- Au cours des années, les droits des citoyens ont augmenté continuellement: le droit à la santé (sécurité sociale), le droit au logement (aide pour les loyers), le minimum vital (RSA), le droit à l'électricité, le droit à internet haut débit, le droit à un téléphone portable etc. La liste s'allonge régulièrement.
- Par ailleurs, de nombreuses personnes ne travaillent pas pour différentes raisons: chômage, retraite, personnes malades, mère ou père à la maison...
- L'automatisation, la robotisation, l'intelligence artificielle etc. font que la société a de moins en moins besoin de personnes qui doivent de travailler pour produire de plus en plus. La productivité augmente régulièrement, et cela se traduit par une baisse du temps de travail. Mais on ne peut pas baisser indéfiniment le temps de travail, car s'il est trop court, on a une baisse d'efficacité. Par exemple, on ferme des cliniques parce qu'elles ne font pas assez d'accouchements, et le personnel n'est plus assez expérimenté.
- Beaucoup d'emplois sont improductifs, et gênent plutôt ceux qui produisent.
- La société peut fonctionner avec moins de personnes qui travaillent, mais qui travaillent mieux, avec moins d'administration et de contraintes inutiles.
- Le revenu universel signifie une autre société où on remplace toutes les aides par un revenu universel qui ira vers les pauvres comme les riches. Les pauvres utiliseront ce revenu minimum pour survivre, et les riches repaieront une partie de ce revenu en impôts.
- Les personnes qui veulent une vie plus confortable pourront évidemment travailler et avoir une vie différente.
- Évidemment, nous ne sommes pas encore prêt à ce changement de société, où le travail n'est plus une punition, mais un plaisir pour ceux qui le souhaitent. Les autres qui se contenteront du revenu universel pourront peut être vivre des loisirs passions qui ne rapportent rien, en faisant par exemple: du sport, de la peinture, du théâtre, du cinéma, du bénévolat etc.
vendredi 20 janvier 2017
Le Revenu Universel: Une utopie?
Depuis quelques jours on parle beaucoup du Revenu Universel. J'ai l'impression que c'est une très bonne idée, mais nous ne sommes pas encore prêt à la mettre en place. Voici quelques raisons pour lesquelles un tel revenu pourrait un jour exister.
vendredi 7 octobre 2016
Session poster du mardi 4 octobre
Voici une partie des posters présentés
O. Azizi a montré
l’effet spectaculaire du rajout de mercure dans l’électrolyte pour accroître le
chargement en deutérium du palladium. Un ajout de 200pp sous la forme d’une molécule à base de mercure
permet d'atteindre un chargement D/Pd=0.99
Georges Egeley de
Hongrie a montré les résultats de transmutation obtenus avec son appareillage
unique qu’il a développé lui-même utilisant un magnétron de four à micro-onde.
Grâce à cet appareillage, il met de la poudre de carbone ultra pure, dans une
sphère en quartz, et il déclenche un plasma. Après quelques dizaines de minutes
de fonctionnement, la poudre de carbone devient magnétique. Une analyse au
microscope électronique montre la présence de nouveaux éléments, en particulier
du fer.
Arik El-Boher de
l’Université du Missouri a essayé de reproduire l’expérience de Parkhomov avec
un mélange nickel/LaAlH4. Malgré 12 tentatives, les résultats ont été tous
négatifs.
Peter Hagelstein
du MIT a montré les isothermes d’absorption de deutérium dans le palladium qu’il
a modélisé en supposant que le deutérium se mettait dans les sites octaédrique,
mais aussi dans les tétraédriques. En jouant sur le nombre relatif de ces
sites, il a parfaitement reproduit les isothermes expérimentales. Alors que jusqu’à présent on
croyait que les sites tétraédriques n’étaient occupés qu’après le remplissage
des sites octaédrique, son calcul montre que les deux types de site sont
remplis simultanément.
Philippe Hatt de Belgique
a développé un modèle du noyau atomique en supposant une structure basée sur
les particules alpha, les neutrons et les protons. Il a pu calculer ainsi toutes
les énergies de liaison nucléaires.
T. Itoh, a montré
la transmutation du Pd-106 en Sn114 par fusion avec 4 noyaux de deutérium dans
des expériences de perméation du deutérium à travers des multi-couches Pd/CaO.
