mercredi 7 juin 2017

Conférence Asti : 2ème jour


La deuxième journée s’est limitée à une demi-journée suivie d’une après-midi avec la session poster et une visite d’une cave.

Iwamura de Tohoku University du Japon a développé les résultats obtenus avec des nano matériaux. Il s’agit d’une collaboration commencée en octobre 2015 qui se terminera en octobre 2017. Il s’agit d’un projet national où la société Technova est leader du projet. Ils ont étudié l’excès de chaleur avec des nano poudres à base de cuivre et nickel dans un calorimètre à flux massique avec comme fluide de l’huile. L’excès de chaleur est obtenu avec l’hydrogène, mais pas avec le deutérium. La poudre est fabriquée par « melt spinning » à Sendai Motor Company. Les échantillons étaient de 100g environ et ont produit 2.47 MJ d’excès. Cette expérience est en parallèle avec celle de Takahashi présentée mardi.

Klimov de Russie a montré un excellent travail avec des plasmoides. Ils ont obtenu des COP de 2 à 10 avec des excès supérieurs à 3kW ! Sur les électrodes ils ont mesuré ds transmutations montrant formation en particulier de potassium, lithium et zinc. Cette expérience montre une grande avancée des Russes dans ce genre de travaux. Apparemment une collaboration est en cours avec des Allemands pour commercialiser le procédé, bien qu’apparemment ce soit difficile.

Francesco Celani de l’IFNM en Italie a fait un rappel de l’ensemble de ces travaux avec des fils de constantan nickel, cuivre molybdène. Il a observé des excès de chaleur par ajout de fer et de potassium. Il a insisté sur le fait qu’il fallait des conditions hors équilibre. Il a obtenu un COP=2 avec 70Watts de chauffage.

David Nagel de l’université George Washington a montré l’état d’avancement de son laboratoire, où ils ont construit une cellule électrochimique qui est également simulée par le logiciel comsol.

Jacques Dufour à Paris a montré les résultats qu’il a obtenu à 1000°C avec du fer et du sodium. Il pense qu’il a transformé 0.524 g des 1.087g de fer au départ en un nouvel élément qui est un atome avec un proton à l’intérieur du nuage électronique du fer. Ce serait un atome de masse très proche de celle du cobalt

Jean-François Geneste de Airbus Group a développé une nouvelle physique s’appuyant sur les travaux de Curie en 1894 qui disait que pour que quelque chose se produise, il devait y avoir de la dissymétrie. Il montre que pour que cela se passe il faut se mettre dans un espace non Arcimédien.

Mitzler et Hagelstein du MIT ont montré leurs tentatives de produire des rayons-X avec des phonons en les excitants par des transducers piézoélectriques. Bien qu’ils n’aient pas eu des résultats positifs du côté des rayons-X, ils ont observé des anomalies avec une perte de cobalt radioactif placé sur la plaque de fer qui sert de résonnateur.


mardi 6 juin 2017

Conférence à Asti: 1er jour

-->Le 12ème International Workshop on Anomalies in Hydrogen Loaded Metals va se dérouler du mardi 6 juin au vendredi 9 juin près d’Asti en Italie. Environ 70 personnes participent à cette conférence venant de 12 pays.

Le premier exposé a été fait par David French, un spécialiste Canadien de la propriété industrielle. Il a expliqué qu’il était nécessaire d’avoir une invention qui fonctionne. Ensuite, il est clair que l’on ne peut pas exclure des faits déjà connus. Finalement, il est très important que la première revendication soit bien écrite. Au moment de la discussion avec l’avocat, il faut vérifier que les revendications soient bien écrites.

Georges Egeley d’Ukraine a fait un exposé sur les découvertes oubliées et leurs effets sur la fusion froide. Il a mentionné les « dusty plasmas » avec des décharges avec 30 à 60 keV dans une atmosphère d’hydrogène. Il a également parlé des travaux de Tesla qui avait en 1931 fabriquait une voiture électrique qui roulait sans rechargement. Par ailleurs Moray à Salt Lake City avait développé un système pour soigner les cancers. Il a aussi discuté des travaux de Papp, Jekkel, Correa et Grey.

