vendredi 8 juin 2018

Vendredi 7 juin, 5ème journée ICCF21 Fort Collins Colorado

C'est a dernière journée de cette conférence s'est terminée à midi. La prochaine ICCF22 aura lieu en septembre 2019 en Slovénie.

Storms. "29.2 years of living with Cold Fusion". Il a rappelé toutes ses années de recherche qui ont commencé au centre de recherche nucléaire de Los Alamos. Il a raconté que bien qu'il ait dès le début mesuré des neutrons, ce qui est une spécialité de ce laboratoire, son programme a été complètement arrêté. Il a ensuite construit son propre laboratoire chez lui, ce qui lui a permis de travailler en collaborant avec différents chercheurs.

Biberian. "Experiments". J'ai fait un rappel de l'ensemble de mes travaux actuels divisés en deux groupes, ceux ayant une finalité scientifique et une autre à finalité industrielle. J'ai décrit les expériences d'électrolyse avec ICARUS 9 pour étudier les excès de chaleur, mais aussi les transmutations. J'ai également décrit l'expérience avec des microondes qui produisent des transmutations. D'autre part, j'ai donné les derniers résultats que j'ai obtenu avec des poudres Pd-Ni-ZrO2 avec lesquelles dans le nouveau calorimètre de type Seebeck j'ai obtenu un dégagement de chaleur de 5.5 Watts pendant 8 heures. J'ai aussi rappelé mon intérêt pour les conducteurs protoniques et les transmutations biologiques.

Swartz. "Goal of Cold Fusion". Il a rappelé l'ensemble de ses travaux qui sont allés de ses premières expériences d'électrochimie au nanor. Avec sa méthode de mesure par effet Raman, il a montré qu'il pouvait déterminer les matériaux qui vont donner de les chaleur et ce qui ne vont pas le faire.

Mosier-Boss. "Space Application of a Hybrid Fusion Fission reactor". Elle a montré qu'avec sa méthode de co-déposition, elle pouvait créer des neutrons dont l'énergie était suffisante pour fissionner des noyaux d'uranium naturel pour produire du plutonium. Ce serait une piste pour fabriquer des générateurs que l'on pourrait contrôler instantanément en modulant le courant d'électrochimie.

Forsley. "Space Applications". L'espace a besoin de source d'énergies. Pour l'instant les sondes lointaines utilisent des sources au plutonium qui chauffent et dont la chaleur est transformée en électricité par des convertisseurs thermo-électriques. Ils sont limités à 1kW. L'idée est de développer une technologie qui utiliserait comme alternative la Fusion Froide. Suivant les niveaux de chaleur obtenus, ils pourraient aussi servir à la propulsion.

Meulenberg. "Nuclear Waste Remediation with Femto atos and Molecules". En reprenant la théorie des niveaux profonds d'électrons relativistes, il a proposé que dans certains cas, ces pseudos neutrons pourraient interagir avec des noyaux radioactifs et les déstabiliser en activant leur décomposition.




Jeudi 7 juin, 4ème journée ICC21 Fort Collins Colorado

Cette quatrième journée s'est achevée par un dîner de gala et ce fut aussi l'occasion de remettre la médaille Préparata à Mitchell Swartz.

Ruer; "Considerations on Chemical Reactions on LENR". Il a fait une analyse détaillée des différents accidents qui se sont produits, et il a regardé dans quelle mesure ces accidents ne seraient pas seulement des réactions chimiques. Il a rappelé l'explosion qui s'était produite sur une de mes cellules. Il a montré à quel point ce qui s'est produit était une détonation et non pas une déflagration. Il a aussi analysé le problème de l'électrode de 1cm3 qui a fondu en 1985 et qui avait traversé la surface de travail et creusé un trou dans le ciment du laboratoire. Il a fait un modèle du déchargement d'une électrode en palladium chargée en deutérium. Son modèle montre que les températures observées peuvent attendre 1000°C.

Dong et Li. "Temperature dependence of Excess Heat in gas loading experiments". Ayant réalisé que l'excès de chaleur augmentait avec la température et que la diffusion du deutérium dans le palladium augmentait aussi avec la température, ils ont développé un calorimètre de type Seebeck avec un tube de palladium fermé qui permet à l'hydrogène de rentrer par l'intérieur du tube et d'être pompé par l'extérieur. Ils ont obtenu ainsi de gros excès de chaleur.

Kitagawa. " Direct Joule heating of D-loaded bulk palladium plates in vacuum". Cette équipe a repris une expérience faite il y a plus de 20 ans par Yamagushi, dans laquelle, une feuille de nickel de 30x30x1mm3 chauffée à 1000°C pour recristalliser est ensuite recouverte sur une des faces d'un dépôt d'or. En chauffant cette feuille, Yamagushi avait trouvé des neutrons. Cette nouvelle expérience a confirmé l'ancienne, en obtenant un signal 200 fois celui du bruit de fond. Un excès de chaleur de 0.5Watt a été mesuré, et corrélé au flux de neutrons.

