premier pays à abandonner l'arme nucléaire. Cela donnerait un exemple à suivre aux autres pays nucléarisés, et seraient un argument pour éviter que de nouveaux pays développent la bombe atomique.

lundi 19 décembre 2011

Conditions pour généraliser le nucléaire dans le monde

Les besoins mondiaux en énergie, pour ce siècle et les suivants sont en augmentation constante. On nous dit que bientôt nous n’aurons plus assez de pétrole, de gaz, ou de charbon, que les énergies renouvelables ne seront pas suffisantes. Que la seule solution est le nucléaire. Plus particulièrement, les centrales de quatrième génération fonctionnant sur le principe des surgénérateurs comme Phénix et Super Phénix. Nous aurions ainsi une énergie quasi-illimitée, puisque nous pourrions utiliser l’uranium 238 beaucoup plus abondant que le 235 employé actuellement dans nos centrales.

Ce raisonnement n’est pas exact d’un point de vue macroéconomique, car toutes les situations ne sont pas les mêmes partout dans le monde.

Le nombre de pays capables de posséder des centrales nucléaires est en réalité très faible.

Une centrale nucléaire exige des spécialistes très bien formés et fiables. On peut former un grand nombre de personnes compétentes, mais on ne peut pas être sûr que des facteurs, tels que la corruption, ne vont pas affaiblir le fonctionnement des centrales. On a vu que même au Japon, des irrégularités ont été commises. Plus on augmente le nombre de centrales, plus on accroît statistiquement le risque d'accidents. Il est difficile de trouver des lieux d'installation assurant les conditions de fiabilité suffisantes : eaux de refroidissement, tremblements de terres, autre catastrophes naturelles ou attentats terroristes.

La fabrication du combustible nucléaire nécessite des moyens importants. Peu de pays ont les compétences pour en produire, et le coût serait prohibitif pour nombre d’entre eux.

La gestion des déchets reste un problème majeur dans tous les pays ayant des centrales nucléaires. A ce jour, aucun pays n’a trouvé de solution pérenne. L’Allemagne a subit un échec avec l’enfouissage dans des mines de sel censées tenir des millions d’années, mais qui au bout de quatre décennies seulement ont commencé à se déstabiliser. Les Etats-Unis n’ont pas encore trouvé non plus de solution avec leur site de Yucca Mountain. La France n’en est encore qu’au stade du laboratoire.

Un accident nucléaire ne ressemble à aucun autre. Après l'explosion d'AZF, le site a pu être rapidement réutilisé. Il n'en a pas été de même après Tchernobyl et Fukushima. En comparaison aux autres sources d’énergie, le nucléaire n'a pas fait beaucoup de morts, mais ses dégâts sont d’une autre ampleur. Les répercussions s’étendent à des échelles de continents, tout en interdisant l’accès à l’environnement plus ou moins proche de la catastrophe pendant des décennies voire même des siècles. Les compagnies d'assurance savent très bien qu'un mort coûte moins cher qu'un blessé.

Si le monde se dirigeait vers un grand développement du nucléaire nous aurions trois catégories de pays : ceux qui possèdent l’ensemble de la filière, ceux qui auront les centrales sur leur territoire, mais sans la technologie, et enfin, ceux qui se passeront du nucléaire par choix ou par nécessité.

Tous les pays qui auraient des centrales nucléaires seraient privilégiés car ayant une énergie nucléaire, en théorie peu chère.

Quelques pays dont la France devraient fournir les combustibles, et accepter les déchets de ceux qui auraient des centrales, mais n’auraient pas les technologies nucléaires.

Il faudrait accepter que rarement, mais inexorablement nous ayons des accidents de type Fukushima. Ce risque serait accentué par l’obligation de transporter les combustibles et les déchets vers les pays n’ayant pas les technologies nucléaires.

Les pays n’ayant pas de nucléaire, par choix ou par nécessité, vont forcément trouver d’autres solutions qui au cours du temps vont devenir compétitives.

On ne peut pas extrapoler nos connaissances actuelles sur les découvertes qui seront faites dans les siècles à venir. Il y a un siècle seulement, la science était tout à fait différente de ce qu'elle est devenue. Que savons nous de la science du siècle prochain?

samedi 12 novembre 2011

Une nouvelle source d’énergie : la Fusion Froide ?

Le 14 janvier 2011 à Bologne deux scientifiques italiens on fait une démonstration publique d’un générateur fondé sur la « Fusion Froide ». Andrea Rossi et Sergio Focardi ont montré à un panel de scientifiques un nouveau type de réacteur l’ « E-cat » capable de produire jusqu’à 10 kW d’énergie thermique avec environ 400 Watts de chauffage du système. Plus récemment, ils ont démontré un générateur de 1MW qui a fonctionné pendant plus de cinq heures, sans aucune alimentation, et a fourni 470 kW pendant tout ce temps.

Cette aventure est la concrétisation de plus de 22 ans de recherches. Le 23 mars 1989, les professeurs Stan Pons de l’Université de l’Utah aux Etats-Unis et Martin Fleischmann de l’Université de Southampton en Grande-Bretagne avaient annoncé la découverte d’une nouvelle manière de produire de l’énergie nucléaire propre : la « Fusion Froide ». Ils avaient fait passer du courant électrique dans une cellule contenant deux électrodes, l’une en platine, et l’autre en palladium. Les deux électrodes plongeaient dans un électrolyte composé principalement d’eau lourde. Ils avaient remarqué qu’il se dégageait plus de chaleur que d’énergie électrique qui était appliquée. Cette découverte avait créé de grands remous dans la communauté scientifique. Après quelques semaines de tentatives diverses pour essayer de reproduire ces résultats, le sujet disparu de la science officielle sous les coups des expérimentateurs qui n’avaient pas réussi leurs expériences et des théoriciens qui ne pouvaient pas expliquer ces résultats contraires à leurs modèles classiques.

Depuis lors, une petite centaine de chercheurs de par le monde ont continué les recherches. Les résultats se sont améliorés au cours du temps. Il a été montré des dégagements de chaleur anormaux, des transmutations, la production d’hélium. Alors que la grande majorité des expériences ont été réalisées avec du palladium et de l’eau lourde, Rossi et Focardi ont utilisé un système différent, ils ont mis en contact de l’hydrogène gazeux ordinaire sous pression avec une poudre de nickel auquel était associé un catalyseur. Ce nouveau type de réacteur est un progrèsimportant dans l’utilisation de la fusion froide à des fins industrielles.

Les deux scientifiques ne donnent pas tous les détails de leur invention dont le brevet est en cours de dépôt. La théorie expliquant ces réactions n’existe pas encore. Néanmoins, les inventeurs disent que le nickel se transformerait en cuivre au cours de la réaction. Il se produirait également des rayons gamma qui s’arrêteraient une heure après l’arrêt du réacteur. À la suite de la démonstration du mois de janvier à Bologne, d’autres ont eu lieu, en particulier une, avec des scientifiques suédois qui ont confirmé les mesures de production de chaleur.

Si tout ce qui est annoncé se confirme, le monde va vivre très prochainement un très grand changement dans le domaine de la production d’énergie.

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