Jacques Ruer a réexaminé l’explosion qui s’était produite en 2004 dans une de mes expériences d’électrolyse avec comme cathode un tube de palladium. L’explosion avait complètement détruit le Dewar dans lequel l’expérience avait lieu. Toutes les tentatives pour faire exploser un Dewar similaire en faisant exploser un mélange hydrogène/oxygène n’avait pas abouti à une destruction du Dewar. Jacques Ruer a montré la différence entre déflagration et détonation. Dans une déflagration la flamme se déplace à une vitesse subsonique, alors que dans une détonation la vitesse de la flamme est supersonique et une très haute pression se développe sur le front de flamme. Après avoir fait différents essais, il a réussi à faire exploser des tubes en Pyrex de même diamètre en injectant un mélange hydrogène/oxygène par un tube de petit diamètre. Ceci montre que ce genre d’explosion est probablement tout à fait naturel, et n’est pas lié à un effet de la fusion froide.

Itoh du Japon, a repris l’expérience d’Iwamura de transmutation du césium en praséodyme au cours de la diffusion du deutérium à travers une multicouche palladium CaO avec un dépôt de césium. L’analyse par XPS et SIMS a montré que le praséodyme était produit. Néanmoins les auteurs ont essayé de vérifier par d’autres techniques la réalité de la production de praséodyme, en particulier par RBS.

Akito Takahashi du Japon a relaté les résultats de travaux menés par quatre universités, la société Technova et Nissan. Ils ont travaillé avec des alliages palladium, nickel, cuivre et ZrO2. Ils ont montré ds excès de chaleur de 3 à 10 Watts qui ont duré pendant des semaines.

Alakin de Russie a reproduit une expérience faite en 1922 par Wendt et Irion de production d’hélium au cours de l’explosion de fils de tungstène en faisant passer un courant intense. Ces résultats avaient étés rejetés à l’époque, mais les résultats actuels montrent qu’il y a effectivement production d’hélium.

Dubinko d’Ukraine a reproduit l’expérience de Parkhomov qui montrait un excès de 400 Watts à 1000°C. Il a aussi observé un excès de chaleur avec un mélange Nd90Fe10 avec H2 et D2 à 300°C.
Iwamura du Japon a reproduit l’expérience de Mizuno au cours de laquelle des nano particules de nickel et palladium produits par des décharges plasma. L’excès de chaleur est supérieur avec l’hydrogène qu’avec le deutérium. A 300°C, avec 7 Watts de chauffage, l’excès est de 83%. Des analyses au microscope électronique montrent l’apparition de silicium, sodium et fluor, ainsi que de cadmium.

Tom Claytor, un ancien chercheur de Los Alamos, maintenant à la retraite continue ses travaux de mesure du tritium au cours de décharges avec du palladium et d’autres métaux.  Il a aussi montré la production d’excès de chaleur avec des décharges plasmas avec Pt, Cu et Ni.

Malcom Fowler a montré le nouveau système de spectrométrie de masse qui permet de séparer l’hélium-4 du deutérium qui ont la même masse.

mercredi 24 mai 2017

Un peu d'humour sur les mots

Les mots changent au cours du temps, et si on regarde de près, cela a une signification. Par exemple:

Avant on cherchait du travail, maintenant on cherche un emploi. Cela veut-il dire que l'on veut un emploi pour le salaire, mais sans travailler?

Avant on était malade, c'était clair, maintenant on se met en maladie, mais on n'est pas forcément malade...

Il y a quelques années on s'inquiétait du réchauffement climatique, c'était tout à fait compréhensible, maintenant on s'inquiète du changement climatique, au moins on ne peut pas se tromper, le climat a toujours changé et changera toujours...

mardi 7 mars 2017

Réponse de la Commission européenne à une question d'un parlementaire européen sur les LENR


Réponse donnée par M. Moedas au nom de la Commission

La Commission est consciente des succès annoncés dans le domaine des réactions nucléaires à basse énergie (LENR).

Comme l'a mentionné l'Honorable Parlementaire, ce domaine comprend une vaste gamme de phénomènes apparemment indépendants qui semblent indiquer la possibilité d'événements nucléaires à des niveaux d'énergie relativement faibles, mais cette question est toujours débattue par la communauté scientifique et il n'existe pas d'accord unanime sur les mécanismes expliquant les résultats expérimentaux.