Claytor: "Investigation of Cavitation Effects Related to LENR". Depuis 29 ans Roger Stringham fait des expériences de cavitation avec des cibles métalliques en particulier en palladium dans un système en eau lourde. Pour la première fois son expérience a été confirmée par un autre chercheur. Il a utilisé comme excitation un piezzo à 1.7MHz dans un calorimètre et il a mesuré un excès de 3Watts.

Egeley. "Changes of Isotopic Ratios in Transmutation". Il a montré que la couronne solaire étant beaucoup plus chaude que la surface du soleil, ce n'est pas la surface qui peut chauffer cette couronne. Il a pensé que ce qui était en jeu était en fait un effet de LENR de type "dusty plasma". Pour cela il a montré des vidéos de décharges plasmas dans des fours à micro-ondes. Les images au ralenti montrent des structures organisées.

Fowler. "Development of a Sensitive detection System for the Measurement of Trace Amounts of He-4 in Deuterium or Hydrogen". En vue de pouvoir détecter l'hélium-4 dans une atmosphère de deutérium, ils ont développé un système avec piégeage du deutérium par un piège à l'azote liquide, puis un spectromètre de masse de type analyseur de gaz résiduels. Le système permet de mesurer l'hélium (5.26ppm) dans l'air avec une précision de +/-10%.

Higgins-Letts. "Modeling & Simulation of a gas discharge in a LENR Prototype". Le calorimètre Seebeck de structure symétrique est inséré dans un bloc de cuivre recouvert de 21 modules Seebeck. Il y a aussi 4 résistances chauffantes pour calibrer. Un modèle a été réalisé en utilisant le logiciel SPICE qui fait une équivalence entre transfert de chaleur et éléments électriques. Grâce à ce modèle, des erreurs ont été détectées dans la mesure de l'excès de chaleur.

Kasagi :"Search for gamma rays radiation in Ni-Cu-ZrO2 nano materials and H2 gas system generating large Excess Heat". Au cours des expériences faites avec les poudres de Ni-Cu-ZrO2 ils ont cherché de savoir s'il y avait production de rayons gammas qui pourraient expliquer les excès d'énergie. Après avoir testé différentes énergies, aucune mesure de gamma ne peut expliquer l'excès d'énergie. La seule solution serait que les énergies produites soient inférieures à 50keV.

Fabrice David: "Alternatives to Calorimetry". Il a cherché des méthodes plus simples et plus rapides pour valider la fusion froide. Il a développé une méthode de fabrication de diodes contenant des feuilles de palladium alternées avec un élément semi-conducteur, il espère créer une tension électrique qui ne se produit qu'avec du deutérium. Il a proposé aussi la méthode de Reifenschweiller qui a montré qu'en fonction de la température, le tritium inclus dans du titane disparaît et réapparaît.

Vysotskii. "Effective LENR in Weakly Ionized Gas Under the Action of Optional Pulsed Magnetic Fields and Lightning". Dans une expérience de jet d'eau à 100 Bars de pression, des bulles se produisent et un signal de 85Mhz est détecté. Des impacts de neutrons sont détectés avec du CR39.

Alexandrov. " Nuclear Fusion in Solids Experiments and Theory". Différents métaux ont été étudiés: Pd, Ni, Zn, Mo. D'après sa théorie la masse de l'électron augmente avec la température, ce qui explique les réactions de fusion.

Kovacs. "Electron Mediated Nuclear Chain Reaction". Un excès de chaleur de 30Watts par gramme a été mesuré à 1300°C avec un mélange Ni-Cu-Li.

Brink. "LENR CatalysisIdentification Model". L'idée est qu'il y a formation de petits atomes d'hydrogène de 300-400fm. Ce seraient des atomes de type Rydberg.

Hatt. "Cold Nuclear Transmutation". Un modèle décrit à partir d'un petit nombre de liaisons entre protons et neutrons et particules alpha permet de calculer l'énergie des noyaux.

Tanabe. "Plasmonic Field Enhancement on Planar Metal Surfaces". Suivant son modèle, un champ électrique est concentré quand celui-ci traverse des nano particules.

Yoshimura. "Estimation of Bubble Fusion Requirements during High Pressure High Temperature Cavitation". Avec des pressions de l'ordre de 1000MPa de la sonofusion se produit qui peut produire des neutrons. La température atteinte est de 3x10^8K quand la bulle passe de 100um à 2um.





jeudi 7 juin 2018

Mercredi 6 juin, 3ème journée ICCF21, Fort Collins

Cette 3ème journée est limitée à la matinée, car l'après-midi était consacrée au tourisme.