Andrew Meulenberg
a parlé des raisons physiques de l’existence des DDL les niveaux d’électrons
profonds.
Slobodan Stankovic
de Suisse a présenté ses travaux sur le gaz de Brown HHO, en montrant les
spécificités des torches utilisant ce gaz.
Vendredi 7 octobre, 5ème et dernier jour de ICCF20 à Sendai, Japon
Jinghao He de l’Université
du Missouri a décrit une collaboration internationale afin d’étudier la
corrélation entre l’environnement local et le champ électromagnétique dans PdHx
et PdDx. Il utilise Hg-181 qui se transforme en Ta-181 avec deux
émissions gammas, la première isotrope et la deuxième anisotrope. Les
échantillons ont été préparés par Vittorio Violante, chargés en Hg-181 au CERN.
Tatsumi Hioki de
l’Université de Nagoya au Japon a étudié la stabilisation des nano particules
de palladium en atmosphère d’hydrogène. Le palladium est introduit dans des méso
pores de zéolites. Il a analysé aux rayons-X la structure cristalline des
particules de palladium. Il a remarqué que même après chargement en hydrogène,
la taille des cristaux ne change pas. Cela montre que les grains de palladium restent
séparés les uns des autres.
Emmanuele Marano
de l’Université de Turin en Italie, a étudié par calorimétrie différentielle le
chargement en hydrogène et deutérium des alliages Pd-Ni-Zr. Les matériaux sont
fabriqués par « melt spinning », puis oxydation. Grâce à la précision
de la calorimétrie différentielle, il a pu mettre en évidence les différents
stades de l’oxydation. Elle commence à 400°C, et le palladium est stable jusqu’à
au moins 500°C. Son calorimètre ne pouvant pas rester à chaud pour de longues
durées, il n’a pu mesurer que la chaleur d’absorption de l’hydrogène et du
deutérium qui correspond exactement à ce qui est prévu théoriquement.
Conclusion de cette
conférence
J’ai beaucoup apprécié cette semaine et demi avec d’abord la
réunion en Chine, puis celle du Japon. L’organisation aussi bien à Xiamen qu’à
Sendai a été excellente. Par rapport à ICCF19, il y a eu cette année beaucoup
plus d’exposés scientifiques, ce qui était plus intéressant. Finalement, il y a
eu 145 participants provenant de 19 pays, avec 78 Japonais, 34 Américains, 8
Français, 4 Suisses …. Je pense qu’en dehors de ICCF11 à Marseille, c’est la
plus grande délégation française qui soit venue. J’ai été impressionné par le
travail effectué au Japon où le sujet est pris très au sérieux, avec un gros
programme national, mais aussi des actions privées et au niveau des universités.
Il semble que très prochainement l’Inde va se re-réveiller à la Fusion Froide.
Les exposés ont été de grande qualité, aussi bien sur l’expérimentation
que sur les théories. Il y a des progrès dans tous les domaines, en
électrochimie, mais aussi avec les poudres en phase gaz. L’intérêt des
industriels et des financiers continue, ce qui est un bon signe de l’intérêt du
sujet.
La suite dans 20 mois à ICCF21 !
jeudi 6 octobre 2016
Jeudi 6 octobre, 4ème jour de ICCF20 à Sendai, Japon
David Nagel de l’Université
Georges Washington aux Etats-Unis a redonné la conférence de Chine.
Wu-Shou Zhang, de
l’Académie des Sciences de Chine a redonné la conférence de Chine.
Jean-Paul Biberian,
Aix-Marseille Université, j’ai redonné une partie de la conférence de Chine, en
détaillant l’état d’avancement de l’expérience en cours, et en montrant qu’il y
avait trois gammes de puissance, analysées suivant l’utilisation de trois
mesures de température à des niveaux différents. L’expérience avec une cathode
de palladium-argent de 100mm de longueur, en cours de chargement. J’ai
également détaillé les résultats obtenus avec les conducteurs protoniques.
Trois indications montrent en moyenne un excès de chaleur de plus de 30%.
Melvin Miles, de
l’Université de Laverne aux Etats-Unis, a redonné sa conférence de Chine.