Cependant, apparemment, certains de ces résultats ont été récemment reproduits dans quelques cas par des scientifiques ou des laboratoires réputés.

Cette recherche pourrait en principe être soutenue par le programme « bottom-up » d'Horizon 2020 (1), ou par le Conseil européen de la recherche (2) ou celui des technologies futures et émergentes (3), mais le nombre croissant de preuves et l'investissement croissant des entreprises, et des gouvernements à l'extérieur de l'Europe pourrait en effet exiger un examen et une évaluation approfondis des résultats à ce jour, afin de décider si le financement de la recherche devrait être accordé dans ce domaine.


The EU Framework Programme for Research and Innovation (2014-2020)
(2)https://erc.europa.eu/
(3)http://ec.europa.eu/programmes/horizon2020/en/h2020-section/future-and-emerging-technologies

Voici le lien pour avoir le texte original en anglais:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getAllAnswers.do?reference=E-2016-009616&language=EN

vendredi 20 janvier 2017

Le Revenu Universel: Une utopie?

Depuis quelques jours on parle beaucoup du Revenu Universel. J'ai l'impression que c'est une très bonne idée, mais nous ne sommes pas encore prêt à la mettre en place. Voici quelques raisons pour lesquelles un tel revenu pourrait un jour exister.
  • Au cours des années, les droits des citoyens ont augmenté continuellement: le droit à la santé (sécurité sociale), le droit au logement (aide pour les loyers), le minimum vital (RSA), le droit à l'électricité, le droit à internet haut débit, le droit à un téléphone portable etc. La liste s'allonge régulièrement.
  • Par ailleurs, de nombreuses personnes ne travaillent pas pour différentes raisons: chômage, retraite, personnes malades, mère ou père à la maison...
  • L'automatisation, la robotisation, l'intelligence artificielle etc. font que la société a de moins en moins besoin de personnes qui doivent de travailler pour produire de plus en plus. La productivité augmente régulièrement, et cela se traduit par une baisse du temps de travail. Mais on ne peut pas baisser indéfiniment le temps de travail, car s'il est trop court, on a une baisse d'efficacité. Par exemple, on ferme des cliniques parce qu'elles ne font pas assez d'accouchements, et le personnel n'est plus assez expérimenté.
  • Beaucoup d'emplois sont improductifs, et gênent plutôt ceux qui produisent.
  • La société peut fonctionner avec moins de personnes qui travaillent, mais qui travaillent mieux, avec moins d'administration et de contraintes inutiles.
  • Le revenu universel signifie une autre société où on remplace toutes les aides par un revenu universel qui ira vers les pauvres comme les riches. Les pauvres utiliseront ce revenu minimum pour survivre, et les riches repaieront une partie de ce revenu en impôts.
  • Les personnes qui veulent une vie plus confortable pourront évidemment travailler et avoir une vie différente.
  • Évidemment, nous ne sommes pas encore prêt à ce changement de société, où le travail n'est plus une punition, mais un plaisir pour ceux qui le souhaitent. Les autres qui se contenteront du revenu universel pourront peut être vivre des loisirs passions qui ne rapportent rien, en faisant par exemple: du sport, de la peinture, du théâtre, du cinéma, du bénévolat etc.
  Nous n'en sommes pas encore là, mais dans un avenir plus ou moins lointain, cela pourrait très bien arriver.

vendredi 7 octobre 2016

Session poster du mardi 4 octobre


Voici une partie des posters présentés

O. Azizi a montré l’effet spectaculaire du rajout de mercure dans l’électrolyte pour accroître le chargement en deutérium du palladium. Un ajout de 200pp sous la forme d’une molécule à base de mercure permet d'atteindre un chargement D/Pd=0.99

Georges Egeley de Hongrie a montré les résultats de transmutation obtenus avec son appareillage unique qu’il a développé lui-même utilisant un magnétron de four à micro-onde. Grâce à cet appareillage, il met de la poudre de carbone ultra pure, dans une sphère en quartz, et il déclenche un plasma. Après quelques dizaines de minutes de fonctionnement, la poudre de carbone devient magnétique. Une analyse au microscope électronique montre la présence de nouveaux éléments, en particulier du fer.