Storms. "The Loading and Deloading Behaviour of Palladium Hydride".  Les expériences ont été faites avec un calorimètre de type Seebeck. Les cellules électrochimiques sont équipées d'un catalyseur qui permet la recombinaison hydrogène-oxygène. Un énorme travail a été fait pour mesurer les taux de chargement en hydrogène de plusieurs façons: en mesurant la température du catalyseur, en mesurant la quantité d'oxygène qui s'échappe, et par pesée à la fin de l'expérience. le calorimètre a une précision de +/-5mW.

Nee. "Lattice Confinement of Hydrogen in fcc Metals for Fusion Reactions".  Des calculs par DFT ont été faits sur les lacune de palladium dans un réseau PdH. Les calculs ont montré que ces lacune créent un effet d'écrantage électronique.

Hagelstein: "Statistical Mechanics Models for the PdHx and PdDx Phase Diagram with both O-sites and T-sites Occupation. Il a montré que pour fitter les isothermes d'absorption d'hydrogène et deutérium dans le palladium, il faut associer non seulement les sites octaédriques, mais aussi tétraédrique. La transition entre sites-O et sites-T est du deuxième ordre et non pas du premier ordre comme on aurait pu le penser.

Imam. " Fabrication Characterization, and Evaluation of Palladium-Boron Alloys Used in LENR Experiments". Il a fabriqué dans les années 1990 des cathode de palladium avec du bore à 0,25, 0,50 et 0,75%. Ces électrodes ont toutes donné des excès de chaleur chez Miles. Pour réaliser cet alliage, il est parti d'une mousse de palladium 99,999% pur, et le bore était de grande pureté. Après formation de l'alliage, l'électrode a été recuite, et au fur et à mesure, la taille des grains a diminué. Une expérience avec du cérium à la place du bore n'a pas donné de chaleur.

Miles. " Excess heat for Pd-B electrodes". Les expériences ont été faites au laboratoire de China Lake de 1989 à 1995. Comme indiqué par Martin Fleischmann, l'excès de chaleur n'apparaît qu'à partir de 60°C.  Il a remarqué qu'une électrode qui avait été positive une fois ré-utilisée fonctionne encore mieux. En juin 1995, le programme a été arrêté à China Lake. Il pense que le bore a pour rôle d'enlever l'oxygène présent dans le palladium en formant Be2O3.

Egeley. "Electron generation by LENR". Il a montré que dans le passé des inventions ont été oubliées, en particulier la machine de Morlay. Récemment Lockheed-Martin travaille sur un réacteur de fusion transportable sur un camion. Certains inventeurs pensent pouvoir récupérer l'énergie du vide.

Metzler. "Observation of Non-Exponential Decay of X-Ray and gamma lines from Co-57 on Steel plates". D'après la théorie de Hagelstein, l'énergie de réaction LENR se transmet au réseau par création de phonons. Cette même idée devrait fonctionner en sens inverse, c'est-à-dire que des phonons peuvent produire des rayons-X ou gammas. L'expérience avec une plaque d'acier contenant du Co-67 sous l'effet d'une pression mécanique produit une émission intense.

McCarthy. "Light Hydrogen LENR in Copper Alloys". Il a utilisé un alliage cuivre-lithium-bore à 400-900°C dans une atmosphère d'hydrogène. Une fois chargé, l'alliage est rapidement refroidi et immédiatement placé dans un calorimètre de type Seebeck. Des couches alternées de cet alliage chargé et placés entre un diélectrique. Un excès de chaleur a été observé.

Mardi 5 juin, 2ème journée ICCF21 Fort Collins Colorado

Cette deuxième journée était dédiée aux mesures de chaleur, aux transmutations, aux faisceaux ioniques et aux théories.

Tanzella de SRI, "Nanosecond Pulses in the Ni-H2 system". Il a étudié le système développé par la société Brillouin. La théorie expliquant les excès de chaleur est de supposer une capture électronique contrôlée. La cellule est composée d'un tube de céramique avec d'un côté un dépôt de cuivre, et de l'autre un dépôt de nickel. Ils envoient entre ces deux couches des impulsions électriques de haute tension et très courtes. Un excès de chaleur se produit à partir de 350 Volts. Un excès de chaleur de 5Watts a été mesuré pendant 3heures, sous une pression de 8 à 10 atmosphères.

