mardi 5 juin 2018

Lundi 4 juin : 1ère journée ICCF21 Fort Collins Colorado

Cette première journée a commencé par une introduction de David Nagel, qui a replacé cette conférence par rapport aux 20 précédentes conférences. ICCF21 est dans la moyenne des conférences précédentes avec 173 participants.

Tom Darden: Créateur de Industrial Heat a rappelé qu'il était venu il y a trois ans à la conférence de Padoue. Il a expliqué qu'il faisait ce qu'il faisait, c'est-à-dire soutenir la Fusion Froide à cause des conséquences des LENR qui devraient en particulier ne pas créer de pollution. Depuis 6 ans ils aident les laboratoires pour arriver à réaliser une expérience reproductible par les laboratoires traditionnels.

Michael McKubre, retraité de SRI a fait une "Technical Perspective". Il a rappelé qu'il avait travaillé trois ans avec Martin Fleischmann à Southampton après sa thèse. C'est parce qu'il le connaissait que dès le début, il s'est lancé dans la fusion froide, d'autant plus qu'il travaillait déjà sur le deutérium dans le palladium. Il a fait un rappel de ce qu'il savait:
  • Le chargement en deutérium en mesurant la résistance de l'électrode, 
  • La mesure du tritium et de l'hélium-3
  • La mesure de l'hélium-4
Il a expliqué qu'il ne peut pas tout mesurer en même temps au cours d'une expérience, il faut donc faire des choix. Il a expliqué qu'il y avait 5 actions: Vérification - Corrélation - Réplication - Démonstration - Utilisation. Pour lui, dès 1992 la preuve de la réalité de la fusion froide avait été faite en particulier par Mel Miles qui avait montré la corrélation entre chaleur et production d'hélium.

Dennis Letts et Dennis Cravens, "Building and testing a high temperature Seebeck calorimeter". Ils ont montré les détails de leur calorimètre Seebeck refroidi à l'air dans lequel ils font des décharges avec 500 Volts et 200mA sous une pression de 10 Torrs de deutérium. Ils ont obtenu de manière régulière des excès de chaleur de 5Watts. Dans leur expérience, ils utilisent une anode de molybdène et comme cathode un dépôt de 7um de palladium sur l'intérieur du tube. La constante de temps du calorimètre est de 2h 30.

Mizuno,: "Glow discharge experiments". La présentation a été faite par Jed Rothwell, car Mizuno n'était pas venu. Dans son expérience, il fait des décharges plasmas pour déposer du nickel et du palladium. Il mesure la chaleur produite avec un refroidissement avec un flux d'air. Il a placé dans son calorimètre deux réacteurs identiques, dont un sert de blanc. Dans les premières expériences, il a obtenu un COP de 2. Avec une nouvelle méthode, il n'a plus que 10 à 30 Watts d'excès de chaleur.

George Miley: "Progress in Cluste Enabled LENR" . Son travail est soutenu financièrement par Industrial Heat. Il a continué sur la piste qu'il avait ouverte en faisant des multi-couches Ni-Pd. Il pense que ds défauts se créent à cause du stress entre deux matériaux. Pour cela il a travaillé avec un système Pd-ZrO2 fabriqué par "arc melting" et ensuite réduit en poudre par "ball milling". Toutes les expériences avec Pd-ZrO2 ont produit des excès de chaleur. Ils ont fait des expériences à la température ambiante de chargement et déchargement du deutérium dans la poudre. Il y a plus de chaleur en chargeant qu'en déchargeant. Ils ont aussi ajouté à l'intérieur de la cellule du CR39 pour détecter la production de neutrons, et effectivement ils ont été observés. Dans l'avenir, ils vont travailler à plus haute température.

Takahashi: "Research Status of Nano-Metal Hydrogen Energy" Cette présentation est la première de trois présentations qui sont les résultats d'une collaboration entre Nissan, Technova et quatre universités dans le cadre du NEDO. Les expériences on été faites avec des alliages Pd-Ni-ZrO2 et Ni-Cu-ZrO2.  Il a rappelé sa théorie qui suppose que 4 deutériums fusionnent simultanément dans une structure tétraédrique. Dans un calorimètre fonctionnant avec un refroidissement à l'huile. Ils introduisent de l'hydrogène ou du deutérium à une pression de 1 à 10 atmosphères. Les expériences vont de l'ambiante à 500°C. Les excès de chaleur observés sont de l'ordre de 5 Watts avec 100g de poudre. Des mesures par Calorimétrie Différentielle montrent qu'il y a un optimum vers 400°C. Ils ont aussi remarqué que l'excès de chaleur augmente après une ré-oxydation de la poudre fabriquée par melt spinning et suivi par une première oxydation.

 Iwamura : "Anomalous Heat Effects Induced by Metal Nanocomposites and Hydrogen Gas". Ce projet rentre dans le cadre du NEDO d'octobre 2015 à octobre 2017. Les meilleurs résultats obtenus sont de 8 Watts. Ils ont remarqué que le système ne fonctionne qu'avec des alliages. Le système Pd-ZrO2 ne fonctionne pas. Une piste de compréhension est de penser que pour qu'il y ait excès de chaleur, il faut des lacunes dans le métal. Cela se produit quand il y a une interface qui produit un stress et donc des lacunes. Avec le palladium seul, il n'y a pas de contraintes, il faut donc chauffer à au moins 800°C pour créer ces lacunes. Ils ont aussi observé des burst de chaleur corrélés avec des augmentation de pression.

Hioki; "XRD and XAFS Analysis for Metal Nanocomposites Used in Anomalous Heat Effect Experiments". 16 expériences en collaboration ont été réalisées avec les mêmes matériaux que ceux décrits par les deux autres auteurs. Il a ensuite parlé de matériaux de type zéolites mésoporeux dans lesquels des nano grains de palladium sont introduits. Ils ont obtenus un excès de 10 Watts pendant 45 jours.

Peter Hagelstein: "Phonon Mediated Excitation Transfer Involving Nuclear Excitation". Il a repris ce qu'il avait dit la veille en montrant que l'on peut produire des rayons-X collimatés.

Vladimir Vysotskii: "Using the Method of Coherent Correlated States for Realization of Nuclear Interaction of Slow Particles with Crystals and Molecules". Il a montré que les réactions de type LENR se produisent grâce à un effet d'états corrélés qui abaissent la barrière Coulombienne.

Zuppero et Dolan: "Electron Quasiparticle Catalysis of Nuclear Reactions". Ils ont montré que dans certaines réactions chimiques un électron est émis avec l'énergie de la réaction. Cette idée a été développée pour des réactions de type LENR. D'après eux, ils arrivent ainsi à expliquer toutes les observations.

 Norman Cook: "The Renaissance in Nuclear PhysicsLENR and Transmutations". Il a développé le problème du principe d'incertitude de Heisenberg qui ne s'applique pas dans le noyau. Il a critiqué l'école de Copenhague pour son interprétation de ce principe d'incertitude.


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