Konrad Czerski de
l’Université Szczecin de Pologne a montré ses travaux montrant qu’il y avait un
effet d’écrantage des électrons du réseau quand on envoie des ions D+ sur
différentes cibles métalliques. Avec une énergie incidente de 5keV, il a trouvé
pour le tantale 322 Volts, pour le zirconium 300 Volts, pour l’aluminium 190
Volts. Une extrapolation à la température ambiante de la valeur de l’écrantage
pourrait augmenter de 10 ordres de grandeur. Ceci pourrait expliquer pourquoi
la fusion froide est possible. Il a remarqué qu’il était important que la
surface soit propre. Dans le nouveau montage ultravide la surface restera
propre plus longtemps avec des expériences à 1keV.
Yuki Honda, de l’Université
Tohoku a rapporté des résultats similaires à ceux de Czerski. Il a observé pour
le palladium une valeur de 310 Volts, mais pour PdO une valeur de 600 Volts,
indiquant le rôle des électrons de l’oxygène dans l’effet d’écrantage. Une
erreur donnant des erreurs systématiques provenant du taux de chargement en
deutérium de la cible.
Ken Naitoh, de l’Université
de Waseda au Japon a montré des résultats et des simulations de faisceaux de
gaz pulsés dans une chambre où huit (ou plus) jets de gaz se concentrent au
centre de l’enceinte. La température peut atteindre 2000K et 800 atmosphères de
pression. Le fait d’utiliser des faisceaux pulsés, permet que la chaleur ne se
propage pas sur les parois du réacteur. Dans l’avenir, une expérience de fusion
froide va être testée.
Katsuaki Tanabe
de l’Université de Kyoto a montré que lorsqu’on envoie un faisceau laser sur
des nano particules, le champ magnétique s'accroit à l’intérieur de ces particules d’un facteur 10. Dans le cas des nano particules recouvertes d’une
couche métallique le champ pourrait grandir d’un facteur 1000.
Jean-Luc Paillet
d’Aix-Marseille Université a développé la théorie des états électroniques profonds, c’est à
dire qu’en considérant l’effet relativiste, les électrons peuvent tomber à des
niveaux au-dessous du niveau fondamental. Ce serait une étape intermédiaire
avant la fusion.
Andrew Mulenberg,
de Science for Humanity trust, a montré l’implication des électrons en orbites
profondes dans la fusion froide. Il a montré que ces états profonds étaient une
étape vers la fusion froide.
Steward Kurtz, a
parlé des états d’énergie fractionnaires de l’énergie de l’atome d’hydrogène.
Pour lui, les niveaux vont de n=137, 136, …2,.1, ½, 1/3….1/136, à n=1/137. Le
rayon atomique de l’hydrogène passant de 7.25 nm pour n=137, à 386fm pour
n=1/137.
La journée s’est terminée par le traditionnel dîner de gala.
A cette occasion, il a été annoncé que ICCF21 aura lieu en juin 2018 à Raleigh
en Caroline du Nord, organisée par Industrial Heat. Il y aura aussi un Workshop
à Sienne en Italie en mai 2017.
mercredi 5 octobre 2016
Mercredi 5 octobre, troisième jour de ICCF20 à Sendai, Japon
Jirohita Kasagi,
de l'Université Tohoku a voulu confirmer les résultats d'Iwamura
des transmutations du Cs-133 en Pr-141 au cours de la diffusion du
deutérium à travers des multicouches de palladium et CaO. Les
mesures faites par différentes techniques, telles que : XPS,
ICP-MS, TOF-SIMS. Il y a trois ans, les laboratoires de Toyota ont
reproduit avec succès ces résultats par ICP-MS seulement. Cette
découverte n'est pas acceptée par la communauté des chercheurs de
physique nucléaire. Il a tété donc décidé de faire une
expérience de Rutherford Back Scattering (RBS) pour vérifier la
formation de praséodyme. L'expérience a été faite à l'Université
Tohoku. Effectivement un pic a été observé qui correspondrait au
praséodyme, mais de faible intensité.
Mahadeva
Srinavasan de l'Inde a rapporté les résultats obtenus par K. P.
Rajeev au cours d'une expérience d'électrolyse du nickel. La
cathode était un fil de nickel de 0.è(mm de diamètre dans une
solution K2CO3. Après l'expérience, ils ont mesuré par SIMS du
cuivre, du rhodium, du zirconium et du fer, ainsi que du nickel dont
les isotopes 60 et 62 ont baissé.