Swartz, "Aqueous and Nanostructured of Main Parameters for AHE Generation in Sub-Microscopic Materials Measurements by Isoperibolic and Air Flow Calorimetry". Il a rappelé qu'à ICCF10, il avait donné une recette pour reproduire les excès de chaleur dans des électrolyses à l'eau lourde. Pour lui, pour que a réaction se produise, il ne faut pas qu'il y ait des bulles. Ils ont obtenu un excès de 70Watts avec un COP de 3 à 4. Il a aussi expliqué que par spectroscopie Raman, la chaleur se produit quand des anti-stokes sont présents. C'est-à-dire quand l'énergie de la lumière incidente reçoit celle d'un phonon.

Celani, ""Steps to Identification of Main Parameters for AHE Generation in Sub-Microscopic Materials Measurements by Isoperbolic and Air-Flow Calorimetry". Il a utilisé des fils de constantan (Cu,Ni,Mo). Il utilise des fils de 200 et 100um. Il rajoute des nœuds avec ce même fil pour créer des gradients de   température. Également, la composition chimique du fil change le long du fil à cause des nœuds.

Staker. "Coupled Calorimetry and Resistivity Measurements in Conjonction with an Emended and More Complete Phase Diagram of the Palladium Isotopic Hydrogen System". Pour lui, l'hydrogène induit des lacunes dans de nombreux métaux et alliages du type: Pd3Vac1H4. Il a montré qu'en plus des phases alpha et béta de l'hydrogène dans le palladium il existait la phase gamma Pd7Vac1H8 et delta Pd3Vac1H4 qui sont constitués avec des lacunes régulières. Il a obtenu un excès de chaleur de 1.2Watt avec 1.2Watt d'entrée, soit un COP de 2.

Beiting. "Investigation of the Nickel-Hydrogen Anomalous Heat Effect". Il travaille pour une association aérospatiale. l a rappelé que la NASA a développé un moteur Sterling pour transformer en électricité la chaleur des sources radioactives. Il suffirait de remplacer cette source par un générateur à Fusion Froide.Il a fabriqué une poudre Ni-Pd-ZrO2 similaire à celle des Japonais, et a obtenu d'excellents résultats. Il a obtenu des chaleurs équivalentes à elle des Japonais, bien que sa calorimétrie soit en fait de la thermométrie. Il est en train de fabriquer un vrai calorimètre.

Biberian. "Anomalous Isotopic Composition of Silver in a Palladium Electrode". J'ai expliqué comment par SIMS dynamique j'ai obtenu un profil de concentration de l'argent montrant que la masse 107 est probablement la seule présente sur une profondeur de 1um.

Fomatcheh-Zamilov. "Synthesis of lanthanides on Nickel Anode". Un faisceau d'électrons de 20keV est envoyé sur une cible de différents matériaux dans une atmosphère d'hydrogène. Le but est de fabriquer des neutrons comme avait prétendu le faire Sternglass. Pour cela les auteurs ont développé un détecteur de neutrons très sensibles. Malgré leurs efforts, ils n'ont pas trouvé de neutrons au dessus du bruit de fond. Une étude détaillée des mesures de Sternglass a montré que ses mesures n'étaient pas statistiquement significatives. Ils ont analysé l'anode en nickel et trouvé des lanthanides, mais il se trouve que cela était dû à des impuretés.

Vysotskii.  "Biological Transmutations". Il a rappelé les travaux de Kervran qui tient une place primordiale dans ce domaine à cause de la quantité de travaux qu'il a réalisé. Il a rappelé que pour Kervran, certaines des réactions comme K+p-->Ca est réversible, ce qui indique que certaines sont exo et d'autres endothermiques. Il a rappelé ses travaux sur la production du fer par la réaction : Mn-55+d-->Fe-57 qu'il a analysé par la technique Mossbauer et aussi par spectrométrie de masse. Depuis il travaille sur les produits radioactifs avec Cs-137-->Ba-138. Les meilleurs résultats sont obtenus avec un milieu de culture contenant du CaCO3.

Nikitin. "Impact of Effective Microorganisms on the Activity of Cs-137 in Soil from the exclusion zone of Tchernobyl". En Biélorussie, depuis 1996 une collaboration a commencé avec le Japon pour nettoyer la radioactivité de Tchernobyl avec des microorganismes. Ils ont été utilisés sous forme liquide et solide mis dans les sols. Le Cs-137 et le Sr-90 ont baissé. Des expériences en laboratoire ont été faites pour s'assurer que la baisse de radioactivité n'était pas simplement due à de la diffusion des produits plus profondément dans les sols. Les mesures en laboratoire ont confirmé les mesures précédentes.

Olafson. "What is Rydberg and Ultra Dense Hydrogen?". Une condensation de Bose-Einstein a été faite avec des atomes de rubidium et de potassium sur une surface pour former des états de Rydberg. La distance entre les ales atomes ultra denses est de 2 à 3um. La résistance électrique est quantifiée et tombe à 1ohm.