Arik El-Boher de l’Université du Missouri a essayé de reproduire l’expérience de Parkhomov avec un mélange nickel/LaAlH4. Malgré 12 tentatives, les résultats ont été tous négatifs.

Peter Hagelstein du MIT a montré les isothermes d’absorption de deutérium dans le palladium qu’il a modélisé en supposant que le deutérium se mettait dans les sites octaédrique, mais aussi dans les tétraédriques. En jouant sur le nombre relatif de ces sites, il a parfaitement reproduit les isothermes expérimentales. Alors que jusqu’à présent on croyait que les sites tétraédriques n’étaient occupés qu’après le remplissage des sites octaédrique, son calcul montre que les deux types de site sont remplis simultanément.

Philippe Hatt de Belgique a développé un modèle du noyau atomique en supposant une structure basée sur les particules alpha, les neutrons et les protons. Il a pu calculer ainsi toutes les énergies de liaison nucléaires.

T. Itoh, a montré la transmutation du Pd-106 en Sn114 par fusion avec 4 noyaux de deutérium dans des expériences de perméation du deutérium à travers des multi-couches Pd/CaO.

Andrew Meulenberg a parlé des raisons physiques de l’existence des DDL les niveaux d’électrons profonds.

Slobodan Stankovic de Suisse a présenté ses travaux sur le gaz de Brown HHO, en montrant les spécificités des torches utilisant ce gaz.

Vendredi 7 octobre, 5ème et dernier jour de ICCF20 à Sendai, Japon



Jinghao He de l’Université du Missouri a décrit une collaboration internationale afin d’étudier la corrélation entre l’environnement local et le champ électromagnétique dans PdHx et PdDx. Il utilise Hg-181 qui se transforme en Ta-181 avec deux émissions gammas, la première isotrope et la deuxième anisotrope. Les échantillons ont été préparés par Vittorio Violante, chargés en Hg-181 au CERN.

Tatsumi Hioki de l’Université de Nagoya au Japon a étudié la stabilisation des nano particules de palladium en atmosphère d’hydrogène. Le palladium est introduit dans des méso pores de zéolites. Il a analysé aux rayons-X la structure cristalline des particules de palladium. Il a remarqué que même après chargement en hydrogène, la taille des cristaux ne change pas. Cela montre que les grains de palladium restent séparés les uns des autres.

Emmanuele Marano de l’Université de Turin en Italie, a étudié par calorimétrie différentielle le chargement en hydrogène et deutérium des alliages Pd-Ni-Zr. Les matériaux sont fabriqués par « melt spinning », puis oxydation. Grâce à la précision de la calorimétrie différentielle, il a pu mettre en évidence les différents stades de l’oxydation. Elle commence à 400°C, et le palladium est stable jusqu’à au moins 500°C. Son calorimètre ne pouvant pas rester à chaud pour de longues durées, il n’a pu mesurer que la chaleur d’absorption de l’hydrogène et du deutérium qui correspond exactement à ce qui est prévu théoriquement.

Conclusion de cette conférence
J’ai beaucoup apprécié cette semaine et demi avec d’abord la réunion en Chine, puis celle du Japon. L’organisation aussi bien à Xiamen qu’à Sendai a été excellente. Par rapport à ICCF19, il y a eu cette année beaucoup plus d’exposés scientifiques, ce qui était plus intéressant. Finalement, il y a eu 145 participants provenant de 19 pays, avec 78 Japonais, 34 Américains, 8 Français, 4 Suisses …. Je pense qu’en dehors de ICCF11 à Marseille, c’est la plus grande délégation française qui soit venue. J’ai été impressionné par le travail effectué au Japon où le sujet est pris très au sérieux, avec un gros programme national, mais aussi des actions privées et au niveau des universités. Il semble que très prochainement l’Inde va se re-réveiller à la Fusion Froide.

Les exposés ont été de grande qualité, aussi bien sur l’expérimentation que sur les théories. Il y a des progrès dans tous les domaines, en électrochimie, mais aussi avec les poudres en phase gaz. L’intérêt des industriels et des financiers continue, ce qui est un bon signe de l’intérêt du sujet.

La suite dans 20 mois à ICCF21 !

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