Vladimi Vysotskii
from the Kiev National Shevchenko University en Ukraine a rapporté
ses résultats de diminution de la radioactivité du Cs-133 et Cs-137
par des micro-organismes aérobique. Ces travaux ont été réalisés
par une équipe indépendante à l'Université de Moscou. En 20 jours
la radioactivité avait baissé de 23 %.
Norman Cook,
de l'Université Kansai au Japon a fait une revue historique des
différents modèles du noyau atomique. Parmi tous les modèles, il
n'y en a aucun qui proposent une structure en réseau. Le modèle
qu'il propose a de nombreux avantages pour expliquer la structure
nucléaire.
Tetsuo Sawada
de l'Université Nihon au Japon a proposé le rôle des monopoles
magnétiques dans les réactions de Fusion Froide. D'après lui les
monopoles magnétiques ont été créé au moment du Big Bang et se
sont dilués au fur et à mesure de l'expansion de l'univers. Ces
monopoles peuvent expliquer les réactions de fusion D+D.
Jean-François
Geneste, du groupe Airbus à Toulouse a développé une nouvelle
approche de l'entropie, de la chaleur et l'ordre.
La session n'a duré
que la matinée, l'après midi ayant été réservé à la
découverte d'un temple Bouddhiste.
mardi 4 octobre 2016
Mardi 4 octobre, deuxième jour de ICCF20 à Sendai, Japon
Akira Kitamura de
la société Technova, en collaboration avec les Universités Tohoku, Nagoya, Kobe
et Kyushu et Nissan travaille sur les nanoparticules comprenant : Ni, Cu,
Pd et Zr. L’alliage de ces matériaux ou d ‘une partie d’entre eux est
fondu, puis soumis à une hypertrempe en faisant tomber le mélange sur une roue
en cuivre refroidie à l’eau. Il se produit ainsi un alliage amorphe. Cet alliage
est alors oxydé à 450°C pendant 100 heures. La quantité d’oxygène est calculée
par l’augmentation de poids. Les analyses ICP-MS sont effectuées chez Nissan ou
dans deux Universités. La calorimétrie est à flux massique avec de l’huile, ce
qui leur permet de travailler à haute température. Les expériences à froid ont
donné un excès de chaleur de 3Watts, alors qu’à 300°C, il est de 10 Watts.
Néanmoins, l’excès de chaleur ne se produit qu’au moment du chargement en
hydrogène ou deutérium.
Yasuhiro Iwamura,
de Tohoku University, a fait des travaux similaires à ceux de Kitamura. En fait
les équipes travaillent ensemble et vérifient ainsi leurs résultats en
utilisant les mêmes échantillons. Les alliages sont faits par la société Sendai
Material Company par la méthode décrite plus haut, et sont partagés ensuite
entre les différentes équipes. Les résultats obtenus sont semblables à ceux de
Kitamura.
Melvin Miles de l’Université
Laverne aux Etats-Unis a rapporté les résultats obtenus par Iraj Parchamazad
sur l’utilisation de zéolites chargés en palladium. Il a mis au point une
méthode permettant de faire pénétrer le palladium dans la zéolite sans l’affecter.
Il met 1.5 mg de palladium dans 1g de zéolite. Il obtient un rendement de 1kW
par gramme de palladium.
Roger Stringham de
Firts Gate Energies aux Etats-Unis a montré ses derniers travaux sur la
cavitation produisant de la photoluminescence en travaillant à 1.7 MHz. En
plaçant une cible de cuivre, il obtient du tritium.
Florian Metzler a
donné la même conférence qu’en Chine
Hitoshi Soyama de
Tohoku University a montré que dans un système hydrodynamique avec un jet d’eau
à grande vitesse, il se produit de grandes quantités de bulles, plus qu’avec
les ultrasons. Ce jet est envoyé sur une cible en titane ou nickel et un faisceau
laser vert est dirigé sur cette cible simultanément avec des impulsions de 4 à
6ns. Il se produit des spots de luminescence.
Max
Fomitchev-Zamilov, Quantum Potential Corporation Etats-Unis a reproduit l’expérience
datant de 1922 de Wendt et Irion d’explosion de fils de tungstène. Ces auteurs
avaient trouvé de l’hélium-4 après les explosions de fils. L’auteur a refait la
même expérience avec une sphère de verre similaire à l’original en utilisant
des fils de tungstène de 35um. Il a utilisé des condensateurs de 1.3uF et de
100 000 Volts. Il observe un pic à la masse 3 qu’il attribue à HD, un pic à la
masse 19 : HDO, et aussi 29 : N14+N15. Il observe également des
neutrons. Les travaux vont continuer.