Zeiner-Gunderson.  "Hydrogen Reactor for Rydberg Matte and Ultra Dense Hydrogen. A Replication of Leif Holmid". L'expérience précédente faite en Islande a été reproduite en Norvège dans une chambre à vide équipée d'un laser et d'un détecteur à temps de vol avec un bras de 1mètre puis de 2.36 mètres. Il a mesuré la présence de mésons pi et de neutrons quand le faisceau de laser est envoyé sur la surface contenant les atomes de Rydberg.

Czerski. "Influence of Crystal Lattice Defects and the Threshold Resonance on the Deuteron-Deuteron Reaction Rates at Room Temperature". Un faisceau d'ions deutérium est envoyé sur des cibles métalliques: Al, Zr, Ta. Un effet d'écrantage se produit qui amplifie les mesures de réactions jusqu'à 2 fois plus que prévu par la théorie sans introduire l'écrantage.

Li. "Resonant Surface Capture Model". Avec ce modèle de résonance, la courbe de section efficace de la réaction p+Li-6 --> He-3 + He-4 et d+Li-6 --> 2 He-4 a été calculée avec un seul paramètre ajustable.

Paillet-Meulenbberg. "On Highly Relastivitic Electrons".  Lorsque l'électron tombe à un niveau profond, à cause des effets relativistes, sa probabilité de le faire est de l'ordre de 2x10^-9. L'atome femtométrique est similaire à un neutron qui peut réagir avec d'autres atomes. A ces niveaux, l'énergie est de l'ordre de 100MeV. Le modèle présenté permet de résoudre le problème de l'incertitude d'Heisenberg appliqué au noyau.

Stevenson. "Isotope Effects beyond the Electromagnetic Force H-1 and H-2 in Palladium Exhibiting LENR".  C'est la première participation de cette chercheuse. Elle a développé un modèle supposant qu'un atome de deutérium se transforme en di-neutron.

Blake. "Understanding LENR Using QST". Un modèle a été développé en supposant que le noyau est composé de neutrons et protons ayant une forme de buckyball. La liaison entre deux buckyballs se fait soit par les hexagones soit par les pentagones. La perte de masse correspondant à la partie perdue correspond à l'énergie de liaison.

mardi 5 juin 2018

Lundi 4 juin : 1ère journée ICCF21 Fort Collins Colorado

Cette première journée a commencé par une introduction de David Nagel, qui a replacé cette conférence par rapport aux 20 précédentes conférences. ICCF21 est dans la moyenne des conférences précédentes avec 173 participants.

Tom Darden: Créateur de Industrial Heat a rappelé qu'il était venu il y a trois ans à la conférence de Padoue. Il a expliqué qu'il faisait ce qu'il faisait, c'est-à-dire soutenir la Fusion Froide à cause des conséquences des LENR qui devraient en particulier ne pas créer de pollution. Depuis 6 ans ils aident les laboratoires pour arriver à réaliser une expérience reproductible par les laboratoires traditionnels.

Michael McKubre, retraité de SRI a fait une "Technical Perspective". Il a rappelé qu'il avait travaillé trois ans avec Martin Fleischmann à Southampton après sa thèse. C'est parce qu'il le connaissait que dès le début, il s'est lancé dans la fusion froide, d'autant plus qu'il travaillait déjà sur le deutérium dans le palladium. Il a fait un rappel de ce qu'il savait:
  • Le chargement en deutérium en mesurant la résistance de l'électrode, 
  • La mesure du tritium et de l'hélium-3
  • La mesure de l'hélium-4
Il a expliqué qu'il ne peut pas tout mesurer en même temps au cours d'une expérience, il faut donc faire des choix. Il a expliqué qu'il y avait 5 actions: Vérification - Corrélation - Réplication - Démonstration - Utilisation. Pour lui, dès 1992 la preuve de la réalité de la fusion froide avait été faite en particulier par Mel Miles qui avait montré la corrélation entre chaleur et production d'hélium.

Dennis Letts et Dennis Cravens, "Building and testing a high temperature Seebeck calorimeter". Ils ont montré les détails de leur calorimètre Seebeck refroidi à l'air dans lequel ils font des décharges avec 500 Volts et 200mA sous une pression de 10 Torrs de deutérium. Ils ont obtenu de manière régulière des excès de chaleur de 5Watts. Dans leur expérience, ils utilisent une anode de molybdène et comme cathode un dépôt de 7um de palladium sur l'intérieur du tube. La constante de temps du calorimètre est de 2h 30.

Mizuno,: "Glow discharge experiments". La présentation a été faite par Jed Rothwell, car Mizuno n'était pas venu. Dans son expérience, il fait des décharges plasmas pour déposer du nickel et du palladium. Il mesure la chaleur produite avec un refroidissement avec un flux d'air. Il a placé dans son calorimètre deux réacteurs identiques, dont un sert de blanc. Dans les premières expériences, il a obtenu un COP de 2. Avec une nouvelle méthode, il n'a plus que 10 à 30 Watts d'excès de chaleur.

George Miley: "Progress in Cluste Enabled LENR" . Son travail est soutenu financièrement par Industrial Heat. Il a continué sur la piste qu'il avait ouverte en faisant des multi-couches Ni-Pd. Il pense que ds défauts se créent à cause du stress entre deux matériaux. Pour cela il a travaillé avec un système Pd-ZrO2 fabriqué par "arc melting" et ensuite réduit en poudre par "ball milling". Toutes les expériences avec Pd-ZrO2 ont produit des excès de chaleur. Ils ont fait des expériences à la température ambiante de chargement et déchargement du deutérium dans la poudre. Il y a plus de chaleur en chargeant qu'en déchargeant. Ils ont aussi ajouté à l'intérieur de la cellule du CR39 pour détecter la production de neutrons, et effectivement ils ont été observés. Dans l'avenir, ils vont travailler à plus haute température.

Takahashi: "Research Status of Nano-Metal Hydrogen Energy" Cette présentation est la première de trois présentations qui sont les résultats d'une collaboration entre Nissan, Technova et quatre universités dans le cadre du NEDO. Les expériences on été faites avec des alliages Pd-Ni-ZrO2 et Ni-Cu-ZrO2.  Il a rappelé sa théorie qui suppose que 4 deutériums fusionnent simultanément dans une structure tétraédrique. Dans un calorimètre fonctionnant avec un refroidissement à l'huile. Ils introduisent de l'hydrogène ou du deutérium à une pression de 1 à 10 atmosphères. Les expériences vont de l'ambiante à 500°C. Les excès de chaleur observés sont de l'ordre de 5 Watts avec 100g de poudre. Des mesures par Calorimétrie Différentielle montrent qu'il y a un optimum vers 400°C. Ils ont aussi remarqué que l'excès de chaleur augmente après une ré-oxydation de la poudre fabriquée par melt spinning et suivi par une première oxydation.

 Iwamura : "Anomalous Heat Effects Induced by Metal Nanocomposites and Hydrogen Gas". Ce projet rentre dans le cadre du NEDO d'octobre 2015 à octobre 2017. Les meilleurs résultats obtenus sont de 8 Watts. Ils ont remarqué que le système ne fonctionne qu'avec des alliages. Le système Pd-ZrO2 ne fonctionne pas. Une piste de compréhension est de penser que pour qu'il y ait excès de chaleur, il faut des lacunes dans le métal. Cela se produit quand il y a une interface qui produit un stress et donc des lacunes. Avec le palladium seul, il n'y a pas de contraintes, il faut donc chauffer à au moins 800°C pour créer ces lacunes. Ils ont aussi observé des burst de chaleur corrélés avec des augmentation de pression.

Hioki; "XRD and XAFS Analysis for Metal Nanocomposites Used in Anomalous Heat Effect Experiments". 16 expériences en collaboration ont été réalisées avec les mêmes matériaux que ceux décrits par les deux autres auteurs. Il a ensuite parlé de matériaux de type zéolites mésoporeux dans lesquels des nano grains de palladium sont introduits. Ils ont obtenus un excès de 10 Watts pendant 45 jours.

Peter Hagelstein: "Phonon Mediated Excitation Transfer Involving Nuclear Excitation". Il a repris ce qu'il avait dit la veille en montrant que l'on peut produire des rayons-X collimatés.

Vladimir Vysotskii: "Using the Method of Coherent Correlated States for Realization of Nuclear Interaction of Slow Particles with Crystals and Molecules". Il a montré que les réactions de type LENR se produisent grâce à un effet d'états corrélés qui abaissent la barrière Coulombienne.

Zuppero et Dolan: "Electron Quasiparticle Catalysis of Nuclear Reactions". Ils ont montré que dans certaines réactions chimiques un électron est émis avec l'énergie de la réaction. Cette idée a été développée pour des réactions de type LENR. D'après eux, ils arrivent ainsi à expliquer toutes les observations.

 Norman Cook: "The Renaissance in Nuclear PhysicsLENR and Transmutations". Il a développé le problème du principe d'incertitude de Heisenberg qui ne s'applique pas dans le noyau. Il a critiqué l'école de Copenhague pour son interprétation de ce principe d'incertitude.


lundi 4 juin 2018

Dimanche 3 juin jour 0 de ICCF21 à Fort Collins Colorado

Bonjour,

La 21ème conférence ICCF sur la fusion froide va se dérouler à Fort Collins dans le Colorado du lundi 4 au vendredi 8 juin. Les organisateurs ont prévu une première journée le dimanche 3 juin ouverte aux étudiants et aux personnes intéressées pour s'informer sur le sujet de la fusion froide.