Volodymyr Dubinko
du Kharkov Institute of Physics and Technology en Ukraine a développé une
théorie de la fusion froide s’appuyant sur les vibrations anharmoniques du réseau.
Ce sont des « Discrete Breather » situés en dehors du spectre des
phonons.
Vladimir Vysotskii,
du Kiev National Shevchenko University en Ukraine a continué ses travaux sur
les états corrélés qui sont produits lorsque l’on envoie des impulsions
électriques assymmétriques.
Peter Hagelstein
du MIT a fait la même conférence qu’en Chine
La journée s’est terminée avec la session poster.
lundi 3 octobre 2016
Lundi 3 octobre, premier jour de ICCF20 à Sendai, Japon
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Comme prévu, après la session en Chine, nous continuons au
Japon. La conférence se déroule dans une salle d’un bâtiment très proche de la
gare de Sendai. Elle est organisée sous les hospices de l’Université Tohoku, de
Sendai où un programme appelé « Clean Planet » est en cours d’exécution
avec des universitaires et des industriels dont Nissan qui en plus de cette
collaboration a ses propres travaux en interne. Plus de 130 personnes sont venues
de 17 pays différents.
Jirohta Kasagi, a
présenté la conférence. Il a rappelé que depuis les débuts, c’était la
quatrième fois que le Japon organisait une conférence ICCF. La dernière fois,
ce fut à Yokohama il y a 11 ans. Il a rappelé que depuis cette époque les recherches
se sont orientées vers les nano particules avec le deutérium. Il y a eu aussi le
développement du couple nickel/hydrogène, à cause des travaux de Rossi, quoi
que l’on pense de ses résultats.
Madame Emiko Okuyama,
la maire de Sendai a soutenu pleinement la conférence en soutenant pleinement
la Fusion Froide, et les travaux qui sont faits à Sendai.
Mike McKubre, n’a
pas pu venir physiquement à la conférence pour des raisons de santé qui l’ont
empêché de prendre l’avion, a envoyé une vidéo, et son discours a été lu par un
de ses collègues. Son exposé se focalisait sur le passé, le présent et l’avenir.
Il a rappelé que dès les débuts, le tritium a été détecté. Ce fut d’abord John Bockris,
puis Ed Storms et Mahadeva Srinavasan. Ceci prouvant que la réaction est d’origine
nucléaire. Il a été aussi remarqué que lorsqu’il y a du tritium, il n’y a pas
de dégagement d’énergie. SRI a ensuite montré la formation d’hélium-3 avec la
double cathode d’Arata. Par ailleurs, dès ICCF2, Mel Miles a montré la corrélation
entre formation d’hélium-4 et l’excès d’énergie. Au niveau théorique, le
lauréat Nobel Julian Shwinger et Julian Teller, le père de la bombe atomique
ont soutenu la Fusion Froide. Mike McKubre a proposé que pour ICCF21 qui se
déroulera en Amérique du Nord, trois ou quatre expériences soient proposées qui
pourraient être réalisée par plusieurs laboratoires avec une session spéciale
au cours de ICCF21.
Takao Kashiwagi,
professeur et directeur du Advanced Energy Systems for Sustainability, a détaillé
la situation actuelle de l’énergie électrique au Japon, ainsi que les
prévisions pour 2030. Pour l’instant la Fusion Froide n’est pas planifiée, mais
d’après lui, cela pourrait changer prochainement au vu des résultats obtenus.
Akito Takahashi
de la société Technova a développé les résultats obtenus avec les nano
particules de palladium dans les matériaux méso poreux en silice. Ils ont obtenu
de l’excès d’énergie aussi bien avec le deutérium que l’hydrogène. Il a aussi
montré que l’énergie d’absorption est supérieure à celle de désorption. Le
chargement en deutérium est très élevé, supérieur à trois. De l’excès de
chaleur entre 200 et 300°C a été produit pendant plusieurs jours. Selon lui, la
réaction se produit quand le deutérium rentre et sort de la surface.