Cette première réunion, ainsi que la conférence ont lieu sur le campus universitaire de Fort Collins. Nous sommes logés sur place, et le lieu est absolument remarquable, très moderne, et extrêmement bien entretenu. J'ai envie de redevenir étudiant ici...

 David Nagel a fait le premier exposé: "Introduction and Issues",  Il est l'un des deux co-organisateurs de la conférence avec Steve Katinsky. Il est retraité de la Navy, et enseigne à l'Université George Washington. Il a expliqué la situation de la fusion froide dans le monde, ce qu'il fallait encore développer, et a précisé que les grands industriels étaient dans les starting blocks, prêts à investir. Une des limitations futures pour les applications est le mot soit fusion froide, soit LENR (Low Energy Nuclear Reaction) qui contient le mot nucléaire et qui risque d'être un frein à l'acceptation par le public.

Mike McKubre, récemment retraité de SRI, a fait son exposé sur "Electrochemical loading to produce the Fleischmann and Pons Effect". Il a suggéré aux nouveaux arrivants de lire en premier lieu tout ce qui est déjà publié sur le sujet, particulièrement les travaux réalisés dans les premières années. Martin Fleischmann and Melvin Miles avaient beaucoup échangé par courrier, et ces lettres ont été récemment été publiées par Jed Rothwell (lenr.org). Ces lettres donnent de nombreuses informations pour comprendre comment réussir une expérience de fusion froide. Il a ensuite revu en détails ses propres travaux indiquant les conditions menant au succès.

Jean-Paul Biberian, J'ai exposé les résultats obtenus par moi même et d'autres chercheurs sur le "Gas Loading". J'ai montré que le nickel de dimensions nanométriques était d'un grand intérêt. En particulier le couple nickel nano et hydrogène donne de bons résultats. Au cours d'une expérience de chargement à l'ambiante d'une poudre Ni-Pd-ZrO2, la température est montée à près de 400°C, et l'énergie produite a été de 47kJ bien supérieure à un processus chimique.

Dennis Letts a parlé de "Calorimetry and Heat". Il a détaillé les différents types de calorimètres qu'il a utilisé: isopéribolique et Seebeck. Il a aussi montré ses résultats avec l'utilisation de deux lasers pour exciter la surface de l'électrode de palladium. Le battement en fréquence de ces deux lasers produit un signal dans la gamme des THz, et en balayant cette fréquence, il apparaît des pics correspondant à des fréquences de phonons. Il a aussi évoqué ses travaux avec des décharges plasmas dans du deutérium dans un calorimètre Seebeck. Il a ainsi obtenu des excès de 5 à 7 Watts.

Chino Srinavasan, a exposé les "Transmutations data". Dans certaines situations des transmutations se produisent, en particulier avec des métaux comme le palladium, le nickel et le titane chargé en hydrogène ou deutérium. Il a rappelé les travaux anciens de George Miley et de Mizuno qui indépendamment ont trouvé des produits de transmutation similaires. Il a aussi rappelé les expériences Georges Oshawa d'arcs électriques dans l'eau avec des électrodes de carbone qui ont produit du fer. Il a également évoqué les transmutations biologiques, et la récente conférence sur ce sujet qui s'est déroulée le 18 mai en Corée.

Ashraf Imam a parlé des "Materials Challenges". Il est un spécialiste de métallurgie, et a pu expliquer en détails les différents types de défauts que l'on trouve dans les métaux, et la source de ces défauts créés au cours de leur élaboration, ainsi que la manière de les éliminer par des traitements thermiques. Il a parlé des alliages palladium - bore qu'il a fabriqué et qui ont donné d'excellents résultats. Une information qu'il a donnée et qui m'a frappé, et que la réaction nickel-hydrogène est endothermique, c'est-à-dire qu'il faut fournir de l'énergie pour qu'elle se réalise. Ce qui explique mes propres résultats où l'hydrogène ne rentre pas dans le nickel nano à l'ambiante, mais rentre en chauffant.

Peter Hagelstein du MIT a exposé les "Theoretical Considerations". Il a d'abord rappelé qu'il y avait des centaines d'articles théoriques, mais il s'est surtout intéressé aux travaux initiaux de Schwinger (prix Nobel de physique 1965) et de Préparata. Il a mis l'accent sur le couplage entre réaction énergétique et phonons. Ses expériences récentes tendent à prouver que ce couplage existe dans les deux sens, c'est-à-dire, soit transfert de l'énergie d'une réaction nucléaire en chaleur, soit inversement passage de vibrations du solide en rayons gammas. Il a aussi expliqué que pour lui, il faut des lacunes dans le réseau cristallin pour que les atomes de deutérium puissent fusionner.