Francesco Celani
de l’INFN en Italie a continué ses travaux avec les fils de constantan Cu (55%)
Ni (44%) Mo (1%). Il a remarqué que la réaction se produit dans des conditions
de non équilibre. Chauffer sous vide détruit le matériau, il faut chauffer sous
hydrogène ou deutérium pour éviter le frittage. Il est important que le
chauffage et le refroidissement se fassent très rapidement. Le verre est
également important, l’alumine ne fonctionne pas. Pour améliorer le rendement, il
fait jusqu’à 41 nœuds sur le fil de constantan. Dans ce cas-là, un excès de
chaleur de 25 Watts a été mesuré.
Bob Greenyer de
MFMP, a détaillé les travaux qu’ils ont réalisés pour essayer de vérifier l’expérience
de Lugano de Rossi. Grâce à leurs mesures avec le Glow Stick ils ont pu montrer
que les mesures de Lugano étaient erronées. Le COP est certainement beaucoup
plus faible que celui qui a été annoncé. Au mieux, ce serait un COP de 1.13. Il
semble que l’optimum pour avoir de l’excès de chaleur se passe dans la gamme
305-315°C.
Fran Tanzella de
SRI à Menlo Park aux Etats-Unis a détaillé les résultats de la vérification
des expériences de la société Brillouin. Il semble que la réaction se fait par
une capture d’électron avec formation d’un neutron (p + e = n). Cela est
possible grâce aux impulsions électriques. Un excès de 100% a été observé. Les
impulsions sont de plusieurs centaines de volts, sur des durées de quelques
centaines de nano secondes. Le meilleur COP est détecté à 300°C.
Michael Halem, de
LENR Invest a présenté la même conférence qu’en Chine.
Takahiko Itoh, de
l’Université Tohoku à Sendai a reproduit
l’expérience Mizuno de formation de nano matériaux faits de palladium et de
nickel par décharge plasma. Les meilleurs résultats ont été obtenus à 300°C.
Jacques Dufour de
Paris a une théorie personnelle dans laquelle un atome d’hydrogène sous forme
de dipôle est piégé dans un atome de fer. C’est de la pico chimie. Cette
réaction est 1000 fois plus énergétique qu’une réaction chimique. Il a fait un
montage dans un four avec deux cellules symétriques dont une sert de référence.
Il place un mélange contenant du fer, du sodium et du SiC. La réaction se
produit à 1075°C avec un excès de 1Watt. Par ailleurs une analyse par
spectrométrie de masse montre un pic à la masse 55 qui correspond à la masse du
fer 54 avec un dipôle d’hydrogène dans son nuage électronique.
Stein Olafson de
l’Université de l’Islande a développé le rôle des atomes de Rydberg dans les
excès de chaleur. Les atomes de Rydberg sous l’effet de rayon laser s’approchent
à 2 ou 3 pm. Les mesures de rayonnement observés semblent indiquer la
production de Kaons, de Pions de muons et d’électrons.
George Miley de l’Université
de l’Illinois a présenté la même conférence qu’en Chine.
Mitchell Swartz
de Nanotech aux Etats-Unis dont l’exposé a été fait par Peter Hagelstein a fait
un travail remarquable sur la spectroscopie Raman sur les Nanors donnant de l’excès
d’énergie. Alors que lorsque l’on envoie un faisceau laser sur une surface, ce
faisceau revient en réflexion sans perte d’énergie, mais aussi avec soit une
perte d’énergie ou un gain d’énergie grâce à la perte ou le gain d’un phonon.
De manière intéressante, quand il n’y a pas d’énergie, il n’y a que le pic de
perte d’énergie, mais quand il y a excès d’énergie, il y a aussi un pic
correspondant au gain d’énergie avec absorption d’un phonon.
Sangho Bok de
Clean Planet a développé une nouvelle méthode de mesure de température en
utilisant des films fluorescents sensibles à la température. L’idée est d’utiliser
ces teintures fluorescentes comme détecteur des endroits où la chaleur se
dégage sur une électrode. Cela permettra d’avoir une résolution spatiale de
40nm et qui dépends de la résolution du microscope utilisé. Les premiers résultats
sont encourageants et la gamme de température peut changer en changeant la
composition de la teinture fluorescente.
La journée s’est terminée avec une assemblée générale de l’International
Society of Condensed Matter Nuclear Science.
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