Dana Seccombe s'est penché sur les problèmes de commercialisation de la fusion froide. Il a rappelé les enjeux énergétiques mondiaux qui ne peuvent pas être résolus avec les énergies renouvelables. Il a évoqué les qualités de la fusion froide, et les a comparées aux autres sources d'énergies actuellement disponible. Il est clair que les LENR seront bien meilleures dans de nombreux domaines. Il a aussi comparé la situation des LENR à l'industrie des semiconducteurs.

La journée s'est terminée par une réception des participants.

vendredi 18 mai 2018

Une conférence internationale sur les transmutations biologiques

Ce vendredi 18 mai, a eu lieu l'International Conference on the Application of Microorganisms for the Radioactive Waste Treatment. La réunion a eu lieu à Busan en Corée du Sud. Cette conférence a été organisée par le Professeur GunWoong Bahng. 

Seuls 7 exposés on été donnés, cela est dû au fait qu'au niveau mondial, très peu de personnes travaillent sur ce sujet.

Sanghi Rhee, Président du comité sur la politique de recherche de la République Coréenne a introduit la conférence. Il a fait un rappel de l'évolution de la constitution de la Terre, et le rôle des bactéries dans la formation de l'oxygène dans l'atmosphère. Il a expliqué pourquoi alors que dans le désert du Névada, la radioactivité n'a pas baissé après la première explosion nucléaire, celle-ci a très rapidement disparu à Hiroshima et Nagasaki. Pour lui, il n'y avait pas de bactéries dans le désert, alors qu'au Japon il y a des bactéries. Pour lui, ce sont ces bactéries qui ont supprimé la radioactivité. Il a contacté Takashima au Japon, et une expérience a été réalisée à Fukushima qui a montré une baisse de 70% de la radioactivité en deux semaines.

Oleksander Tashyrev,  de l'Institut Zaboltny de Microbiologie et Virologie de l'Académie des Sciences d'Ukraine a présenté sa méthode utilisant la thermodynamique pour comprendre l'accumulation des métaux dans les bactéries.

Vira Govorukha, de l'Académie Nationale des Sciences d'Ukraine et de l'Institut Zaboltny de Microbiology et Virology a montré comment a été mis en place un procédé pour réaliser le procédé d’accumulation des métaux par les bactéries.

Kyu Jin Yum, de la société Coenbio de Corée a expliqué que sa société produisait des bactéries pour nettoyer des sols contaminés. Récemment, il a fait une expérience sur la suppression du Cs-137 par des bactéries. La radioactivité a baissé de 1% par jour. Les travaux continuent.

Jean-Paul Biberian, j'ai fait un rappel historique des transmutations biologiques, et j'ai présenté les différentes expériences que j'a réalisées depuis 20 ans avec des graines et des bactéries montrant à chaque fois des anomalies de composition.

Hideo Kozima, du Laboratoire de Recherche en Fusion Froide au Japon est un théoricien spécialiste en Fusion Froide. Dans son exposé, il a montré comment son modèle qui suppose l'intervention des neutrons peut expliquer aussi bien la Fusion Froide que les Transmutations Biologiques.

Vladimir Vysotskii, du Département de Radiophysique Théorique de l'Université Shevchenko de  Kiev en Ukraine a rappelé l'ensemble de ses travaux montrant les transmutation de manganèse en fer et aussi du Cs-133 en Ba-134 et Cs-137 en Ba-138.

GunWoong Bahng, du Département d'Ingénierie Mécanique SUNY en Corée a décrit une expérience sur l'utilisation d'un complexe de bactéries pour réduire la radioactivité du Cs-137. Il a aussi mentionné que la société Rosatom en Russie travaillait sur la transformation du Cs-137 en Ba-138.

Cette conférence qui n'a duré qu'une journée au vu du très petit nombre de personnes travaillant sur le sujet a été l'occasion de rencontrer l'ensemble des personnes impliquées. Cela a permis aussi de voir qu’officiellement la Corée travaillait sur ce thème avec des financements gouvernementaux. C'est une très bonne nouvelle!

lundi 23 avril 2018

La NASA et Global Energy Corporation

La NASA et la Société Américaine Global Energy Coporation ont signé un accord pour le développement d'un générateur de 10kW utilisant une méthode mixte combinant une réaction de fusion froide suivie d'une réaction de fission.

Des résultats préliminaires ont montré qu'avec des neutrons générés par de la fusion froide, il était possible de fissionner de l'uranium. Un exposé sera fait à ce sujet début juin au cours de la conférence ICCF21 à Fort Collins au Colorado aux Etats-Unis.

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